‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 247 sur 545 · MARAIS PONTINS, VALLÉE DU TIBRE · texte numérisé non relu

MARAIS PONTINS, VALLÉE DU TIBRE

lutte contre les alluvions fluviales avec des alternatives de réussite et d'insuccès, pour les déplacer et donner aux eaux un débouché large et profond. Les ingénieurs italiens, qui se distinguent par la hardiesse de leurs entreprises, et qui d'ailleurs ont pour les encourager Pexemple des puissants constructeurs leurs ancêtres, auront fort à faire pour régulariser le cours du fleuve et pour en diriger les apports à leur gré.

Le Tibre est de beaucoup le fleuve le plus abondant de la partie péninsulaire de Pltalie et celui dont le bassin, largement ramifié au nord'et au sud, est le plus étendu !. C'est aussi le seul qui soit navigable dans son cours inférieur, d'Ostie à Fidènes et même au confluent de Ta Nera, quoique son courant rapide et ses remous mettent souvent les faibles embarcalions en danger. [prend sa source exactement sous la latitude de Florence, dans ces Alpes de Ta Lune, août l'autre versant épanche la Marecchia vers Rimini. La vallée qu'il parcourt dans le cœur des Apennins est d’une grande beauté; tantôt elle S'étaie en de lwges et fertiles bassins, lantôt elle n’est plus qu'un défilé penchant, ouvert de vive force à lravers les rochers. En aval du charmant bassin de Pérouse, le Tibre recoit le Topino, qu'alimentent les eaux réunies dans la plaine, jadis lacustre, de Fuligno, au pied du grand Apennin et du chemin sinueux qui monte au col Fleuri (col Fiorilo). C'est dans cette plaine, Pune des plus admirées de ltalie centrale, que vient déboucher la rivière de Clitumnus, à l'eau si pure, cle plus vivant eristal où vint jamais se baigner lunymphe. »

. the most living crystal that was e’er The haunt of the river nymph, to gate and lave er Limbs. (Bvnox.)

Un joli temple, Pun des mieux conservés de Pépoque romaine, s'élève encore au-dessus de Rt source; mais les troupeaux qui S'abreuvent à Fonde sacrée ne prennent plus un pelage d’une blancheur éclatante, comme aux temps de Virgile ; la vertu divine à disparu des eaux.

Le rival du haut Tibre, par sa masse liquide, celui qui € lui denne à boire », dit le proverbe italien, est le Nar ou Nera, qui réunit dans sa gorge inférieure plusieurs rivières descendues des montagnes Sibyllines, du Monte Velino, des hauteurs de Ta Sabine. IE y a plus de vingt et un siècles, dit-on, les plus importantes de ces rivières n'atteignaient pas le Tibre; elles S'arrèlaient dans a plaine de Reate (Rieti) pour y former le

! Superticie du bassin du Tibre, 4, à . 16,770 kilom. car. Longueur du cours. 4 4, 4 4 4, 418 kilom.

» » navigable. 4, NAT 96 kilom

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104 NOUVELLE GÉOGRAPINE UNIVERSELLE

laeus Velinus, dont il reste actuellement quelques petits bassins el des marécages épars Gà et à, au milieu des riches cultures du Champ des Roses, Une brèche ouverte à travers les roches de sédiment calcaire, et plusieurs

lois recreusée depuis Les Romains, à livré passage en amont de Terni aux

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