DÉPOPULATION DES CASTILLES
et des milliers d'hommes qui ne pouvaient s'embarquer pour l'Amérique allèrent chercher fortune dans les villes et les armées, Par une suite naturelle de cette émigration, de vastes étendues de pays se trouvèrent changées en pâturages, les grands propriétaires de troupeaux S'en emparèrent, et quarante mille bergers, voyageant continuellement et ne se mariant point, furent, de génération en génération, enlevés au travail des champs et au renouvellement des familles. C'est ainsi que les Estremeños, quoique les meilleurs des Espagnols peut-être, sont devenus, comme on les appelle, los Indios de la nacion.
En même temps que la population des plateaux diminuait, elle perdait en culture acquise; après avoir été pour un certain nombre d'industries l'initiatrice de l'Europe, elle cessait même de pouvoir Fimiter, De toutes les parties de l'Espagne, le rovaume de Leon et la Vieilie-Castille sont peut-être, après l'Estremadure, eelles où la ruine du commerce et de l'industrie à été la plus complète : e’est là que les populations ont le plus rapidement fait retour à la barbarie primitive. Certes, quelques distriets de la Nouvelle-Casülle, celui de Tolède notamment, sont bien bas tombés: mais c'est dans a vallée du Duero, là où s'est constituée lt puissance de FEspagne chrétienne, que la décadence S'est montrée dans toute a tristesse, La région qui occupe le versant septentrional de la Sierra de Guadarrama était, 4 a trois siècles, la contrée de la Péninsule la plus riche en manufactures; les lainages et les draps d'Âvila, de Medina del Campo, de Ségovie, étaient renommés dans toute l'Europe : les seules fabriques de Ta dernière de ces villes occupaient 04,000 ouvriers; Bürgos, Aranda del Duero étaient des cités de commeree et d'industrie fort actives; Medina de Rio-Neco avait des foires St impor lantes par le mouvement des échanges, qu'on lui avait donné le nom de « Petites Indes », ndia Chica. Sous a lourde oppression que les tribunaux ecclésiastiques, le tise, grande propriété faisaient peser sur eux, les habitants des hautes campagnes du Ducro durent abandonner toute mitialive et devenir absolument incapables de iacter avec la concurrence étranucre, C'est ainsi que des contrées de! FEspagne d'où ny avait pourtant pas de Maures à expulser, S'appauvrirent encore beaucoup plus que les districts dont les habitants les plus industrieux étaient exilés en foule ; des villages entiers disparurent ; de villes, grandes et riches naguère, comme Bürgos, il ne resta plus que le nom, » dit un auteur du dix-septième siècle, À défaut de Juifs, des Catalans venaient grapiller Le pen qu'il y avait encore à prendre dans le pays appauvrei. faut ajouter, pour expliquer la décadence générale, que le manque de communications et la pénurie du
combustible devaient porter le plus grand tort aux industries de la contrée,
nt
Le 6 ru à
692 NOUVELLE GÉOGRAPINE UNIVERSELLE,
alors surtout que la vie se portait de plus en plus, d'un côté vers la capitale, de l'autre vers les villes de commerce du littoral en rapport avec l'étranger.
La dépopulation et la ruine n’eussent été qu'un malheur secondaire si elles n'avaient été accompagnées d'un abétissement progressif des habitants. La fameuse université de Salamanque et les autres écoles du pays étaient devenues peu à peu des colléges de dépravation intellectuelle, A la veille de la Révolution française les professeurs de € Mère des
6° 20] Ode Gr
D V4 queri DespETt Afyog À ; 4 Œ CE dietià À S de Wortel x Ç Q te 12e y La U , V5. Cris NN
é EX o De ‘ à À Monte bio
/ La O1 ) LS LA 2e La ve \ à Milasese tr À CRAULS AUX
SV ; up de da: Luc Ÿ À nf ; AE rales( - J LES
07/2 "er Fe A