‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 304 sur 545 · N° 107, — PARTIE CENTRALE DE L'ARCHIPEL ÉOLIEN · texte numérisé non relu

N° 107, — PARTIE CENTRALE DE L'ARCHIPEL ÉOLIEN

ht ER SERPENT = im : ; | re C4. Basiluszo

; HA Pere reltis ne AS LE ira hianca = } = Fe ; gare 5

Bpmehe Lise Vepas

: ri Secca dei Pesci

Grave chez Exhard

égueulées, qui forment la partie supérieure du volean; de cinq en cinq minutes, et quelquefois plus fréquemment encore, les laves se gonflent en ampoules dans la chaudière, puis font explosion en lançant dans l’espace des tourbillons de vapeur accompagnés de fragments solides. Mais, comme au temps de Strabon, ces éruptions, fort agréables à voir à cause de la splendeur de leurs feux, n’ont rien de dangereux, et les Stromboliotes vivent sans crainte à la base du volcan, sans que jamais leurs vignes et leurs olivettes soient endommagées par des coulées de lave; cependant le

volcan à eu aussi ses moments d’exaspération, car les cendres du Stromboli ont élé maintes fois portées jusque sur les côtes de Calabre, à la distance

|B (l HUE fé L ‘ME TE : 1 if, | dl | El

d70 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

de plus de 50 kilomètres. Il est très-probable que, dans la lutte du feu contre les eaux, celles-ei l'ont emporté, ear l'ilot de Stromboluzzo, que l'on voit se dresser comme un phare au nord de Pile et contre lequel les vagues de tempêtes viennent se briser en prodigieuses fusées, faisait autrefois partie de la terre voisine ; il en a été séparé par les érosions de la mer.

Le groupe des île: de Panaria, entre Strombholi et Lipari, a eu également à subir beaucoup de changements, S'il est vrai, comme le pensent Dolomieu et Spallanzani, que ce soient à les débris d’une île occupant jadis tout l'espace où se trouvent les îlots el les banes de sable de Pauaria, de Basiluzzo, de Lisea Bianca; le cratère commun se serait ouvert dans le voisinage de Pile de Dattilo ; une source d'eau chaude et de temps en temps quelques bouillonnements de l'eau marine témoigneraient d’un reste d'activité, Du temps de Strabon, il n'était pas rare de voir dans ces parages des flammes courir à la surface de la mer. Le géographe grec raconte aussi qu'une Île de lave, dont l'ancienne position n'est pas idenliée, fil son apparition dans le groupe de Lipari. Quelques jets de vapeur émis par les rochers de la côte sicilienne, entre Milazzo et Cefalà, semblent provenir aussi du foyer de laves du groupe éolien.

Quant aux îles occidentales de larehipel, Salina, nommée par les Grecs la Jumelle (Didyme) à cause de sa double cime, Felieudi, formée comme Vulcano d’un grand volean se rattachant à un petit cone par un mince pédoneule, Alicudi, cime d'une régularité parfaite, qui de loin ressemble à une tente posée au bord de l'horizon, ces lerres sommeillent depuis Fépoque historique, mais rien ne prouve que ce repos soit défimuf, L'île d'Ustica, située au nord du littoral de Palerme, est également tranquille, quoiqu'elle soit aussi d’origine volcanique, et qu'elle se trouve probablement à Pextrémité de la erevasse profonde d'où se sont élevées les îles de Lipart. Ustica, perdue pour ainsi dire au milieu de la mer, est un terrible lieu d’exil, l'un des plus redoutés des bannis de Ta Péninsule. une petite distance au nord-ouest est lilot désert de Medico, l'antique Osteodes où blanchirent les os des mercenaires abandonnés par les Carthaginois à la mort de la faim.

Page 1