‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 77 sur 552 · POPULATION DE LA BELGIQUE · texte numérisé non relu

POPULATION DE LA BELGIQUE

Belgique même, non-seulement entre les villes et les campagnes, — celles-ci naturellement beaucoup plus salubres!', — mais aussi entre les diverses provinces. Une carte sur laquelle la mortalité des régions belges est indiquée par des teintes plus ou moins foncées correspond exactement à une carte hypsométrique : les pays élevés, c'est-à-dire les provinces wallonnes, sont habités par les hommes qui vivent le plus longtemps ; dans les régions basses du pays flamand, la vie est plus courte; enfin, la contrée intermédiaire est à la fois celle des coteaux modérés et de la salubrité moyenne*, Les Flandres, où les habitants se pressent en plus grandes multitudes, sont les provinces où ils meurent le plus tôt et où l'accroissement annuel de la population est le moins élevé. Entre le Namurois et les Flandres, la différence de la vie moyenne atteint l'énorme proportion de plus du quart”. Tous les relevés statistiques des communes et des hôpitaux témoignent de cette infériorité vitale des populations de race germanique, comparées aux Wallons. La phthisie, ce fléau qui enlève près du cinquième des Belges et qui sévit dans les villes de la Belgique occidentale plus que dans toutes les autres cités d'Europe, fait ses ravages surtout parmi les Flamands* : ce sont eux que frappent en plus grand nombre le rachitisme, les infirmités diverses, les maladies cancéreuses, les aliénations mentales ; eux que l’on doit exempter de la milice en preportion beaucoup plus considérable ; eux qui ont le plus de dangers de mort à courir même dans le sein de leur mère, Quelles sont les causes de ce contraste entre les Flamands et les Wallons? Faut-il y voir simplement un effet de la différence de pureté dans Fair des hauteurs et dans celui des plaines basses, ou bien y aurait-il quelque influence inconnue provenant de la diversité d’origine? D'après M. Meynne, l'infériorité sanitaire des provinces flamandes serait causée par la misère des ouvriers :

! Décès dans les villes de Belgique. . . . . . . {individu sur 36,4 à campagnes . . . .,. . . . . | » (TA:

* Meynne, Topographie médicale de la Belgique ; Patria Belgica, W. — Bertillon, Dictionnaire

encyclopédique des sciences médicales.

Augmentation proportionnelle

Décès annuels, des habitants.

de 1850 à 1N60.

1 Flandre occidentale, . . . . . 1 hab, sur 59,6 6,2 pour 100 » orientale , , , , , , . . . » 45 S,ù »

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