YPRES, DIXMUDE, NIEUPORT
chester, ‘4 ses fabriques d'étoffes de lin, aurait eu à cette époque 200 000 habitants. la Nor- 4 Quoi qu'il en soit, il est certain qu'elle fut beaucoup plus considérable que vage des de nos jours : son palais des halles, le plus vaste et le plus imposant de édie des tous ceux que possède la Belgique, suffit à prouver qu'Ypres était alors » la ville ‘A une des capitales des Flandres, et l'on s'étonne en pensant à la foule des
marchands auquel il fallait un pareil abri! ; maintenant la grande ressource des Yproises est la fabrication des dentelles, travail auquel ont recours presque toutes les villes appauvries des Flandres. L'œuvre colossale de décorer de peintures historiques l'immense nef des halles à été récemment entreprise. Dans la cathédrale d'Ypres, une pierre sans inscription est placée sur la tombe de Jansénius.
Poperinghe, près de la frontière française, est une petite ville assez animée, bien connue des brasseurs à cause de ses houblonnières ; Oostcamp, Thourout, Winghene, Langemark, Staden, Swevezeele et Lichtervelde sont des marchés agricoles; mais, pris dans son ensemble, ce coin de la Belgique est celui des « villes mortes » : c'est aussi la région des fièvres paludéennes. Le château de Wynendaele, où Crestien de Troyes composa, au douzième siècle, presque tous ses poèmes, n’est plus qu'une usine n'ayant aucune trace du luxe qu'y déployait la cour des comtes de Flandre. Dixmude ou Dixmuyden, qui fut probablement un port de mer* et qui est maintenant délaissée dans l'intérieur du continent, au bord de l'Yser, est une jolie petite ville, dont l’église renferme un jubé de style flamboyant merveilleusement sculpté. Furnes n’est qu'un gras bourg ; Nieuport même n'a guère l'apparence d’une ville. Débarrassée des fortifications qui la génaient et qui en faisaient un lieu des plus malsains, Nieuport paraît avoir tous les avantages qui pourraient lui rendre son ancienne prospérité, en y attirant le commerce maritime : elle a son petit fleuve, continué vers la mer par un chenal navigable; elle a des canaux, des voies de fer; cependant elle ne prend presque aucune part aux échanges de la Belgique avec l'extérieur; elle n'a qu'un petit nombre d'embareations de pêche, et c’est à 5 kilomètres de distance, sur la plage Ne à de la mer, que naît la ville nouvelle de Nieuport-Bains. Ce qui lui manque : surtout, c'est un canal de grande navigation unissant directement le cours bde la Lys à celui de l'Yser par l'Yperlée et permettant d'importer direc- Dlement du Hainaut dans la Flandre occidentale la houille pour l'industrie Det la chaux pour l'agriculture. Ce canal, déjà proposé par Vauban, n'a pas
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el : Dencore été creusé, bien qu’il soit absolument indispensable pour compléter ème siècle pi !Eug. Van Bemmel, Patria Belgica, 1.
* Belpaire, De la plaine maritime depuis Boulogne jusqu'au Danemark.
le réseau des grandes voies de communication de la Belgique. Les bateaux de
qui vont de Mons à Ypres sont obligés de passer au nord par Gand et dem
Bruges, et quoique le voyage puisse se faire en quelques semaines, il dure ed
ordinairement de deux à cinq mois". fatal
La région de Furnes (Veurne en flamand) est la plus fertile de la des
contrée; on l'appelait jadis « la fleur de graisse de la Flandre ». C’est dans lales
le Veurne-Ambacht où € métier de Furnes » que s'étendent les prairies les préce
plus favorables à la prospérité du bétail : en une seule saison, deux bœufs, eu d
qu'on laisse jour et nuit dans un hectare de pré, s'y engraissent facilement ?. AL
Les jeunes chevaux qu'on y élève sont achetés par les marchands anglais et ajout
français, au prix moyen de 750 à 800 francs *. furen
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Bien que certaines villes du territoire belge aient perdu en population rend |
depuis trois siècles, et que la région montagneuse des Ardennes ne puisse gers n
nourrir qu'un petit nombre d'habitants, la Belgique est néanmoins, fils du
parmi les États de l'Europe, celui où les hommes se pressent le plus les uns leurs, k contre les autres. Si la Terre était habitée proportionnellement comme la belge « fl Belgique, on y compterait plus de vingt-cinq milliards d'individus, dix-sept vivent | ou dix-huit fois plus qu'il n’en existe aujourd'hui. tion de { En évaluant approximativement la population d’après le nombre des quelque
| hommes capables de porter les armes qu'énumère César dans ses Com- phéno
mentaires, on trouve que tout le territoire qui est devenu la Belgique autres actuelle devait être peuplé de près de cinq cent mille personnes, soit à fran peu près le huitième du nombre actuel‘; mais, après que le conquérant contrées
eut passé, le pays était presque transformé en désert, Depuis cette époque, des oscillations continuelles ont eu lieu dans les progrès et les retards de la population, suivant les alternatives des guerres et de la paix, des récoltes abondantes et des famines; actuellement, elle progresse, en raison
? Bertille * Etrang(
‘ Bucher, Canal de jonction de la Lys à l'Yperlée.
fé PRE : E. de Laveleye, Patria Belgica, 1.
| f ter. N 4 # Communes du versant occidental de la Belgique ayant plus de 5000 habitants au 1° janv. 1877 : j Î x : Bruges (Brugge) . . . . 45 100 hab. : Wynghene. 8 100 hab. * Belges | # . Ostende... . . . . . 16800 » Langemark . . . . . . 6700 » 5 Accrois !| Ypres (Yperen). . . . . 15 200 | Lichtervelde . . . . . . 6500 » [T Poperinghe . . . . . . 11300 » Oostcamp . 5000 » & | INR Thourout . . . . . . . 8 700 | NEC ETS 5450 » 2: + ! Maldeghem . . . . . . 8500 » ! Swevezeele . d000 »
: 5 PA # Ch, Piot, Patria Belgica, M.
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