‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 426 sur 552 · ABERDEEN · texte numérisé non relu

ABERDEEN

pareil à une scorie de fer, on contourne les derniers promontoires de la chaîne principale des Grampians et l'on entre dans le bassin de la Dee, dont la cité d'Aberdeen occupe l'issue. Cette ville a, comme Perth, une de ces situations qui devaient attirer un nombre considérable d'habitants. En cet endroit de la côte, deux rivières abondantes débouchent à peu de distance l’une de l'autre, de sorte que la ville est à la fois un port de mer et le débouché de deux vallées ; en outre, les bords d'une de ces rivières, le Don, ouvrent un chemin naturel vers le golfe de Moray et les bords des côtes extrèmes de l'Écosse du Nord. Aussi la ville d'Aberdeen, — Apardion au douzième siècle, — est-elle l’une des plus fréquemment mentionnées dans les annales de l'Écosse : des navires en fréquentaient le port lorsque Édimbourg et Glasgow n'étaient encore que des villages. Son commerce se faisait principalement avec les côtes de la Baltique, avec la Norvège, les Pays-Bas et la France. L'ancienne ville, Old Aberdeen, est une longue rue située au nord du centre commercial de la cité, à l’embouchure de la rivière Don, et grâce à sa plus grande antiquité, possède aussi les monuments les plus intéressants, les restes d’une cathédrale du quatorzième siècle et le plus ancien des deux collèges qui forment l'université d'Aberdeen ; avant 1860, les deux établissements avaient l’un et l’autre le titre d'université’, Une importante bibliothèque, un musée sont annexés au King's College d'Old Aberdeen.

La ville neuve, Aberdeen ou « Port de la Dee », est située au bord de la rivière de ce nom, qui jadis était le seul port de la cité, mais que l’on «à remplacée maintenant pour le commerce par de vastes bassins entourés de quais et défendus contre les tempêtes de la mer du Nord au moyen d'un môle de 750 mètres : les anciens bassins ne suffisant plus, on a dû en creuser d’autres et détourner complètement la rivière vers le sud pour disposer de l’espace occupé par ses eaux”. Le commerce d'exportation est en partie alimenté par l’industrie d’Aberdeen. Cette ville fabrique des toiles et d'au-

{ Université d'Aberdeen en 1877 : Professeurs et assistants, 22. Étudiants, 655 : arts, lettres et sciences, 340; médecine, 266; jurisprudence, 21 ; théologie, 28. * Mouvement du port d’Aberdeen en 1877, sans les cabôteurs sur lest : Entrées, navires à voiles ... …, « « « 411700 tonnes. » bateaux à vapeur, . . . . . . . . . . . . 311450 » Ensemble. . . . . . . . . . . . 495150 »

Mouvement total : 3402 navires, jaugeant . . . . . . . . . 831850 » Flotte de commerce d'Aberdeen en 1877 :

186 navires à voiles, jaugeant . . 99600 tonnes 35 bateaux à vapeur, » se 1447 »

Ensemble. . 221 navires, F . 114075 »

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tres étoffes, du papier, des peignes ; elle construit des clippers renommés pour leur vitesse et des bateaux à vapeur en fer. Dans les alentours on exploite des carrières d'ardoises et surtout de granit'; c'est à Aberdeen que se trouve le principal atelier de polissage pour le granit dans toutes les Îles Britanniques. En outre, les jardiniers et les agriculteurs de la cam-

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de 20 à 40. de #Orm.au- delà.

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