EM AMÉRIQUE DU SUD. AMÉRIQUE DU NORD AUSTRALIE
tandis
olobe Dans le tableau annexé, la superficie de l'Europe est calculée d'après ses limites naturelles.
: ? : Europe, Asie, Afrique, Amérique du N. Amérique duS. Australie.
plorées Surface. . . . , . 9,860,000 43,840,000 29,125,000 20,600,000 18,000,000 7,700,000
Contour géométr. . 1,193 23,349 19,122 16,083 15,037 9,834
lionale Développ. des côtes. 31,900 57,790 28,000 48,230 25,770 14,400 Re Côtes utiles. . . . 90,900 47,000 28,500 40,000 25,770 14,400
le est Proport, du contour
|; pro- géom. au cont. réel. 4 : 2,86 1 : 2.47 1 : 4.49 1:5 1: 1,71 1: 1,46
l'Amé-
ns que eune de ces presqu'iles pour y former des multitudes de golfes et de
chesse iméditerranées en miniature. Toutes les côtes de la Grèce, de la Thessalie,
lantes. de la Thrace sont ainsi dentelées par des golfes en hémicyele et de larges
bassins pénétrant dans les terres; l'Italie et l'Espagne offrent également sur tout leur pourtour une série de golfes et d’indentations en arcs de cercle; enfin, les péninsules du nord de l'Europe, le Jutland et la Scandinavie, sont aussi tailladées par les eaux marines en de nombreuses presqu’iles secondaires.
Les îles de l’Europe doivent être également considérées comme des annexes du continent, dont la plupart ne sont séparées que par des eaux sans profondeur. La Crète et les îles si nombreuses qui parsèment la mer Égée, les archipels de la mer Tonienne et la côte dalmate, la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l’île d’Elbe, les Baléares, ne sont-elles pas, en réalité, des prolongements ou des stations maritimes des péninsules voisines? À l'entrée de la Baltique, les îles de Seeland et de Fionie ne sont-elles pas les terres qui ont donné au Danemark le plus d'importance politique et commerciale? La Grande-Bretagne et l'Irlande, qui faisaient autrefois partie du continent, n’en dépendent pas moins de l’Europe, quoique les eaux peu profondes de deux bras de mer aient fait disparaître les isthmes de jonction. L’Angleterre est même devenue le grand entrepôt commercial des pays d'Europe ; elle remplit actuellement, dans le mouvement des échanges du monde entier, un rôle analogue à celui que la Grèce remplissait autrefois dans le monde restreint de la Méditerranée.
Chose remarquable ! Chaque contrée péninsulaire de l'Europe a eu dans l’histoire son iour de prépondérance commerciale. D'abord la Grèce, « la plus belle individualité de l’ancien monde », fut, à l’époque de sa grandeur, la dominatrice de la Méditerranée, qui était alors presque tout l'univers. Au moyen âge, Amalfi, Gênes, Venise et autres républiques de lItalie devinrent les intermédiaires des échanges entre l’Europe et les Indes. La cireumnavigation de l'Afrique et la découverte du nouveau monde firent passer le monopole du grand commerce à Cadix, à Séville, à Lisbonne, dans la péninsule ibérique. Puis les négociants de la petite république hollandaise recueillirent en partie l'héritage de l'Espagne et du Portugal, et les richesses du monde entier affluaient dans leurs îles et leurs presqu’iles assiégées par la mer. De nos jours, c’est la Grande-Bretagne qui est devenue le principal marché de Punivers. Londres, la ville la plus populeuse de la Terre, est aussi le foyer d'appel le plus énergique pour les trésors du genre humain. Tôt ou tard sans doute le point vital le plus actif de la planète continuera de se déplacer. Quoique l'Angleterre soit admirablement placée, au centre même de la moitié du globe qui comprend presque tout l’ensemble des masses continentales, les travaux d'aménagement auxquels on soumet la Terre, l'ouverture de nouvelles voies de commerce, les variations d'équilibre dans le groupement des
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