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différence dans la marche du flux, et par suite dans le tracé des courbes. Plus les eaux sont profondes, plus la vague de marée s'élance avec vitesse; chaque saillie du fond, chaque resserrement des rives la retarde en proportion du frottement, et l'on peut ainsi, d’une manière approximative, deviner, à l'espacement des lignes cotidales, quelle est l'épaisseur de l’eau
(L NOUVELLE GÉOGRAPIIE UNIVERSELLE.
sur Je lit marin, Quant à l'amplitude du flot, elle diffère singulièrement, Dans les golfes où deux, même trois vaguesde marée, venant de divers points de l'horizon, pénètrent à la fois, comme dans le canal de Bristol, le flux s'élève à la grande hauteur de 15 et même de 18 mètres; de six heures en six heures, d'immenses étendues de plages sontalternativement couvertes et découvertes ; ailleurs, comme sur les côtes sud-orientales de llrelande où devant le promontoire anglais de Portland, le flux d'une vague coïncide avec le reflux d'une autre vague qui vient en sens inverse, les mouvements consraires se neutralisent, el Peau ne subit que de légères oscillations, En outre, la géographie locale mdique une foule d'irrégularités apparentes dans le renversement, la vitesse et la hauteur du flot.
En dehors du plateau sous-marin des iles Britanniques, la profondeur des mers permet aux ondulations de se propager plus rapidement, et les lignes cotidales, indiquant ses progrès d'heure en Heure, sont beaucoup plus espacées; mais autour des iles et des archipels se produisent les mêmes phénomènes de bifureation, puis de rencontre et de croisement des marées. Là aussi on voit deux intumescences se superposer etdoubler a hauteur du flot, taadis qu'en d'autres parages le flux et le reflux se détruisent mutuellement, laissant toujours a surface de la mer au même niveau, Des courants violents passent à travers les détroits quand les eaux sont de part et d'autre à des hauteurs différentes, ef maint défilé marin des Shetland, des Färôer, des Lofoten, est redouté des pêcheurs à cause de la rapidité des fleuves temporaires qui se portent alternativement de chaque côté du détroit, comme à travers une grande écluse, et forment de redoutables tourbillonsen se heurtant contre d’autres courants auxquels ils viennent faire équilibre. Les marées présentent les mêmes phénomènes sur les côtes de l'Angleterre. La science des hydrographes n'a pu qu'à grand'peine + débrouiller le réseau des courbes se croisant à l'infini, et les marins les plus expérimentés ne peuvent y connaître que d'une manière générale Fheure, la durée, la direction et tous les phénomènes du flux et du reflux, variant à l'infini et constamment troublés par les vents qui se succèdent, Les promontoires de la Cornouaille anglaise, Land’ End, le cap Lizard, de même que Îles Norlingues et les îlots qui S'avancent en pleine mer entre la Manche et le canal de Bristol, se dressent dans une mer incessamment agitée par le flot et le jusant, non moins que par les tempêtes et les courants du large, En haut, les pluies, le vent, le soleil fissurent les rochers; en bas la marée Les sape: d'énormes blocs S’écroulent en amas bizarres. De quelques-uns de ces écueils limagination populaire a fait des « Chevaliers Armés » (Armed Knights) qui défendent le continents ils
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