GP
154 NOUVELLE GEOGRAPINE ENIVERSELLI
pur les Grecs, les Arméniens et les Franes. Certaines localités ne sont habitées que par des chrétiens!,
Parmi les ravas de Constantinople et de la banlieue, ce sont les Grecs qui l'emportent en influence et peut-être aussi en nombre, Comme les Tures eux-mêmes, is ont leur quartier général à Ntmboul, aux églises et aux solides maisons de pierre du Phanar, qui dominent les eaux de la Corne d'Or, C'est li que réside le patriarche de Constantinople et°que vivent les grandes familles grecques, adis la faveur du sultan leur avait concédé l'exploitation politique et commerciale d'une grande partie des populations chrétiennes de Fempire, et notamment des provinces roumaines. La puissance des Phanariotes, bien déchue depuis que la Grèce rebelle a reconqnis son autonomie, provenait de la dépendance religieuse dans laquelle tous les chrétiens orthodoxes de la Turquie, Slaves, Albanais, Roumains où Bulgares, se trouvaient à Fégard des Grecs. Tous les fidèles de la religion orthodoxe forment pour a Porte @ la nation des Romains », et comme tel ils dépendent en grande partie, même pour le exil de l'administration des évêques: c'est à ces prélats grecs qu'ils doivent Sadresser pour les mariages, les divorces, les successions, est devant eux qu'ils règlent leurs différends, à eux qu'ils doivent laisser li direction de leurs écoles et de leurs hospices. L'indépendance des églises de Kerbie et de Roumanie et la séparation par: üelle du clergé bulgare ont grandement affibli Finflnence politique du Phanar sur les populations chrétiennes de lOrients si les Grecs veulent encore garder leur rôle prépondérant, ils ne peuvent compter pour cela que sur leur intelligence toujours en éveil, sur leur habileté commerciale, leur amour de Finstruction, leur patrioisme et leur esprit de solidarité,
La «nation » des Arméniens est également fort nombreuse à Constantinople, et peut-être méme dépasse-Lelle les Tares en importance numérique : on dit qu'elle Svélève à prés de deux centmille personnes, el au double pour tout l'empire. De même que ac nation des Romains», elle administre elle-mêème pour toutes ses affaires d'intérieur etehoisit son conseil exécutif. Les Armémens ontentre les mins une grande partie du trafie de Constan-
tinople: mais, quoique établis en Turquie et dans capitale dès les pre-
Population constantinopolitane en INTS. d'aprés an :
Stanboul , | 210.000 hab, léra. ; | 130,000 Faubourgs d'Europe. 150,000
Faubourss d'A 10.000
600,000 hab,
Ensemble | 200000 pusulinans +00,000 vus,
sont
qui 'ures ÉLLLAN orne les cédé ions Miisquis « lus l'es, lose j'en- ] les IS, à ces, par du eonque “ur
POPLENTION DE CONSTANTINOPLE 156
miers temps de li conquéte musulmane sont toujours gardé dans leurs mœurs quelque chose de l'étranger: ils sont froids, réservés, se maintiennent dans Pisolement. Hs ont de lrtenue et le respect de Leur propre personne et différent à leur avantage de leurs rivaux en affaires, les Juifs, que les gens polis appellent Bazieghian où « Négociants », eUque lon voit se glisser fur lement vers leur pauvre faubourg de Balata, dont les ruines onten partie comblé Fextrémité supérieure de la Corse d'Or, Les Arméniens S'entraident volontiers et, comme les Parsis de Bombay, aiment à faire des actes de munilicences mais is ne sont point soutenus, comme les Grecs, par une ardente loi dans les destinées de leur nation. La plapart d'entre eux ont même perdu leur langue il ne parlent leur idiome national, le haïkane, que mêlé d'une foule de mots étrangers; d'ordinaire ils se servent du ture où du grec, Sun lt population avec laquelle is habitent.
Encore trésinférieurs en nombre aux Osmantiss aux Grecs, aux Armée: miens, les Franes » exercent dans la cité du Bosphore une influence bien autrement décisive que celle de leurs rivaux. Ge sont eux qui rattachent Constantinople au monde de le civilisation occidentale, et qui par leurs journaux, leurs sociétés, leurs entreprises triomphent peu à peu du vieux fatalisne de FOrient, C'est eux que Fon doit les faubourgs d'usines qui S'élévent à ouest de Constantinople et aux abords de Seutart, inst que les chemins de fer qui vont se rattacher ar réseau des Tignes européennes et qui pénétrentan loin dans intérieur de PAsie Mineure. Connne les \rméniens elles Grecs, les Frances se sont groupés en diverses nations et jouissent de certains pruiléges d'autonomie garantis par les ambassades. Tous les peuples enilisés sont représentés dans ee monde cosmopolite, même les \inéricains du nord, auxquels revient Fhonneur d'avoir fondé, düns leur Roberts College, le DrenHer musée uéologique de Constantinople : ms à en juger par les langues qui se parlent Péra, le quartier européen par excel lence, ee sont les Haliens et les Francais qui ont parmi les étrangers Pavanage de PFinfluence et du nombre.
Grâce à Pinmigration des Francs, Constantinople na cessé de grandir. surtout depuis la guerre de Crimée, et nombre de villes et de villages situés en dehors de ses murs ont été changés en simples quartiers de l'ininense métropole. L'esuaire entier de bi Corne d'Orest bordé de maisons. et les constructions remontent au loin dans les deux vallées tributiires du Cudaris et du Barbyzès. Aux bords de mer de Marmara, les quartiers industriels se prolongent à louestde Fantique forteresse des Kept-Tours et au sud-est de Chaleédoine vers le golfe de NMeomédie. Entin, le long des deux
res du Bosphore, Sétendun quai de ullas de palais, de kiosques, de eates
À à pe |
sg Qu
[AT NOENELLE GEOGHAPINE ENIVERSELLE | Î 1 . à n ‘ 0 0 , | et d'hôtels. Cette avenue Hiquide et le vaste bassin qui ki précède, entre | Constantinople et ses taubourgs d'Asie, ont un développement d'environ
trente kilomètres, et sur ce parcours quelle étonnante succession de sites
\ . — Loüusphiot —- - .r-—< 2? ve LME | ‘ j f F À Î Le Kilia pi *) \ y A "NE . | | / "6 4 : TA w. : / Pi FL \ / Si Fr | : { { { C4 } à nl } l HS (N ; f f! F 14 f senérond À Trees ve . \
NTM GS Ag \ k %& | « | AUS à Fe ÊR k \ Sÿ É \ jy LUN Fn, ) 4 Ÿ ' : Ç À à +2 il ‘ad ol 1 EC 1 |
Lu 1). LS
} F - \ "0 # Carr BA OT SEA \ a£ f / : myuké sr .
DC: | re
ne
TA <., > Tera .
Ÿ © No ,
A 4 . El 6 Le # Cane Ve j
Scutaf'i
D kadi Kiür
merverttenx!Semblable à une vallée de montagnes, le détroit serpente en
brusques Snuostéss chaque raese creuse en golfe, puis S'avanee er promon: loire ter le fleuve marin se resserre. pour élargie au delà, puis se rétréerr cucore, el Jouve enfin sue Pintini de ltomer Noire, aux eaux st souvent
bouleversées par les vents du nord. Entre mer inquiète, que dominent de
tre l'on iles
ES
| | | Ki
EXVIRONS DE CONSTANTINOPLE 157
sombres rochers habités par Les hirondelles de mer, etle détroit tranquille, le contraste est partait. A la mer unilorme el sauvage opposent les paysages du Bosphore qui mêlent partout à leur beauté le charme de l'imprévus les groupes que forment les rochers, les palais, les ombrages, les embarcations de toute espèce, les éehafaudages bizarres des péchenrs bulgares et la nappe des eaux courantes varient à Pintinr.
De tous ces lieux de villégiature charmants, Balta-Liman, Théraqua, Busuk-Déré sont les plus célèbres, à cause des événements qui Sy sont accomplis et des personnages qui y résidents mais toute lai vallée marine est si belle, que l'admiration S'égare impuissante, Fest probable qu'avant peu une merveille du travail humain va s'ajouter à ces merveilles de la nature, À l'endroit le moins large, entre les deux chäteaux de Roumélie et d'Anatolie batis par Mahomet HE le canal a seulement 090 mètres de rive à rive: c'est prés de Kique Mandroclès de Kamos bâtie le pont sur lequel Darius fit défiler son armée de 700,000 hommes marchant contre les Seythes: peut-étre + construirateon aussi le pont de chemin de fer qui doit mettre un jour de réseau de Europe en communication avec celur de PAsiet. est fort regrettable que on n'ait pas encore procédé au mivellement des eaux du Bosphore. On ne sait pas site mieu de homer Noire est plus élevé que celui de lmer de Marmara, quoique le fait soit admis comme trés-probable pur certains céographes. est vi que le courant sort du Pont-Æuxin se porte vers la mer de Marmara avec une vitesse moyenne de 9 à N kilomètres par heure. mais se peut néanmoins que ce courant se produise sans qu'il ait pente de Faune à Fantre mer. Le Bosphore, comme le détroit de Gibraltar, est canal d'échange entre deux courants, Fun plus abondant, formé d'eau moins saline et coutant à ta surlace, Fautre qui se meut dans les profondeurs du eanals portantQune eau plus chargée de sel.
Deux anciens chäteaux génois qui gardentun défilé du Bosphore, Roumiihavak et Anadoli-havak, peuvent être considérés comme formant a limite septentrionale de cette ligne continue de palais et de maisons de plaisinee que projette vers homer Noire li eité de Constantmople. Cette Trmite coïncide exactement avec celle des terrains géologiques. Li commencentles fiises escarpées de dolérite et de porphire, qui se prolongent jusqu'à Fentrée du
PontÆuxiu et que terminentles roches Cyanées ou Nymplégudes, les céléhres
Longueur du détroit o0,00imotres.
Largeur moyenne, , 1,600 l'rofondeur movenne. 27
Profondeur extrèime. . h2
[RE] NOUVELLE GEUGRAPINE ENINENSELLE
écueils mobiles dont parle le mathe des Argonautes. Sur les deux rives d'Europe et d'Asie, les terrains volcaniques sont nus, tandis que la partie méridionale où dévonienne du détroit. de beaucoup la plus longue, est bordée des plus chacmants ombrages. Test heureux que les Tures, bien différents en cela des Espagnols et d'autres peuples du Midi, aiment et respectent li nature sis ont le goût des beaux mass d'arbres et cherchent à les conserver, autant du moins que le permet leur indolence, Grâce à eux, les platanes, les exprès et les térébinthes embellissent encore les rives du détroit: de mème, la vaste forèt de Belgrad recouvre à Fest de Constantinople le massif de collines oû juillissent les eaux d'alimentation destinées à la té, Les oiseaux sontausst plus respectés en Turquie que dans la plupart des pass chrétienss on entend partout le roucoulement plaintifdes colombes; des volées d'hirondelles et d'oiseaux de mer tourbillonnent à la surface du Bosphore, et ci et lèse montre ho grave eigogne, perehée sur le sommet d'un arbre où sur le pointe d'un minaret. Ces bizarres échassiers contribuent avec la physionomie générale de li végétation etle ste des édifices à donner à cette partie de FEurope un aspect toutcnéridional.
Néanmoins le elimat de Constantinople est beaucoup plus boréal qu'on ne sert tenté de le croire. Les vents froids des steppes 4e le Russie pénétrent Hbrement dans le détroit, dont bouche est précisement tournée sers le nord aussi les rigueurs de Fhiver sont-elles fortsensibles à Stumboul, et parfois le thermometre descend à 20 degrés au-dessous du point de glace. Chose plus grave encore, quoique Finfluence des mers voisines égalise un peu le elimat, cependant le manque d'obstacles à hemarehe des vents a pour conséquence de tréscbrusques alternattes de température. Suivant les années, le elinat moyen diffère de lemamére le plus étonnante tantôt il est celui de Pékin ou de Baltimore, tmtôt celui de Toulon, mème celui de Nice, est arrné, dans les années toutexeeptionnelles, que le Bosphore à été pris pur les glaces, de sorte que lt température de Constantinople devait être alors aussi basse que celle de Copenhague, Mais les débâeles étaient rapides et lon contemplait bientôt le spectacle, à da fois effravant et magnilique, des blocs de glace venant se heurter sur a Pointe du Série flottant au loin en arebipels tournosants sur amer de Marmara En Fannée 762, les masses cristallines provenant de mer Noire et du Bosphore étaient nombreuses, qu'elles se reformérent dans les Dardenelles en an immense pont de glace:
la téde mer Egée avait pris Paspeet d'un golfe de l'océan Polure,
Dé méme que li presque de Condantinople, tout le Hittoral de la
merde Marmara présente dans sa formation géologique une indépendance
kel
FA
BONPHORE ET DARDANELLEX. 159
complète du reste de la Turque. Le large bassin moderne de FErkene le sépare des montagnes de l'intérieur, et la région côtière ellesmême possède sa petite ehaîne de collines, bordant le rivage. Assez basses au nord de la mer de Marmara, ces hauteurs se redressent vers l'ouest et forment les escarpements du Tekir-Dagh ou Naintes-Montagnes, en partie granitiques, De la mer on voit les pentes grisitres, çà et à revêtues de broussailles et de pâtis, S'élever jusqu'à la hauteur de sept à huit cents mètres,
La péninsule de Gallipoli, l'ancienne Chersonèse de Thrace, se rattache à cette chaîne côtière par un isthme étroit et d'une faible élévation ; mais elle-même consiste en terrains de formation quaternaire, qui sont identiquement les mêmes des deux côtés du détroit des Dardanelles, Les falaises de la côte d'Europe correspondent assise par assise à celles de Ta côte d'Asie, et les fossiles que Npratt et d'autres géologues ont recueillis de part et d'autre, appartiennent aux mêmes espèces, Jadis un vaste lae d'ear douce oceupaitune partie de la Thrace et plus de la moitié de espace qui est devenu la mer Égée. Lorsque ces diverses contrées émergèrent des eaux laeustres, la Chersonèse était partie intégrante du continent d'Asie. Plas tard seule. ment, les eaux sorties du Pont-Æuxin par le Bosphore se fravérentanss leur voie par la fente de l'Hellespont ou des Dardanelles, détroit qui porte encor: le nom des antiques Dardaniens, Les sondages des mers voisines démontrent que par le relief de son plateau sous-marin, anses ben que par Sa formation géologique, la péninsule de Gallipoli appartient à Ps : le golfe allongé et profond de Karos la sépare du littoral de Le Macédoine eonnne un véritable abime. Peut-être les écuptions voleaniqnes dont on vont les traces à Fest et à l'ouest de la presqu'ile, dans le petit archipel de Marmara et près des bouches de La Maritza, ontelles coincidé avee de mouvement de rupture
Si les mesures de largeur données par Pme et Ntrabon sont exactes l'Hellespont se serait élargi depois Famtiquité grecque par Fefflet des cou rants. À létranglement d'bydos, amjourd'hau Nagara, 1manrait eu que sept stades de largeur, soit cnviron 25 mètres, tandis qu'il maintenant près de deux kilorméties C'est oque \erxes fit eonstruire un double pont de bateaux pour te pesage de son armée. Le He du fleuve mari est en cet endroit d'une grande profondeur, mins le courant est fort rapide, de sorte qu'il serait impossible, du moins à une flotte en bois, de forcer le passage des Dardanelles, Si les batteries qui armentles deux rives d'Europe et d'Asie étaient bien défendues, De méme que le Bosphore, Hellespont est un détroit à double courant. En hiver, lorsque les fleuves qui se jettent dans la met Noire sont arrélés par les glaces et que la mer de Marmara n'est plu
alimentée par les eaux du Bosphore, le courant d'eau salée venant di
Archipel pénètre dans les Dardanelles avec une force plus considérable : mais se meut constamment sur le fond, à eause du poids que lui donne Sa leneur en sel Deux fleuves se superposent toujours dans le détroit : en bas celui de Peau salée qui se dirige vers la mer de Marmara: à la surface,
une nappe d'eur relativement douce descendant vers la mer Egée!
N° 24, = DARDANEELES ET GOLFE DE sSAhos
? [ke LEMNOS | de Le | «
Gallipoli, lat onstantinople de Pellespont, bâtie à l'extrémité occiden- (HITE de la ner de \i irinara, es la prennere ville COTUISe qui les l'ures sut le territoire d'I urope LE li possédaient prés de cent années avant de s'être
cimparés de Stunbout. Toutefois Gallipoli. pus dus que bi capitale ‘vs | | | | | j' . l
peuplée en monté d'Osmantisseonmme à Rodosto et dans les autres ports Detroit des Dard | ON OO ipetre | RLLIE \uu Ds UNI
Proton exlrenin Ur
able :
lonne Lien
rlace,
lensut étre l'est
os
GALLIPOLT, RODOSTO, ANDRINOPLE. 161
du littoral de la Propontide, on y trouve des musulmans de diverses races, des Grecs, des Arméniens, des Juifs, vivant tous en communautés distinctes, quoique dans l'enceinte d'une même cité. La population des villages et des campagnes est composée presque exclusivement de Grecs; ls possèdent le sol et Le cultivent. Par un remarquable contraste, est précisément en vue de FAsie, dans la partie de la péninsule des Balkhans où les Tures se sont installés depuis le plus grand nombre d'années, que les Grecs ont, en dehors de la région du Pinde, leur plus vaste domaine ethnologique. Là ils n'oceupent point seulement le littoral, mais aussi tout l'intérieur de li contrée ; sauf les grandes villes, et çà et là quelques villages de Bulgares, toute la Thrace orientale leur appartient; du Bosphore à Andrinople et des Dardanelles au golfe de Bourgas, on se trouve partout en territoire hellénique.
La partie basse de cette région, vaste plaine triangulaire, Himitée an sud par le Tekir-Dagh et les collines du Httoral, à Fouest par les contreforts de Rhodope, au nord-est par les monts granitiques de Mtrandeha, est une des contrées les plus monotones de la Turquie: des bas-fonds marécaceux, des jachères y font penser aux steppes; en été, quant le vent soulève des tourbillons de poussière, on pourrait se croire dans le désert La morne untormité des plaines n'est rompue que par les silhouettes élorgnées des monts el par des groupes de battes artificielles d'origine inconnue. Ces anciens monuments, quisans doute servirent de tombeaux, sont st nombreux dans les campagnes de Va Thrace et de la Bulgarie qu'ils + semblent un élément nécessaire du paysage: un peintre pécherait contre le vraisemblance, Si négligent, en représentant un site de cette contrée, de mettre un où deux tumaudli dans son tableau.» En nu seul itinéraire de moins de 200 kilomètres, M Weiser a reconnu plus de trois cent vingt buttes.
La ville d'Andrinople, qui occupe à peu pres l'extrémité septentrionale de cette plaine sans beauté, produit un effeCenchanteur par la verdure de ses jardins contrastantavee les vastes étendues sans arbres que lon a parcourues, \ueune cité m'est plus riante, plus mélée de campagnes et de bosquets. Ni ce n'est au centre de la ville, dans les quartiers qui entourent br citadelle, \ndrinople, FÉdirneh des Tures, ressemble à une agglomération de villages distunets: les divers groupes de maisons sont séparés les uns des autres par des vergers et des rideaux de eyprès et de peupliers, au-dessus desquels s'élèvent et les minarets de cent cinquante mosquées, Les eaux vives des aquedues, de nombreux ruisseaux et les trois rivières abondantes de la Maritza, de la Toudja et de PArda égivent les faubourys et les jardins de cette Nil éparse, Andrinople n'est pus seulement une eité charmante, elle
mm ee Hamel
est aussi le centre de population le plus important de Fintérieur de la Turquie; le confluent des trois rivières, la convergence des routes qui descendent du bassin supérieur de La Maritza et du versant septeturional des Balkhans, et de celles qui montent de lomer de Marmara et de lomer Éuce, toutes les conditions du milieu géographique fusrient dece site Femplacement nécessaire d'une ville considérable, Là Sélevait Pantique Orestias, qui devint la capitale des rois thracess les Romains bätirent leur Adrinopolis. Les Tares 4 installérent le siége de leur empire avant que Constantinople fat tombée en leur pouvoir, et Fon voit encore le beau palais d'architecture persane, malheureusement fort mal conservé. que les sultans avaient construit à la fin du quatoraème siècle. Mais dans l'antique capitale, aussi bien qu'à Stamboul, les Osmantis sont en nninonté, Les Grecs les égalenten nombre et les dépassent en actes les Bulyarese qui se trouventen cet cadran sur la Hnite de leur domaine ethnologique, sont aussi représentés dans la dille par une communauté considérable en outre on 1 voit. comme dans toutes Les dilles d'Orient, Hi foule bariolée des hommes de toutes races, depuis de musicien igane jusqu'au marehand de a Perse. Les fnits sont proportionnelement plus nombreux à \ndrmople que dans les autres villes de Purquies mais par un contraste psrehologique des plus remarquables, 1 différent, affieme-ton,s de leurs coreligionnures dû monde entier par leur manque de finesse, leur naneté commerciale. aprés un proverbe local, faut dix ut pour tente tête à un Grecs» et non seulement les Grecs mis aussi les Bulgares etes Valiques réussiruient à tromper en affures les pauvres rites ee sera an curieux phénomene d'exception dans Fhistorre du peuple puit
\adrmople na pas de conmmumeations fees avec Midi, la vieille cité grecque aux temples souterrains, nrane d'autres ports de lamer Noire. Les deux issues naturelles de son bassin sont lé chemin que tarouvre vallée de lErkene vers le port de Rodosto, sur omer de Marmara, et la voie plus tor Leuse, moins face, qui descend directement ou sul par Demeotika et duns lquetle serpentent les CN de la Marisa \acucre les bouches de ce fleuve élinent éutées par les marins, à cause des hiines et des maréciges queen empestent les campagnes rrerunes mais compagne des ehemns de fer rouméliens 4 a ut abouti ba vor terrée d'ademeple à homer Egée. En cebendroint, le golte d'Enos S'avanee toi dans Fratérieur des terres et tour mt aux navires nn excellent aber contre tous les vents, à Fexception de cel du sudouest. Prochainement Le havre artheel de DedeAgateh dont pe mettre Aux Vaisseaux qui mouitlent encore à prés dun kilometre du
rage, daccoster les jetees d embarque ments mais des habitants d'Enos ne
RE