LACS ET FJORDS DE L'ISLANDE
que des diminuée de plus de moitié, Par un phénomène bizarre qui témoigne de flèches de l'énorme quantité de cendres et d'autres débris qu'ont à transporter les encore en œaux, tout ce vaste delta, qui d’un côté se rapproche des îles et de l'autre seulement
N° 204, —— DELTA DU MANMARFIJOT,
34" 30° Ode P
Oapres d'Olsen et Gunnlaugseen C Perron Ve 0 à 100 mit, de 100 à 200 de 200 au-delà, ip 1 : 730000 le EE, 0 LIU kil,
» ont été
va rejoindre l'estuaire de la Thjorsä, n'a pour origine qu'un simple ruisseau, le Markarfljot : on dirait le delta d’un fleuve puissant. 1 L'assèchement des fjords est dû aussi à une autre cause que l'apport des FRE alluvions : il provient en maints endroits du soulèvement général de la côte, Sur les rivages du nord on a trouvé des coquillages modernes et des
e dépassé ge en un arait les sricur est
bois flottés à plus de 60 mètres au-dessus du littoral actuel, et d’après Olafsson et Pälsson, ce mouvement d’ascension du sol se continucrait d’une manière assez rapide. Au nord-ouest de l'île, sur les bords du Breidi-Fjôrdr, les habitants montrent dans le golfe nombre d'îles, d’ilots et d'écueils ayant émergé peñdant le courant du siècle dernier. Parmi les dépôts soulevés se trouvent des amas de bois flottés semblables à ecux que dépose acuellement le courant sur les plages; mais en outre on découvre dans les tufs et dans les laves des bois à demi carbonisés, encore munis de leurs feuilles et de leurs aiguilles, qui proviennent certainement d'anciennes forêts du pays : ces bois sont connus par les Islandais sous le nom de surturbrandur. Jusqu'à trois couches superposées de ces bois fossiles, indi-
quant la succession de trois forêts, ont été reconnues par Olafsson et Pälsson
sur le même emplacement, et dans ce nombre se voyaient plusieurs fè's d'un pied de diamètre. Près de la montagne trachytique de Baula, au sud du Hvamms-Fjôrôr, un gisement de « bois noir » dont parlent les anciennes sagas a des arbres d’une épaisseur de 650 millimètres". Dans les surturbrandur du sud-ouest de l’île, le naturaliste Steenstrup à reconnu les feuilles et les semences de dix espèces d'arbres des mêmes essences que ceux du Canada et de la Nouvelle-Angleterre, conifères, bouleaux, saules, érables, ormeaux, tulipiers. Lorsque ces arbres croissaient en Islande, le climat était certainement plus doux, ainsi que semble le prouver d’ailleurs la faune fossile des mollusques, associée aux surturbrandur.
Le climat actuel de l'Islande est beaucoup plus doux que ne l’indiquerait le nom de l’île. La mer qui baigne une partie de cette terre est inces- . samment réchauffée par les eaux qui viennent des mers tropicales, et dont la température moyenne est à Reykjavik, d’après Scheel, de d°,42. Refroidic par le voisinage des glaces polaires, l'atmosphère de l'Islande est naturellement plus froide que l’eau des mers environnantes ; mais sa température est cependant plus élevée que celle de toute autre terre située sous la même latitude, à l'exception de la Norvège. Le climat moyen de Reykjavik est le même que ceux de la Russie centrale ou de la Nouvelle-Écosse. L'ile presque tout entière se trouve dans la zone supérieure au point de glace : seulement le littoral et les péninsules du nord-est sont traversés par la ligne isothermique de zéro. Grimsey, îlot situé au nord de l'Islande, par delà le cercle polaire, jouit d'une température assez douce pour rester
ÎE, Robert, Voyage en Islande et au Groenland sur la corvelle la Recherche.
el, et d’après nucrait d’une Breidi-Fjôrdr, s et d’écueils xs dépôls soux que dépose lécouvre dans unis de leurs t d'anciennes : nom de surossiles, indison et Palsson plusieurs fü's de Baula, au it parlent les res'. Dans les up à reconnu CSsCnCes que eaux, saules, An Islande, le ver d’ailleurs
l'indiquerait
rre est inces- .
cales, et dont b°,49. Relroiunde est natus sa tempérasituée sous la de Reykjavik Écosse. L'ile int de glace :
wersés par la l'Islande, par è pour resler