‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 6 sur 552 · COURANTS DE L'ATLANTIQUE BORÉAL · texte numérisé non relu

COURANTS DE L'ATLANTIQUE BORÉAL

et les deux courants se divisent en bandes parallèles qui marchent à côté les unes des autres, animées de mouvements contraires, D'après les observations de l'amiral Irminger, toute l'étendue de mer comprise entre l'Islande et l'Écosse est traversée de ces bandes alternativement chaudes et froides appartenant aux deux courants opposés. Lord Dufferin, allant en juin 1856 de Stornoway, dans les Hébrides, à Reykjavik, en Islande, fit observer la température de l'eau superficielle toutes les deux heures, en tout 90 fois, et ne constata pas moins de ## changements de 1 à à degrés, tandis qu'au départ aussi bien qu’? l'arrivée, le thermomètre plongé dans la mer marquait exactement 8,89", Sur le fond marin se trouvent côte à côte des objets provenant de Jan Mayen, et d’autres originaires des Antilles. Charriées par les petits courants partiels de l’afflux polaire, les glaces en dérive, quoique moins nombreuses au sud de la banquise que sur les côtes du Grünland, descendent beaucoup plus loin dans ces parages froids que dans les autres régièns de l'Atlantique boréal. En 1822, Scoresby voguant à l'est de l'Islande, observa une grande quantité de glaçons épars flottant vers le sud; sir James Clark Ross en a même vu au sud-est des Fürôer. Après avoir traversé le courant polaire, dont la direction normale semble être de Jan Mayen aux côtes de la Frise, le courant dit Gulfstream continue de couler vers le nord-est, parallèlement aux côtes de la Scandinavie, puis il contourne cette terre au nord, se dirigeant vers l’île de Novaia emlia. Mais tandis que la masse principale de ses eaux suit le continent, une branche secondaire, arrêtée par le seuil sous-marin qui s'étend de l'île des Ours à l'archipel de Spitzherg, se replie vers le nord sous le 75° degré de latitude, et, du moins pendant les mois de juillet, d'août et de septembre, quand la mer est libre de glaces, se dirige au nord, parallèlement aux côtes occidentales de Spitzhberg, puis fait le tour des îles pour se porter au nord-est et se perdre peu à peu dans la mer boréale, La température moyenne de cette branche du courant d'eau tiède est # degrés centigrades?. A l’ouest du Spitzberg et du seuil sous-marin qui sépare cet archipel de la Scandinavie, la profondeur de l'Océan est en moyenne beaucoup plus grande qu'à l'orient, dans les mers de la Novaia Zemlia : les sondages qu'a faits le docteur Bessels ont trouvé de faibles épaisseurs d’eau entre cette grande île et le Spitzberg oriental. La cause de ce contraste dans le relief sous-marin provient probablement de la lutte des courants. Tandis qu’à l'ouest ce sont les eaux relativement tièdes qui l'emportent et détournent

{ La Tour du Pin, Annales hydrographiques, 4 trimestre 1873. # Von Freeden, Wittheilungen von Pelermann, NI, 1869.

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vers d'autres parages les traînées de banquises, à l'est prévalent des courants froids, qui coulent avee une vitesse de 15 kilomètres, telle qu'un canot, monté par de vigoureux rameurs peut à peine se maintenir contre eux ©: ces courants entraînent vers le sud des convois de blocs glacés

N° 2, — TEMPÉRATURE DE LA MER PENDANT L'ÉTÉ DE 1868 EN DEGRÉS CENTIGRADES.

iimthin: il.

Grave par Erkurd

Dapres Fetermann

avec leur chargement de débris, qui tombent sur le fond pendant l'été, au contact de la branche méridionale des eaux atlantiques. Le vaste bane qui se prolonge au nord-ouest de l'île des Ours paraît être une immense moraine sous-marine, pareille au banc de Terre-Neuve*, Mais au delà de ces

! Lamont, Masqueray, Bulletin de la Société de Géographie, Oct. 1872, ? Mittheilungen von Pelermann, IN, 1870,

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