‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 540 sur 552 · ILE JAN MAYEN · texte numérisé non relu

ILE JAN MAYEN

brouillards intenses et, pour employer le langage des premiers voyageurs, il est alors « plus facile d'entendre la terre que de la voir »; mais parfois on à reconnu par-dessus les vapeurs le reflet des éruptions volcaniques ; en 1818, on a vu flamber l'Esk, un volcan latéral du Baerenberg. Au-dessous des glaciers qui recouvrent en partie les pentes de cette montagne, les géologues voyageurs ont PU constater que l'île est de formation récente : ses laves ressemblent aux plus modernes de l'Islande, notamment à celles qui forment la péninsule de Reykjanes ; elles diffèrent complètement des dolérites de l'archipel des Färoër,

L'ile est inhabitée, mais les eaux environnantes sont fréquentées par les pêcheurs de phoques venus pour la plupart des ports de l'Écosse orientale et du fjord de Christiania. Les embarcations de chasse longent les banquises qui s'étendent à l'ouest et au nord de l'ile et qui vont rejoindre les champs de glace du Groenland. Là est le plus souvent la limite entre

la mer libre et la mer fermée. Jan Mayen est comme la borne du monde. à l'entrée de la région des glaces.

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