‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 10 sur 401 · SAVANES ET FORÊTS · texte numérisé non relu

SAVANES ET FORÊTS

s locaux des t due l'exis let les forèts

Bpars ou alignés : chaque rivière qui serpente est bordée d'une lisière de orêt, chaque ruisseau, chaque ravin a son rideau de palmiers bâches mauritia), colonnes régulières, « surmontées de dix à douze éventails Btombants qui forment chapiteau », et où les perroquets vivent en bus. Là où les cours d’eau se ramifient en une multitude de lits, les nes se divisent en autant de prairies secondaires, séparées par des leaux de palmiers bâches et autres arbres : c'est ainsi que les prés, s la vallée de la Loire, sont divisés par des alignements de peupliers. “L'aspect et la végétation des savanes changent suivant l'humidité ou la fa heresse du sol. Dans le voisinage de la côte et de ses bayous, certains ; ipris ou marécages tiennent déjà de la savane : ils se dessèchent en été ‘produisent alu:s une herbe rare, prolongeant vers la mer la surface s prairies sèches de l’intérieur; la plupart de ces marais sont des « pinobres », ainsi nommées des palmiers pinots (euterpe edulis) qui en borbnt les rivages. En s’exhaussant, du littoral vers l'intérieur des terres, ksol des savanes se revêt de diverses graminées et légumineuses anagues à celles des prairies européennes ; mais en général les plantes, peu levées et peu touffues, d'espèces grossières et rugueuses, sont de crois- Mince beaucoup plus inégale dans ces régions torrides que dans la zone impérée. D'un veri pâle pendant l’hivernage, rousse ou jaunissante penint l'été, la savane n’a que peu de fleurs : nulle part elle ne se diapre B couleurs éclatantes et n'exhale de parfums comme les prés de l'Eupe occidentale. Ce qui lui manque, c’est la collaboration de l’homme r le choix des plantes nourricières; d’après les rares clairières où le

Guyane pri. !

et la surface le de la terre

Ra.

C, Perrou.

avail agricole intervient par les semis et l'irrigation des espèces fourères, on devine quelle pourrait être l'exubérante production de ces gions guyanaises.

Su de rares exceptions, les habitants ne contribuent à modifier la égétali, a des savanes que d’une manière tout à fait indirecte, par l'inci-

vierge, enchet dans Ja me rizon jusqu'au à Île se parsème# tautour d'elles s-unes, notam-* es anglaise «#

ration des herbes sèches pendant la saison d'été. Ramasser quelques ) tues au milieu des cendres, tel est le but des brûleurs : ils ne s’occuint point d'améliorer les pâturages, et du reste, dans les savanes hautes, bourvues d’alluvions et revêtues d’une herbe maigre, l'incendie à seuvent oré plantes et racines jusqu'au ras du sable : quelques monticules les, recouvrant des galeries souterraines habitées par de gros lézards, ment déjà çà et là comme des espèces de dunes. Le feu, poussé par

borescente ; les ; e, UT vents, se propage quelquefois avec une grande rapidité, mais d'or-

nes propres ».

elques arbre 0

PHenri A. Coudreau, la France Equinoxiale.

Res x. ÿ

dinaire il est beaucoup plus lent que dans les prairies du Grand Oues!

nord-américain ou les ÿrousses algériennes : les plantes, contenant une plus forte part d'humidité, n’y fournissent pas un combustible aussi facilement inflammable. L'incendie s'arrête à la lisière des grandes forèts,

après avoir carbonisé quelques arbres des plus exposés ; il respecte même dans la savane les îlots verdoyants qui se sont formés autour des sources

et qui servent d’abri aux bestiaux pendant les ardeurs de l'été. Les forêts de la Guyane, qui, sur le versant oriental, recouvrent dk beaucoup la plus grande étendue du territoire, appartiennent à l'ai

végélale de l’Amazonie. Presque toutes les espèces de la selve sont reprisentées dans la forêt des Guyanes, qui pourtant n’occupe qu'une partie relativement peu considérable du continent : au lieu de forêts mono tones n'ayant qu’une seule essence ou bien un petit nombre de plantes

as iées comme les pinières et sapinières, les chênaies et hêtraies de l'Eurans au de l'Amérique du Nord, la Guyane possède un monde végétil prodigien par la variété de ses espèces : le seul territoire appartenant à la France s'a pas moins de 260 essences forestières, dix fois plus qu'on

n'en trouve dans la France elle-même. Le courant côtier qui longe le côtes guyanaises, après avoir suivi celles du Brésil depuis le cap Säo Roque, © contribue certainement à l’égalisation des flores par les graines, les fruits, les branchages qu'il entraîne. Mais on ne sait pas, même approximative ment, quelles sont toutes les richesses végétales de la Guyane, puisqu

certaines régions n'ont pas encore été parcourues; cependant les itin. raires suivis par les botanistes forment déjà dans l'intérieur un résex

très serré. En 1872, Grisebach évaluait à 3500 le nombre des espèce

guyanaises déjà décrites. Les familles prédominantes sont les légumi

neuses, qui représentent environ la neuvième partie des végétaux de k

contrée, puis viennent les fougères et les orchidées". Les palmiers, don: on compte une trentaine dans la seule Guyane française, constituent i peu près le centième de la flore, mais la majesté d'aspect, qui les signal de loin, leur donne une importance apparente de beaucoup supérieure. Les familles de l'aire vénézolane et colombienne qui manquent a Guyanes sont les plantes de montagnes vivant dans les Andes à des alir« tudes plus grandes que les sommets des Pacaraima et du Caïrrit. Au moin 200 espèces de fougères arborescentes croissent sur les pentes, à des hauteurs de plus de 900 mètres; Richard Schomburgk découvrit « quelques jours 93 espèces de cette famille dans le massif du Roraimi

4 À. Grisebach, la Végétation du Globe, traduction par P, de Tchihatchef.

FLORE DE LA GUYANE. 3ù

« Eldorado des botanistes » : ln moindre différence du relief, de l'exosition, du sol, y est indiquée par des plantes nouvelles. La befaria ou & rose andine » et un genre voisin du chinchona se trouvent aussi repré- Éntés sur les escarpements du Roraima. Sur les bords de l'Essequibo, és Indiens se servent de flèches taillées dans le bois de bambous vénéeux, produisant le même effet que le curare'. Les fleurs splendides de la victoria regia, découvertes en 1857 dans

Grand Ouest contenant une ble aussi fact. M randes forêts,

‘especte même ar des sources été.

recouvrent de nnent à l'air lve sont repri-

Page 1