‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 211 sur 545 · SP RUES · texte numérisé non relu

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d'une régularité maussade, qui à remplacé comme point stratégique Tortone et Novi, situées dans la même plaine, est le centre de convergence de huit lignes de chemins de fer et par conséquent l'une des villes de Fltalie où s'opère le plus grand mouvement de passage. Les cités voisines, Asti, fameuse par ses vins mousseux, el Aequi, célèbre depuis l'époque romaine par ses abondantes sources thermales, sont aussi des localités importantes de commerce, Les israélites d’Acqui sont nombreux et fort riches!,

La capitale de la Lombardie, Milan, est à tous les points de vue l'une des têtes de Ftalie : par sa population, ÿ compris ses faubourgs, elle n'est inférieure qu'à Naples; par son commerce, elle ne le cède qu'à Gènes; par son industrie, elle égale ces deux villes; par son mouvement scientifique et littéraire, elle est probablement la première des cités entre les Alpes et la mer de Sicile. Dès les origines de l'histoire Milan, débouché naturel des deux lacs Majeur et de Como, nous apparaît comme une ville celtique importante, et depuis les avantages de sa position lui ont assuré tantôt Fun des rangs les plus élevés, tantôt la prépondérance parmi toutes les autres cités de l'Italie du Nord. Au moyen âge on lui donnait le nom de « seconde Rome » à cause de sa puissance ; elle avait déjà 200,000 habitants à la fin du treizième siècle, tandis que Londres n'en avait encore que la sixième partie. Les eaux manquaient à Milan, car elle ne possédait que le faible ruisseau d'Olona; elle s'est donné de véritables fleuves dans le Naviglio Grande et la Martesana, qui lui apportent près de deux fois plus d'eau que la Seine n'en roule à Paris dans la saison d'étiage. Elle s'était construit aussi des monuments magnifiques, mais la plupart d'entre eux ont péri pendant les guerres si nombreuses qui ont dévasté le Milanais; presque dans son entier la ville à pris l'aspect d'une des cités modernes de l'Europe occidentale. Son édifice le plus fameux, le « Dôme », n’est, au point de vue de Part, qu'un énorme travail de ciselure, un bijou hors de toute proportion ; mais par la beauté des matériaux employés, par le fini des détails, par la foule prodigieuse des statues, que lon dit être au nombre de sept mille, cette cathédrale est bien une des merveilles de l'architecture,

! Principales communes du Piémont (ville et banlieue) en 1872 :

Turin (Torino) . . . . 208,000 hab. Savigliano. . , . , , 17,600 hab, Alexandrie (Alessandria) 57,000 » Pignerol (Pinerolo)..… . 16,900» AOÛ 2 5 rs mer 91,000 » Fossano. . . , . . , 16,500 » Novare (Novara).. . 20,000 » Saluces (Saluzzo). . , 16,400 » Casde Monferrato. , . 28,090 » Chieri, . . , , . , . 16,000 » Verceil (Vercelli).. 27,000 » Tortone (Tortona). 15,700 » Coni (Cuneo). .. 23,000 » Carmagnola.. . . .., 13,000 » Mondovi. , . . os 17,700 » Novi.. Et 12,400 »

Elle possède non loin du lac Majeur, près des bouches de la Toce, deux grandes carrières, l'une de marbre blane, autre de granit, qui depuis la fin du quatorzième siècle servent uniquement à la construction et à l'entretien de l'immense édifice,

Fière de son passé, conliante dans ses destinées, la capitale de la Lombardie Gent à honneur de ne jamais obéir servilement aux impulsions du dehors ; elle a ses opinions, ses mœurs, ses modes particulières, et tout ce qu'elle accepte de létranger reste imprimé d'un sceau d'originalité locale. De même chacune des villes qui se pressent dans a plaine lombarde cherche à garder son caractère propre. Toutes S'attachent à leurs anciennes traditions et se glorifient de leurs annales. Como, à l'issue de son beau lac, est l'antique cité ibre, rivale de Milan, enrichie aujourd'hui par ses filatures de soie et par les produits de Ta Brianza ; Monza, entourée de pares et de maisons de campagne, est la ville du couronnement; Pavie, €aux cinq cent vingt-cinq tours » aujourd'hui renversées, se rappelle qu'elle fut la résidence des rois lombards el montre avec orgueil son Université, l'une des premières en date de l'Europe, et dans le voisinage sa magnifique Chartreuse, merveille de la Renaissance, et le couvent le plus somptueux de Pltalie; Vigevano, de Pautre côté du Tessin, a son beau château et dans les campagnes environnantes les plus belles cultures de la contrée; Lodi, encore fort commerçente, fut au onzième siècle la cité la plus puissante de Fitalie après Milan et soutint contre elle de terribles guerres d’extermination ; Crémone, vieille république qui fut également en lutte avec Milan, se vante de son torrazzo de 121 mètres, qui fut la plus haute tour du monde avant la construction des grandes cathédrales gothiques ; Bergame, dominant de sa colline les riches plaines du Brembo et du Serio, dit être, comme si Florence n'existait pas, la ville de Pltalie la plus féconde en xrands hommes ; plus orgueilleuse encore, Brescia, la ville des armes, se proclame la mère des héros.

Mantoue, située sur le Mincio et lune des cités fortifiées du quadrilatère, peut être considérée comme en dehors de la Lombardie proprement dite, bien qu'elle lui appartienne politiquement. Cette ville, où les Israélites sont plus nombreux en proportion que dans les autres cités non maritimes de l'Italie, est surtout une grande forteresse militaire ; ee a singulièrement perdu de son ancienne activité commerciale; ses marais, ses bois, ses rizères, ses fossés d'écoulement, ses canaux fortifiés, tout son labyrinthe d'eaux, exceptionnel même dans l’humide Lombardie, éloignent les habitants de la

patrie de Virgile. Enfin les villes situées dans le cœur des montagnes, telles que Sondrio, le chef-lieu de la Valteline, sur la haute Adda, et la char-

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mante Salo, aux maisons de campagne éparses au milieu des bosquets di citronniers, sur les bords du lac de Garde, ont aussi leur physionomie toute spéciale, bien distinete de celle des cités de la plaine lombarde

Les grandes villes d'outre-Pô, dans l'Émilie, ont pour la plupart moins de caractère que celles de la plaine lombarde, sans doute paree qu'elles se

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