‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 439 sur 545 · DEP TE · texte numérisé non relu

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les légendes, et le meilleur poste d'observation pour embrasser du regard tout l’ensemble de la Navarre. A l’ouest de Pampelune et de lArga la chaîne du nord s'étale en un plateau fort accidenté et surmonté de eimes : c’est la sierra de Andia, que continuent jusqu'à l'Ébre les montagnes de Vitoria et dont les ramifications s’enchevètrent bizarrement pour former cette région des Amézcuas si favorable aux partisans. L'autre, d'abord plus indistincte, limite au sud le Carrascal ou le « pays des chênes verts » , région aussi sauvage que les Amézeuas et non moins souvent ensanglantée par les guerres civiles. Au delà de ce massif, la crête principale va former les monts Cantabrio ; ceux-ci s’unissaient jadis, avant l'ouverture des défilés de l'Ébre, avec les monts Obarenes, sorte de bordure en saillie qui marque, sur la rive méridionale du fleuve, la limite du plateau des Castilles et dans laquelle s'ouvrent les fameuses gorges de Pancorbo. Ainsi se trouve complétée la jonction de tous les systèmes montagneux du pays Basque. Les Pyrénées sont rattachées à la sierra de Andia par le seuil d’Alsäsua, où passe le chemin de fer de Vitoria à Pampelune, et les monts sous-pyrénéens sont eux-mêmes reliés aux chaînes du plateau castillan. Quant à la province de Logroño, tous les chaînons qui la parcouvent sont des contre-forts extérieurs du même plateau : à l’ouest, ce sont des rameaux du massif de la Demanda ; à l’est, ce sont les deux chaînes de Camero Nuevo et de Camero Viejo, s'abaissant de la sierra Cebollera vers les plaines de l'Ébre!.

Le vaste labyrinthe des montagnes basques et navarraises présente en plusieurs districts, principalement sur le versant de l'Ébre, des paysages tout à fait castillans par l’âpreté, la nudité de ses pentes : le déboisement à outrance pratiqué par les maîtres de forges a enlaidi, aussi bien qu’appauvri la contrée. La Navarre méridionale offre même de véritables déserts, qui se rattachent aux tristes landes des Bardenas aragonaises ; entre Caparroso et Valtierra, au sud de la rivière Aragon, le voyageur ne traverse que des collines gypseuses ou salines, presque sans végétation. Mais dans le pays Basque et la Navarre occidentale, où les pluies tombent en abondance, toutes les hauteurs qui ont gardé leur verdure offrent le plus grand charme dans la succession de leurs sites. Les forêts de hêtres, les bois de

{ Altitudes de la Navarre et du pays Basque :

Col de Velate. . . . . . . . 868 mètres. | Mont Haya. . . . . . . . . Y87 mètres. » Aupiroz.. . . . . . . 567 » Jaizquibel . 4 D85 » Mont Aitzcorri. . . . . . . . 1,535 » Sierra de Andia. . . . . . . 1,454 » Col de Arlaban, , , . . .. G17 » Col de Alsäsua.. . . . . . , 596 » Peña Gorbea., . . .. .. 1,937 » Vitoria., . . ST 913 »

Mont Mendaur. . . . . . . . 1,132 » Pampelune (Pamplona).

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