VILLES DE L'OMBRIE ET DES MARCHES. ATD
une région des plus fertiles que parcourt le Tibre, la petite ville de Fratta, dont le nom à été récemment changé en celui d’Umbertide, n'a d'imporlance que par son commerce local.
Sur la mer Adriatique, le port des contrées romaines est Ancône, la vieille cité dorienne, encore désignée par le nom grec qu'elle doit à sa posi- Uion, à l'angle même de la Péninsule, entre le golfe de Venise et l'Adriatique méridionale. Près de la racine du grand môle, un bel are triomphal, un des édifices de ce genre les plus beaux et les mieux conservés qui subsistent encore, rappelle l’importance qu'attachait Trajan à la possession de cette porte maritime. Grâce à sa situation privilégiée, el naguère aussi à la franchise commerciale de son port, amélioré par Part et dragué partout à 4 mètres de profondeur, Ancône est une des trois eités les plus commerçantes de la côte orientale de Italie et la huitième de tout le littoral de la Péninsule ; elle vient après Venise et dispute là prééminence à Brindisi, bien qu’elle ne soit pas, comme cette dernière, une étape du chemin des Indes, Elle à pour alimenter son commerce, non-seulement ce que lui envoient Rome et la Lombardie, mais aussi les denrées de la campagne des Marches, des fruits exquis, des huiles, l'asphalte des Abruzzes, le soufre des Apennins, récemment entré dans le commerce, et là « meilleure soie qu'il y ait au monde », si l’on en croit les judigènes: d’après les registres du port, le trafic se serait notablement aceru pendant les Gcrnières années ! mais cette augmentation est en grande partie apparente, car elle provient des grands bateaux à vapeur qui font escale aux jetées de la ville", Les autres ports du littoral, d’ailleurs fort mal abrités, n’ont qu’un faible commerce; Pesaro, la patrie de Rossini, n’est guère visitée que par des navires de vingt à trente tonneaux; Fano n’a que de simples barques; Senigallia, plus connue à l'étranger sous le nom de Sinigaglia, était assez fréquentée par les embaralions à l'époque de la célèbre foire, qui donnait lieu à un mouvement d'affaires d'environ 25 millions; mais son petit havre de rivière, qui fut un port france jusqu’en 1870, époque de la suppression de la foire, ne donne accès qu'à des navires d’un tirant d’eau de 2 mètres. Toutes ces villes de la cie doivent expédier à Ancône la plus grande partie de leurs denrées.
À l'exception de Fabriano, située dans une vallée riante des Apennins, et d'Ascoli-Piceno, bâtie au bord de la rivière Tronto, toutes les cités de l'intérieur des Marches : Urbino, dont la plus grande gloire est d’avoir
! Mouvement du port d'Ancône :
1808... , . . 2,021 navires jaugeant 258,292 tonneaux, 1867... . . 2,024 » »n 372,877 »
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donné naissance à Raphaël, et qui produisait autrefois, comme sa voisine Pesaro, les admirables faïences si recherchées des connaisseurs ; Jesi, Osimo, Macerata, Recanati, la patrie de Leopardi; Fermo et d’autres encore, qui jadis étaient Loutes perchées sur une roche abrupte pour se surveiller mur tucllement, commencent à projeter de longs faubourgs dans la direction de la plaine, afin de s'occuper de exploitation du sol. Une de ces villes haut dressées sur la montagne est la célèbre Loreto, qui fut autrefois le pèleri-