MORÉE OÙ PÉLOPONÈSE
Géographiquement, le Péloponèse mérite bien le nom d'île que lui avaient donné les anciens. Le seuil bas de Corinthe le sépare complétement de la montueuse péninsule de Grèce: eesQun monde à part, fort petit si l'on en juge par la place qu'il occupe sur la carte, mais bien grand par le rôle qu'il a rempli dans Fhistoire de Fhumanité.
Quand on pénètre dans la Morée par listhme de Corinthe, on voit immédiatementse dresser comme un rempart les monts Onéiens, qui défendaient l'entrée de la péninsule et dont un promortoire portait la forteresse de PAcrocorinthe, Ces montagnes, derrière lesquelles les populations du Péloponèse vivaient à Pabri de toute attaque, ne constituent point un massif isolé, et se rattachent au système général de File entière, C'est directement à l'ouest de Corinthe, à une cinquantaine de kilomètres dans Pintérieur de li Morée, que s'élève le groupe prineipal des sommets, Le nœud » d'où se ranilient tous les ehaînons de montagnes vers les extrémités péninsulaires. La se dressent le Cxllène des anciens Grecs, où Ziria, aux flancs noirs de sapins, eUle Khelmosou massifdes monts Aroaniens, dont les neiges versent au nord dans une sombre vallée la cascade où plutôt le Tong voile vaporeux du NUX 2 c'est le cfleuve » aux eaux froides, jadis redoutées des parjures, qu disparait ensuite dans les replis d'un défilé, devenu pour la mythologie les neuf cercles de Penfer. À louest, le Khelmos se relie par une rangée de pies boisés au groupe de TOlonos, Fantique Érymanthe, célèbre par les chasses d'ercule. Toutes ces montagnes, de Corinthe à Patras, forment comme un mur parallèle au rivage méridional du golfe, vers lequel leurs
contreforts S'abaissent par degrés, enfermant entre leurs pentes des vallées