N9 91, — RIMINI ET SAINT-MARIN
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Echele de 1. 250000
° 5 Tu Marin constitue avee quelques localités environnantes une république «illus-
trissime », le seul municipe autonome qui existe encore en Halie!. D'après
* République de Saint-Mariu :
Superficie, 57 kilom. carrés. Population, en 1869: 7,300 hab. Population kilométrique, 128.
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:41h +14 } & : | [2 4 ABRUZZES, SAINT-MARIN. 4sl À À l vs fl la chronique, la repubblichetta de Saint-Marin, ainsi nommée d'un ma- He colfe Li çon dalmate qui vécut en ermite sur le roc du Titan, serait un État indé- 0 et i pendant et souverain depuis le quatrième siècle ; quoi qu'il en soit, il est certain que depuis mille années au moins la petite république a réussi à : A sauvegarder son existence, grâce aux rivalités de ses voisins et à l'extrême f SR habileté avec laquelle ses citoyens ont su ruser avec le danger. D'ailleurs la LE : ik | constitution de l'État n’est rien moins que populaire. Le peuple ne vote ti f | | plus : depuis un nombre inconnu de siècles il a perdu le suffrage ; les :| qi | citoyens, même propriétaires, n'ont plus que le droit de remontrance, et 1 ceux qui ne possèdent pas un seul lopin de terre, c'est-à-dire plus de la “A 1 | F moitié des Sanmarinais, ne peuvent hasarder aucune réclamation. Le pou- 4 14 | voir suprême appartient à un « conscil-prince » de soixante membres, 14 ii | composé d’un tiers de nobles, d’un tiers de bourgeois et d’un tiers de cam- | ii AL Le | pagnards propriétaires. Le titre de conseiller est héréditaire dans les familles, HN | | ! et quand l’une d'elles vient à s’éteindre, les cinquante-neuf autres choisissent LR 11 À | | celle qui prendra part au pouvoir de la république. C'est le conseil-prince «i 1 qui choisit dans son sein les diverses commissions, ainsi que les deux capi- qi | taines-régents, — un pour la ville, un pour la campagne, — qui doivent pl: HE exercer pendant six mois le pouvoir exécutif. Saint-Marin a aussi sa petite {i 1 | | armée, son budget, ses monopoles. Elle se fait un petit revenu par la vente À À LE) w de titres nobiliures et de décorations; moyennant 55,000 francs, elle a | : | mème créé des ducs qui marchent de pair avec la haute noblesse du 8 | royaume. Mais les impôts sont libres : quand la commune à besoin d’ar- {ie 4 | gent, le tambour de l’armée assemble les citoyens et ceux qui ont bonne qi puis volonté sont invités à déposer leur offrande dans la caisse de l'État. Paye ï | x ; | — ; EE 4 | qui veut, et quand la caisse est pleine, on refuse les dons! D'ailleurs la ré- 1e] 4 F4 publique, toute libre qu’elle est, reçoit une subvention de Fltalie et se ré- :° SRE A clame de la protection spéciale du roi. Elle enferme ses condamnés dans une prison italienne, fait imprimer ses actes officiels en Italie et paye un 4 jt LR homme de loi italien pour tenir ses audiences de justice dans le prétoire ï | d de la république. I ne se trouve pas d'imprimerie dans le petit Etat : le fu Ê | conseil-prince à repoussé l'invention moderne, que des voisins, les Roma- 4 fl F gnols, eussent été fort heureux de faire fonctionner à leur profit; il à craint Ù ‘ Haut que Les livres politiques publiés sur son territoire ne portassent ombrage au 1e EE royaume dans lequel il est enelavé, C'est à Saint-Marin que Borghest, le LAURE ' fondateur de la science épigraphique, avait son admirable collection, si 1 14 ; importante pour l'étude de l'administration romaine. to | 10 !
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