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errante que menèrent leurs ancêtres, témoignent le plus grand respect à ceux de leurs compatriotes qui parcourent encore librement les forêts et les plaines ; de leur côté, ceux-ci, fiers de leur titre de viandantes où «chemineurs », regardent avec un certain mépris leurs malheureux frères entassés dans les laudis puants des villes, C'est le contraire dans les contrées danubiennes, où les Tsiganes sédentaires se considèrent comme une sorte d'aristocratie, presque comme une autre race, D'ailleurs il semble prouvé que tous les Gitanos d'Espagne descendent d'ancètres ayant séjourné pendant plusieurs générations dans la péninsule des Balkhans, car leur idiome contient quelques centaines de mots slaves et grecs témoignant d'un long séjour de ceux qui le parlent parmi les peuples de l'Europe orientale : c'est 1à ce qu'ont établi les recherches de iklosich.
Ainsi que le faisait remarquer M. de Bourgoing dans son ouvrage sur l'Espagne, les caractères offrent même un tel contraste, que le portrait d’un Galicien ressemblerait plus à un Auvergnat qu'à un Catalan, et que celui d'un Andalou ferait songer au Gascon; de province à province d'Ibérie, on verrait surgir les mêmes oppositions qu'en France, Au milieu de toutes les diversités provenant du sol, de la race, du climat et des mœurs, il est bien difficile de parler d'un type général représentant tous les Espagnols, Cependant la plupart des habitants de la Péninsule ont quelques traits communs qui donnent à la nation lout entière une certaine individualité parmi les peuples d'Europe. Quoique chaque province ait son type particulier, ces Lypes se ressemblent par assez de eôtés pour qu'il soit possible de s’imaginer une sorte d'Espagnol idéal où le Galicien se mêle à l'Andalou, l'Aragonais au Castillan. L'œuvre nationale à été longtemps commune, surtout à l'époque des luttes séculaires contre les Maures, et de cette communauté d'action, jointe à la parenté des origines, proviennent quelques traits appartenant à Loutes les populations péninsulaires.
En moyenne, l'Espagnol est de petite taille, mais solide, musculeux, d'une agilité surprenante, infatigable à la course, dur à toutes les privations. La sobriété de l’Ibère est connue. « Les olives, la salade et les radis, ce sont là les mets d’un chevalier, » dit un ancien proverbe national, Sa force d'endurance physique semble tenir du merveilleux, et l’on comprend à peine comment les conquistadores ont pu résister à tant de fatigues sous le redoutable climat du Nouveau Monde ! Avec toutes ses qualités matérielles, l'Espagnol bien dirigé est certainement, ainsi d’ailleurs que la constaté l'histoire, le premier soldat de l'Europe : il a le feu de l’homme du Midi, la force de l'homme du Nord, et n'a pas besoin, comme celui-ci, de se
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