ÉTAT SOCIAL ET GOUVERNEMENT DE LA GRÈCE
lations dont l'influence, déjà considérable et grandissant tous les jours, ne peut manquer d'exercer une influence capitale sur les destinées futures de l'Europe méditerranéenne.
On à souvent prétendu que, par suite de la communauté de religion, les Grecs étaient tout disposés à favoriser les ambitions russes et cherchaient à {rayer au tar le chemin de Constantinople. Il n’en est rien. Les Hellènes ne songent point à sacrifier leurs propres intérêts à ceux d’une nation étrangère. D'ailleurs, ce n’est point avec la Russie de tradition byzantine qu'ils ont de ces liens naturels qui fondent les véritables alliances. Le climat, la situation géographique, les souvenirs de l’histoire, les rapports de commerce et surtout les liens plus intimes d’une civilisation commune rattachent la Grèce au groupe des nations dites latines, l'Italie, l'Espagne et la France. Dans ce grand partage qui par la force des choses s'opère graduellement en Europe, ce n’est point parmi les Slaves, mais parmi les Latins que se rangent les Hellènes. Récemment, lorsque la France envahie luttait pour son exis- Lence nationale, plus d’un millier de volontaires grecs accoururent à son aide; les Philogalates venaient acquitter la dette que la Grèce avait contractée envers les Philhellènes pendant la première moitié du siècle.