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THESSALIE. 17o autrefois, il n’en reste plus que sept; un seul, celui de Météore, est assez considérable : on y compte une vingtaine de caloyers.
De toutes les contrées grecques appartenant encore à l'empire ture, nulle ne s’est plus souvent agitée pour échapper à la domination des Osmanlis, nulle n’est revendiquée avec plus d’ardeur par les Hellènes eux-mêmes comme un fragment de la patrie commune et comme le berceau de leur ace. Par les traditions historiques, par la langue des habitants, par l'aspect général de la terre et du ciel, la Thessalie est bien, en effet, une partie de la Grèce; elle s’en distingue seulement avec avantage par une plus grande fertilité du sol, par une végétation beaucoup plus riche, par des paysages plus riants et plus doux. Il est vrai qu’en Thessalie, comme dans la Basse- Macédoine, l'atmosphère a rarement cette sérénité, ce bel azur profond que l'on admire dans la Grèce méridionale. Les vapeurs qui s'élèvent incessamment de la mer Égée vers l'Olympe et les autres montagnes rendent parfois l'air nébuleux et trouble ; mais elles prêtent plus de charme aux lointains, et surtout elles contribuent à la fécondité du sof en empéchant les fortes chaleurs estivales de le dessécher, de :e calciner comme les terres de l’Attique et de l’Argolide.
La population grecque de la Thessalie est assez fortement mêlée d'éléments étrangers qu'elle s’est graduellement assimilés. Il ne reste plus de Serbes ni de Bulgares dans le pays, quoique le nom d’une des principales branches du Titarèse porte encore le nom de Vourgaris, ou « rivière des Bulgares ». Quant aux Zinzares ou Macédo-Valaques, si nombreux au moyen âge sur les deux versants du Pinde, ils occupent entièrement quelques villages, surtout dans le massif de l'Olympe. Quoique très-fiers de leur origine romaine, ils ne peuvent que s’helléniser peu à peu, à cause du milieu qui les entoure : presque tous les mots de leur idiome qui désignent des objets de la vie civilisée sont de racine hellénique; leurs prêtres, leurs instituteurs prèchent et enseignent en grec; eux-mêmes savent tous le grec et, comme nationalité, ils se perdent par une émigration à outrance ; même les cultivateurs parmi eux ont conservé quelque chose du nomade: la vie errante du pâtre ou du marchand forain leur plait. Les Tures habitent encore en masses compactes les basses plaines qui entourent Larissa, et cette ville est elle-même en grande partie musulmane, Les pays montueux qui se trouvent plus au nord, entre la vallée de l’Indjé-Karasou et les lacs d’Ostrovo et de Castoria, sont également peuplés de Tures, qui se distinguent d’ailleurs de tous les autres Osmanlis de lempire : ce sont les Koniarides ; ils habitent aussi en petits groupes une partie de l’Ossa et de loin on peut toujours reconnaitre si les villages sont habités par des Turcs ou par des Grecs. Suivant la remarque
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