‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 228 sur 545 · ANA · texte numérisé non relu

ANA

tement était doublement périlleux, succombèrent en masse à chaque tentative, Les seuls moyens de restaurer le elimat de l'ancienne Étrurie sont, en premier lieu, d’intéresser les cultivateurs aux améliorations en leur concédant le sol, puis de mener à bonne fin les longues opérations de colmatage, de drainage, de reboisement, déjà commencées avec lant de succès. La construction du chemin de fer de la côte aide singulièrement au travail de restauration du, climat; les asséchements et les plantations ont purifié l'air autour de mainte station. On peut citer en exemple les environs de Populonia, jadis inhabitables, et qui ont pu se repeupler graduellement. L'usine métallurgique de Folloniea qui traite les fers de l'ile d’'Elbe au moyen des lignites abondants des mines du voisinage, est devenue aussi beaucoup plus importante; mais elle est encore presque entièrement abandonnée pendant la saison des fièvres.

Les ancêtres des Toscans actuels, les Étrusques où Tyrrhéniens, étaient, bien avant la domination romaine, la population prépondérante de l'Italie. Non-seulement ils oceupaient tout le versant méridional des Apennins jusqu'aux bouches mêmes du Tibre ; ils avaient aussi fondé dans la Campanie une ligue de douze cités, dont Capoue était la plus importante, et comme trafiquants el pirates, 1ls S'élaient emparés de x mer qui, d'après eux, est encore désignée sous le nom de Tyrrhénienne. L'île de Capri était, du côté du sud, leur sentinelle avancée. La mer Adriatique leur appartenait également. Adria, Bologne qu'ils appelaient Felsina, Ravenne, Mantoue, étaient des colonies étrusques, et dans les hautes vallées des Alpes vivaient les Rètes où Rétiens, leurs alliés et peut-être leurs frères par le sang. Et les Étrusques eux-mêmes, de quelle grande souche ethnique fontils donc partie? C’est là un des problèmes les plus diseutés de l'histoire. On les à dits Aryens, Ougriens, Sémites; on en a fait les frères des Grecs, des Germains, des Seythes, des Égyptiens, des Tures; pour lord Lindsay, les Tyrrhéniens sont des Thuringiens! Celle question des origines étrusques n’a donc pu encore donner lieu qu'à des hypothèses ; la langue même, facile à lire, car ses caractères ressemblent à ceux des autres alphabets italiques, mais non déchiffrée où plutôt trop diversement traduite, n’a pas fourni la solution ; les savants sont loin d'être unanimes pour approuver les interprétations proposées récemment par Corssen avec une grande assurance; d'après ce linguiste, que l’on à qualifié trop tôt «d'Œdipe du Sphinx étrusque », les Tyrrhéniens devraient être certainement rattachés par la langue aux autres populations italiotes.

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