ANCIENNE SYRACUSE
Echelle de 1.100 000
Minco est voisine du petit cratère de la mare des Palici, Les chants popu- | | L : . . .1: L E laires de Mineo sont fameux dans toute la Sicile : dans un jardin des envi- € D + à | ; , | rons se trouve une pierre merveilleuse, la @ pierre de Ha poésie » ; tous
Fr sert cor I ‘ io D : relove ëtes, ceux qui viennent la baiser, dit la légende, se relèvent poët
060 NOUVELLE GÉOGRAPIHE UNIVERSELLE,
La partie méridionale de la Sicile, st riche en centres agricoles, est au contraire fort pauvre en ports naturels; sur la mer d'Afrique elle n'avait naguère que des rades ouvertes et des plages basses; mais sur la mer lonienne elle à deux havres sûrs, ceux d'Agosta et de Syracuse, qui se ressemblent d'une manière étonnante par Et forme générale de leurs contours et par la position des villes insulaires qui les dominent, Agosta ou Augusta, héritière de la cité grecque de Megara Hyblea, n'est plus qu'une ville militaire assiégée par la fièvre; Syracuse, Pantique cité dorienne, qui fut pour un temps la ville la plus populeuse et la plus riche de tout le bassin de li Méditerranée, n'a plus d'autre rang que celui de Simple chef lieu de sa province, Celle ville, qui célébrait encore au siècle dernier sa grande victoire sur Athènes, n'est qu'une ruine; son port €marmoréen », jadis entouré de statues, ne reçoit plus que des canots, el son grand port, qui pouvait contenir des flottes et où se Tivrèrent des batailles navales, est presque désert, Ce qui reste de a ville est entièrement enfermé dans Pilot d'Ortygie, que des fortifications, un fosé en partie artiliciel, et malheureusement aussi les marécages insalubres de Syraka, qui ont donné leur nom à la cité, séparent de la terre de Nicile : e'est Tà, sur cette petite colline, achetée jadis pour un gäleau de miel, que se groupe toute Ta population. La vaste péninsule où S'élendait jadis a ville proprement dite n'a plus d'habitants sur ses roches ealeaires, see m'est quelques fermiers dans les maisons de campagne qui bordent les canaux d'arrosage. Pes colonnes dressées au bord de PAnapus, issu de la fontaine de Cyane, où « 'Azurée », les fortifications des Épipoles et d'Euryelum, bâties par Archimède et connues aujourd'hui sous le nom bien mérité de Belvédère, des restes de bains nouvellement découverts, un autel énorme de cent quatre-vingt-quinze mètres de longueur, sur lequel les prêtres faisaient rôtir el monter en fumée toute une hécatombe, un amphithéätre, un théâtre admirable où vingt-quatre mille spectateurs, assis sur leurs Siéges de pierre, pouvaient embrasser d'un coup d'œil la ville entière, ses temples et ses flottes, tels sont les débris grandioses des édifices élevés jadis par Les Syracusains, Mais rien ne donne une idée plus grande de ce que fut autrefois la cité populeuse que les profondes carrières ou latomie (lau- Lumiæ), tullées par les esclaves, et les allées souterraines des catacombes, où furent ensevelis des millions de cadavres, dont il ne reste plus rien : ces galeries, plus considérables que celles de Naples mêmes, et beaucoup plus régulières, ne sont déblayées que sur une faible partie de leur étendue et des fouilles ultérieures nous tiennent peut-être en réserve d'importantes découvertes, Jadis, le sommet de lilot d'Ortygie, ainsi nommé en souvenir de la
Délos des Cyclades, était couronné par une acropole où se dressait un temple
est au le n'asur la Ce, qui Jours sl ou qu'une e, qui out le chef- Lier si Gen », rt, qui l'esque rtygie, t aussi SÉpi- $ pour insule ur es pagne lAna- S Épius le
verts,
equel
Lani-
is sur