BALÉARES
cible le pain du fotur repas les jeunes tireurs ne recevaient leur nourri Lure qu'après Pavoir traversée d'une pierre. Lorsque Métellus «le Baléarique » voulut débarquer sur le mage des Gymnésies, Peut soin de faire lendre des peaux au dessus du pont de chaque navire pour abriter ainsi l'équipage contre les projectiles des frondeurs. On dit que dans File de Minorque, où les anciennes meurs se sont longtemps conservées, les enfants excellent encore au maniement de à fronde,
Le elimat des Baléares diffère peu de celui des côtes espagnoles situées sous li même latitude, Fest seulement plus doux et plus égal, plus humide ausst à cause de Patmosphère maritime où les iles sont baignées et qui les alimente de plues, surtout en automne el printemps, lors du changement des susons. Les coups de vent sont fréquents dansees parages el partors se complhiquent de trombes redoutables. Ces météores ont fut sombrer bien des navires; on cite mème les exemples de grands vaisseaux qui ont disparu ss qu'une seule épae vint raconter le désastre,
Les iles Baléares étuent habitées mème avant Fépoque historique. Ma- Jorque esEparsemée de constructions, dites taleqots, e'estäcdire petites atelayes où «tourelles de guet», qui ressemblent aux ruragle de la Sardaigne, ebque lon croibavoir été élevées par des tribus de méme race, Minorque est encore plus riche en monuments de cette origine le plus grand, qui se dresse surun monticule dans la partie méridionale de File, est considéré par Les mdigènes comme un @ autel des Gentil». Quelque soit l'atleurs le fond de la population première, ia été singulièrement moditié, depuis les commencements de Phistore écrite, par des envahisseurs de toute race et de loute langue, Phéniciens et Carthaginois, Grecs et Massiliotes, Romans et colons datinisés d'Ibérie, Goths et Vandales, Arabes et Berbéres, Génois, Pisans, Aragonins, Catalans, Provençcauxs. En présence d'un pareileroisement, 1 serait done plus que téméraire de vouloir classer les Batéariotes Suivant les affinités de Ha race prinntwe Par li langue, ee sont des Catalans, inais leur idiome est plus pur et se rapproche plus de Pancren parler Limousin que le langage des habitants de Bareelone,
Les Majorquins et leurs voisins des petites iles sont, en cénéral, minces et de bonne tournure, En certuns distriets, notamment dans celui de Soller, les femmes sont fort belles; ms Bo méme oû elles ont les traits pet réguliers elles ont toujours une figure expresse par le regard'et le sourire, Comme tous les campagnards, les paysans des iles sont prudents, réservés, dpres au gains nus, autant que le leur permet li passion de a terre, ls Sont probes, polis, gracieux, bienveillants, hospitaliers. Leurs larges cale
cons bouffants, la ceinture qui cambre leur tulle, leur veste de drap ou de
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196 NOUVELLE GÉOGRAPITE UNIVERSELLE,
toile en couleur éclatante, leur donnent un grand air d'élégance, bien dif- Li férent de celui des lourds paysans du nord de l'Europe. Le soir, quand ils reviennent de leur travail, revètus de peaux de chèvre dont le poil est tourné