DA DNS
i Re
; pl
Hu ts il. 03 nu :ANS Ÿ OR ie,
sur celle hauteur, serait un reste du monument d’où fut enlevée peutêtre la « pierre de la Destinée » ou « Pierre Fatale » (Saxum fatale) qui, de voyage en voyage, a fini par être déposée dans l’église de Westminster ! : cette pierre, dit la légende, mugissait avec une voix de tonnerre quand le roi légitime s'y asseyait; mais elle restait muette pour l’usurpateur; depuis l'introduction du christianisme dans l'ile, elle a perdu sa vertu*. Quelle qu'ait été la dignité de Tara, Dublin ou « l'Eau Noire » avait cerlainement, comme ville de commerce, plus d'importance que le petit bourg royal de l’intérieur. Pendant deux siècles et demi, les Norvégiens et les Danois, grands appréciateurs des cités maritimes bien situées pour le trafic et pour la défense, dispatèrent Dublin aux Irlandais, et des faubourgs de la ville rappellent encore par leurs noms irlandais qu'ils furent la résidence des « Étrangers Noirs » et des « Étrangers Blanes », c'est-à-dire des Norvégiens et des Danois. Au commencement du douzième siècle, Dublin fut définitivement reprise sur les Scandinaves, mais pour tomber dans le même siècle au pouvoir des Anglais, auxquels elle n'a cessé d'appartenir depuis cette époque. Suivant les vicissitudes politiques, elle a passé par des périodes successives de prospérité et de décadence. Au commencement du dix-septième siècle, Dublin était la deuxième cité des Iles Britanniques : aussi grande que l’étaient alors Édimbourg et Bristol réunies, elle avait 500 000 habitants. Elle perdit beaucoup en 1800, lorsqu'elle cessa d’être le siège du parlement irlandais ; puis, après la famine, lorsque la population irlandaise eut diminué de deux millions d'hommes par les épidémies et l’émigration, la capitale vit s’amoindrir aussi le nombre de ses résidents, quoiqu'elle ne cessât de croître en étendue : lors du recensement de 1871, elle n'était plus que la sixième ville du Royaume-Uni par ordre de population, et même elle avait quelque peu déchu pendant la décade; mais depuis elle a repris soudain et plus de 400 000 habitants s’y trouvent réunis.
Comme cité industrielle, Dublin ne se distingue guère que par la fabrication des popelines, qu’avaient introduite les huguenots français, et par celle de la bière. Elle possède quelques-unes des plus grandes brasseries du Royaume-Uni. Pendant ces dernières années, elle a pris une importance extraordinaire comme port d’approvisionnement pour l'Angleterre, à laquelle elle envoie du gros bétail, des pores, des denrées agricoles ; elle importe des marchandises pour elle-même et pour toute l'Irlande. Les chemins de fer de l’île se ramifient autour de Dublin comme
1 Wakeman; — Petrie; — Forbes Leslie, Early Races of Scotland. * Jeoffrey Kcating, The general History of Ireland, trad. Dermod O'Connor,
evée peutatale) qui, minster ! :
» quand le surpateur ; sa vertu.
avait cerie le petit rvégiens ct es pour le faubourgs furent la ’est-à-dire ne siècle, ur tomber cessé d’apques, elle dence. Au e cité des et Bristol 800, lorsla famine, d'hommes r aussi le étendue :
e ville du elque peu et plus de
ue par la
français, 1s grandes lle a pris nent pour es denrées pour toute lin comme
AR M TR Te a bn .
PA er
pee