MARCHES, ABRUZZES FT SAINT-MARIN
inoine de Saint-Pierre » a été ravie au pape par les armes de PTtalie : quoique la bataille n'ait été qu’un mince événement militaire, elle marque une date fort importante dans l’histoire de la Péninsule.
La région montueuse des Abruzzes, qui faisait jadis partie du Napolitain, mais qui se rattache à Rome par son versant tyrrhénien, tributaire du Tibre, el surtout par sa grande route transversale, n’a qu'un petit nombre de villes sur les hauteurs du plateau. La principale est 1 chef-lieu de province, Aquila, que l’empereur Frédéric IE fonda au treizième siècle pour en faire une aire « d’aigle »; les autres villes des montagnes ont toujours été trop difficiles d'accès pour avoir de nombreux habitants, et même elles envoient dans les villes des plaines des colons vigoureux et persévérants au travail, les Aquilani, si appréciés comme terrassiers dans toute l'Italie. Les localités les plus populeuses se trouvent dans le bassin inférieur de l’Aterno ou dominent la route côtière et les campagnes fécondes du versant adriatique. Solmona groupe ses maisons dans un immense jardin, qui fut jadis un lac et que bornent au sud les escarpements du Monte Majella ; Popoli, à l'issue du défilé où l’Aterno prend le nom de Pescara, est un marché d'échanges des plus actifs entre le littoral de PAdriatique et la région des montagnes; Chieti, bâtie plus bas sur le même fleuve, est aussi une ville industrieuse : c’est, dit-on, la première des anciennes provinces napolitaines où la vapeur ait été appliquée dans les filatures et autres usines. Teramo, Lanciano sont également des villes de quelque importance; mais dans toute son étendue le litoral des Abruzzes n'a que deux petits ports, et fréquentés seulement par quelques barques, Ortona et Vasto*.
Un petit État, enclavé dans les Marches Romaines et réuni au littoral par une route unique, a gardé une existence à part. À une petite distance au sud de Rimini, dans une des plus belles parties des Apennins, la superbe roche du mont Titan, dont la base est excavée par les carriers depuis un temps immémorial, porte sur sa crête, à 750 mètres de hauteur, la vieille et célèbre
! Communes principales des Marches et des Abruzzes en 1870 :
Ancône . . . . . . . 45,700 hab. Fermo. . . .. « + 48,700 hab. Chieti. . . . . . . . 23,600 » Jesi. . . . . . . . . 18,600 » Ascoli-Piceno. . . . . 22,000 » Lanciano.. . . . . . . 18,900 » Senigallia ou Sinigaglia. 22,000 » Osimo . . , . . . . . 16,600 » Macerata. . . . . . 20,000 » Fabriano , . . . . . . 16,500 » Recanati, . . . . . , 19,900 » Aquila. . . . ,. . , , 16,000 » Pesaro. . . . , . , . 19,900 » Solmotn.. , . , . . , 15,500 » Teramo. . . . « , . 19,800 » Urbino, . . . . . . , 15,200 » Fano, , . . , . . , 49,600 » Vasto et Ortona, chacune, 13,000 »
Femme
St res rent
AC
cité de Saint-Marin (San Marino), entourée de murs et dominée de tours ; le matin, quand le temps est favorable, les citoyens voient au delà du golfe Adriatique le soleil apparaître derrière la crête des Alpes d'Ilyrie, Saint-