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Calatafimi, sur la route qui mène à Palerme par les villes populeuses d’AI- ‘amo, perchée sur une colline de roches arides, roses où d’un brun fauve,
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et de Partinico, située dans une riche € conque » de jardins qui sincline au nord vers le golfe de San Vito et ses pêcheries de thons.
Le grand centre commercial de la Sicile, le seul port de Pile qui soit un lieu de rendez-vous naturel pour les navires de toutes les nations, est Messine «€ la noble », la ville centrale du bassin de la Méditerranée. Messine est l'étape nécessaire de tous les bateaux à vapeur qui desservent l'immense commerce maritime entre les pays de l’Europe occidentale et les contrées du Levant. Sa rade est d’ailleurs un excellent refuge pour les bâtiments, et les vaisseaux du plus fort tonnage peuvent \ entrer sans crainte!. En outre, quand les navires venus de la mer Tyrrhénienne n’osent pas, durant les tempêtes, se confier aux courants périlleux du détroit, ils ont le sûr avantport que leur offre Milazzo, débouché des riches et populeuses campagnes de Patti et de Barcellona; une péninsule recourbée, percée de grottes qui, d'après la légende homérique, servaient d’étables aux bœu : du Soleil, ancètres des grands bœufs roux de l'ile, se prolonge en cet endroit vers le groupe des îles Eoliennes et défend la rade contre les vents dangereux de l’ouest. Le port de Messine, formé par une plage basse qui se détache de la rive à angle droit et se recourbe en pleine mer comme une faucille, — d’où le nom de Zancle donné à la cité, — est si heureusement disposé par la nature, que les brise-lames sembleraient en avoir été construits par l’homme ;
! Ports de Sicile ayant un mouvement de navigation de plus de 70,000 tonneaux, en 1875 :
‘ Mossine:. x: à 2 A mr mine 28 ie ke 10,869 nav. 1,648,650 tonn. Palerme. . . . Re Ppehioe Ronn en, TE 2 & 10,454 » 1,507,000 » Calinese sms ES ne ee a ne 0 Ve D,860 » 090,790 » TRPANL ee ee 6 en Et ne A an na 6,499» 368,000 » Porto-Empedocle (Girgenti}, . . . . . . . . . . . 2,466 907,190 » Danse 48 5 our ue ere sopar na 2” 1,99 » 195,000 » SYPACUSO ES eue Me À rares A RE 1,880 » 180,000 » Toranovas ss Mes 2h 8 M RUE RS 2e 1,447 » 111,900 » Marsala. . . M re TR Li le 2,064 » 104,000 »
SOIACCA "4 5 on ee e1 den 6e le Mets 761 » 88,000 » M0, 4 ah de à ne 0 6 cé RE à 1,190 » 85,000 » Cet. Sais Da pas, à FR en 841 » 70,600 »
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Sicile entière, avec les Ægades et les îles £oliennes, . 70,97% nav. 5,942,700 tonn.
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les anciens y voyaient la faux que Saturne, le père des dieux, avait laissé tomber dans la mer d’Ionie. Malheureusement, Messine est exposée aux vents du nord et du sud ; en outre, elle se trouve située sur la ligne de jonction qui réunit les deux foyers volcaniques de la Sicile et de l'Italie méridionale, et peut-être que sa position dans l'espèce de fossé formé par le détroit contribue encore à augmenter le danger. Peu de cités en Europe sont plus directement menacées que Messine par les tremblements du sol. On y voit encore quelques traces de la terrible secousse de 1785, qui coula teus les navires du port, sapa par la base les palais du rivage et fit périr plus de mille personnes sous les décombres ou dans les eaux. De premières secousses prémonitoires avaient donné à presque tous les Messinois le temps de s’enfuir.
Catane, la « Sous-Etnéenne », car tel est le sens de son nom grec, est menacée comme Messine, non-seulement par les tremblements de terre, mais aussi par les coulées de lave. Comme Messine, elle est également une ville de grande prospérité commerciale : elle à la surabondance de ses produits agricoles comme ses voisines situées à la base du volcan : Aci-Reale, entourée de ses bois d’orangers; Giarre, aux longues rues où flotte une poussière couleur de rouille; Paterno, riche en sources thermales ; Aderno, dressée sur son haut rocher de lave; Bronte, à l’étroit entre deux coulées de scories; Randazzo, que dominent encore de vieux édifices normands. Mais Catane possède en outre le monopole pour l'exportation de toutes les denrées de l’intérieur de Pile; e’est le chef-lieu des districts orientaux, les plus riches et les plus civilisés, la gare centrale des chemins de fer de l’île et le point de jonction des routes carrossables les plus nombreuses ; aussi le port, que lui donna un courant de lave au milieu du seizième siècle, et que rétrécit ensuite la grande coulée de 1669, est-il tout à fait insuffisant et l’on s'occupe maintenant de l'agrandir au moyen de brise-lames et de jetées.
Il est tout naturel que dans une île dont aueune localité re se trouve à plus de 60 kilomètres de la mer à vol d'oiseau, les grandes villes aient toutes obéi à la force d'attraction du commerce pour s'établir sur les rivages. Cependant plusieurs agglomérations de quelque importance ont dû se former aussi dans l’intérieur, au milieu des campagnes les plus feriles et aux points de croisement, sinon des routes, du moins des voies naturelles de trafic. Ainsi, Nicosia, la ville lombarde, située au débouché méridional des montagnes de Madonia, est le lieu de passage forcé entre la riche plaine de Catane et les villes du nord de la Sicile, De même, Corleone est l'étape intermédiaire entre Palerme et les côtes du versant africain. Castro- Giovanni, Pantique Enna, occupe également une de ces situations privilé-
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giées, car elle s'élève presque au centre géométrique de la Sicile, sur un plateau d'où l’on contemple un immense horizon et que les anciens disaient être « l’ombilie » de la Kicile: près de la ville, les habitants montrent encore une grosse pierre qu'ils disent être Fautel de Gérès, Piazza Armerina « l'opulentissime »-et Callagirone, dite la grahssima, à cause de x fécondité de ses campagnes, sont toutes les deux plus populeuses que la cité centrale de la Sicile, et font un commerce assez actif par l'entremise de Terranova, bâtie, au milieu des champs Géloïques, si célèbres par leur fécondité, sur l'emplacement de l'antique Gela et avec les débris de ses temples et de ses palais. Plus à l'ouest, Galtanissetta, chef-icu de la province de son nom, et sa voisine Canicalli, à peine moins peuplée, alimentent de leurs denrées d'exportation la rade fort commerçante de Licata.
Vers le sommet de l'angle méridional de la Trinacrie, les groupes de population éloignés de la mer sont également en assez grand nombre, Les deux villes importantes de Modica et de Ragusa sont à quelques kilomètres l’une de l'autre; Spaccaforno et Scichi, plus voisines de la mer, ne sont chaeune qu'à une quinzaine de kilomètres de Modica ; vers l'ouest, l'industricuse Comiso, entourée de champs de coton, et Vittoria, dont les plaines salines fournissent en abondance au commerce de Marseille la cendre de soude, ne sont séparées que par la vallée où coule parfois la rivière Hipparis, célébrée par Pindare. Noto, ancien chefdieu de la province que forme la partie méridionale de Ja Sicile, est-bâtie, comme presque toutes les cités de celte partie de l'ile, à une certaine distance du rivage; mais sa ville jumelle, Avola, s'élève au bord de la mer Tonienne, Noto et Avola ont été toutes les deux renversées par le tremblement de terre de 1695, et toutes les deux se sont reconstruites avee une régularité géométrique, à plusieurs kilomètres de l'endroit qu'elles occupaient jadis. Les campagnes d’Avola, quoique peu fertiles naturellement, sont parmi les mieux cultivées de la Sicile : c'est la seule région de Ftalie où la production de la canne à sucre ait jamais eu quelque importance industrielle,
Au nord de l'arète principale des collines qui vont en s’abaissant vers l'angle méridional de la Sicile, d’autres villes enferment dans leurs murs toute la population agricole de la contrée, Lentini est l'antique Leontium, qui se vantait d'être la plus ancienne cité de toute la Sicile, et dont les habitants montrent les grottes qu'ils disent avoir été les demeures des Lestrygons anthropophages; elle n'est aujourd’hui qu'une pauvre cité rebâtie en entier depuis le tremblement de terre de 1695, Militello s’est relevée depuis la même époque, et Granmichele a été fondée au dix-huitième siècle pour recueillir les habitants de Ja ville d'Occhialà, également démolie par
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VILLES DE LA SICILE, Doy
les secousses du sol, Vizzin et Licodia di Vizzini sont remarquables surtout par leurs coulées de lave alternant avec des lits de fossiles marins, et
N° 105, = PORT DE SYRACUSF,
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