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A 2 à À nn | MONTAGNES DE L'ITALIE MÉRIDIONALE, 485 LE 1 dont là crête, inégale et coupée de profondes entailles, se dirige de Fest à À # | l'ouest et va finir entre les deux golfes de Naples et de Salerne, par le cap sys (9 Campanella, l'ancien promontoire de Minerve, La belle île de Capri, aux {1 16 abruptes falaises calcaires où pénètre la mer d'azur, appartient également (} fl à cette rangée transversale des monts samnites, 1 HS à Du côté de lorient, les divers massifs napolitains, d'origine erétacée, ; 4 À ” comme presque tous les Apennins méridionaux, et connus, en général, 1 ARE is sous le nom de Murgie, S'abaissent en pente douce et de leurs dernières a + et 1 déelivités vont disparaître sous les «@ tables » (taroliere) argileuses que Lie " | déposèrent les eaux marines à l'époque pliocène, Ces tables de la Pouille, ji ii de faible élévation, sont peut-être, dans toutes les parties où elles n'ont | LS La 1 pas été reconquises à l'agriculture, les terres Les moins fertiles et les plus {il NE " tristes à voir de toute la péninsule italienne : les Hits profonds où coulent M di f . | les minces filets d'eau des rivières du versant adriatique découpent ces l ie plaines en terrasses parallèles; toute la population <'est réunie dans Lie les villes à l'issue des vallées, sur les monticules faciles à défendre ou sur {il “il rs les grandes routes ; et la campagne est une immense solitude, parcourue 11 HS seulement des bergers nomades, On ne voit pas même un buisson dans ces (il fl : grandes plaines: les plantes les plus élevées sont une espèce de fenouil {FANS { e dont les haies touffues marquent les limites entre les pâturages. Des (El Ï de masures, semblables à des tombeaux on à de simples amas de pierres, LE ail s'élèvent çà et là au milieu de la plaine. Mais les vieux us féodaux qui | ui É s'opposaient à la culture de ces contrées et qui forçaient les habitants de la ail | à montagne à maintenir au milieu de leurs champs de larges chemins ou nn | | tratturi pour le passage des brebis, ont heureusement pris fin, et laspeet ist à æ des «tables » change d'année en année, Æ ; Les taroliere séparent complétement du système des Apennins le is massif péninsulaire du Monte Gargano, qui forme ce que lon est convenu À jé d'appeler € Féperon » de la @ botte » italienne, Quelques forêts de hêtres du) | k et de pins, qui fournissent le meilleur goudron de toute Ftalie, des fl di era le fourrés de caroubiers, d'arbousiers et de plantes diverses dont les abeilles 1 as . transforment les fleurs en un miel exquis, revêtent encore les pentes vh | li “ septentrionales de ee massif isolé, aux ravins sauvages ; mais le nom même ‘4 jus “ de la plus haute cime, le Monte Calvo où mont Chauve, témoigne de 2 ! fi . l’œuvre déplorable de déforestation qui s'est accomplie aussi dans cette f ) id région comme dans presque tout le reste de la Péninsule. Jadis des pirates 1h AB sarrasins s'étaient installés dans le massif du Monte Gargano comme dans {| ARE RS une grande forteresse ; Pespèce de fossé que forme la vallée du Candelaro, Fi continuation de la ligne normale des côtes italiennes, les défendait à l'ouest. É ji hi ë il \ ut :4
484 NOUVELLE GÉOGRAPIIE UNIVERSELLE,
Là ils purent longtemps braver les populations chrétiennes, quoique les sanctuaires érigés sur les escarpements du Gargano soient parmi les plus vénérés de la catholique [alie; des églises et des couvents Y ont succédé aux anciens temples païens, et depuis les temps historiques le flot des pèlerins n'a cessé de s'y diriger : surtout l'église du mont Sant Angelo, dont les pentes fort inelinées se dressent au nord de Manfredonia, est un lieu sacré par excellence, C'est qu'avant l'époque de la grande navigation les matelots qui venaient de quitter le sûr abri du golfe, ne se préparaient