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d'apres Heuzey et Kepert. Grave par Erhard 12, rue Duguay Troun à Va " Echelle de 666 660 Va ur PE 0 10 20 So kil
considérable, dans lequei se déversent les eaux de la plaine encore marécageuse de Larissa; les habitants riverains du lac de Karlas racontent que parfois des grondements sourds sortent de ses profondeurs, et ils attribuent ce bruit, qui peut provenir de la soudaine compression de l'air dans les cavités profondes, au mugissement de quelque animal invisible. D’autres fonds lacustres entourent la base de lOlympe à l’ouest et au nord-ouest ; enfin diverses vallées des bassins supérieurs du Pénée et de ses affluents sont revêtues de terres alluviales laissées par les eaux. Hercule, disent les uns,
Neptune, suivant les autres, vida tous ces lacs de la Thessalie en ouvrant entre l’Olympe et l’Ossa l’étroite issue de dégorgement que les anciens appelaient la vallée de Tempé. Cette gorge, due sans doute au lent mais incessant travail d’érosion exercé par la masse des eaux supérieures, était pour les Grecs la vallée par excellence, le lieu idéal de fraîcheur et de grâce. Si grande était la renommée de Tempé parmi les Hellènes, sans doute à cause des souvenirs légendaires qui s’Y rattachaient, que tous les neuf ans une théorie envoyée de Delphes allait y cueillir les lauriers destinés aux vainqueurs des jeux pythiens. Certes, la vallée de Tempé est fort belle ; les caux rapides et claires du Pénée, le branchage étalé des platanes, les bouquets de lauriers-roses, les parois rougeâtres du défilé forment çà et là des paysages à la fois charmants et grandioses ; mais, dans son ensemble, la vallée, trop étroite et trop sombre, mérite bien son nom moderne de Lykostomo ou « Gueule du Loup ». Dans la Thessalie même, surtout dans les vallons du Pinde, combien de sites nous paraissent plus riants et plus beaux !
Les hautes vallées du Salambria sont, comme la partie inférieure de son cours, fort riches en curiosités naturelles, défilés, gouffres et cavernes. Au nord-ouest de l’Olympe, un affluent de « l’aimable » Titarèse coule dans l’étroite gorge de Sarandoporos ou des « Quarante Gués », qui fut considérée jadis comme une des portes de l'enfer. Par contre, les monts Lyngons où Khassia, dont les sommets calcaires et schisteux se dressent à 1,500 mètres entre les tributaires tortueux du Pénée, et plus à l’ouest, les hauts contre-forts du Pinde, sont devenus célèbres par leurs « œuvres divines » (theoctista). Ge sont des tours, des aiguilles, des prismes d’origine miocène qui se dressent isolément. Parmi ces piliers naturels, les plus célèbres sont ceux qui s'élèvent au bord du Salambria, non loin de Trikala, apitale de la Thessalie. Des moines, zélés imitateurs de Siméon le Stylite, ont eu l’idée de percher leurs couvents sur ceux des rochers qui se terminent par une plate-forme assez large pour les porter. Juchés là-haut et condamnés à ne point en descendre, ils ne reçoivent leurs vivres et leurs visiteurs que par le moyen d’un filet qui se balance en tournoyant à l'extrémité d’une corde mue par un cabestan. Au couvent de Barlaam, la hauteur de l'ascension aérienne qu’il faut exécuter ainsi, en oscillant au bout de la corde et en se heurtant de temps à autre contre la pierre, n'est pas moindre de 67 mètres ; des échelles appliquées bout à bot contre la paroi permettent d'accomplir le voyage d’une façon plus périlleuse encore. Du reste, le zèle religieux qui portait les moines à vivre dans ces aires d’aigles diminue peu à peu; des vingt couvents qui existaient
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