‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 9 sur 401 · LACS ET COTES DES GUYANES · texte numérisé non relu

LACS ET COTES DES GUYANES

Rularité suivant une courbe convexe, indiquant le dépôt normal des pports : landis que les plages du sud ont été fortement érodées par le pt, une partie de l'ancien littoral a été emportée, et le cap de Nord, l'ile Maraca sont autant de témoins de l'ancienne rive continentale. Sur ae la longueur de la eûte hollandaise, à l'est et à l'ouest de Paramaribo, constate l'existence d'anciennes plages, marquées par des cordons littoax d'arbres qu'amena le flot marin.

Le contraste se montre aussi dans le régime des eaux riveraines. Au ge de la Guyane hollandaise, les vases molles qui recouvrent les ds cèdent comme un tapis mobile sous la pression des hautes lames # en diminuent ainsi l'agitation; de proche en pipche les vagues Pafaissent et la surface de la mer s’aplanit. Aussi les navires peuvent-ils

‘Muvent mouiller en sûreté près du rivage, en dedans du courant côtier,

M reposer dans une eau tranquille, alors que la tempête bouleverse au

“bin les flots. Au contraire, sur les plages du cap de Nord et de Maraca Ms marées se ruent sur la côte avec une extrême violence : nulle part, fme dans l'estuaire amazonien, le mascaret ou pororoca ne déroule

“Mus brusquement et à plus grande hauteur ses vagues successives : dès 00745, La Condhmine avait désigné ces parages de l’Araguari comme des

s redoutables pour les navigateurs. La marée, comprimée dans le lfe étroit sur les fonds graduellement relevés, s'élève dans l'espace de elques minutes au tiers de sa hauteur totale : on l'a vue monter souin à #et même 8 mètres au-dessus de la nappe de basse mer‘. L'inontion s'étend au loin sur les terres basses du littoral, et dans les

gies, où l’eau se gonfle à 12 et 13 mètres, on a vu le flot arracher rivages entiers composés de palétuviers entremêlés; ces îles flottantes verdure cinglent avec le courant pour aborder plus au nord vers la uche du Cachipour ou de l'Oyapok. Lors des mortes eaux, l'écart du flux fdu reflux est encore d'environ 3 mètres dans ces parages. Au large, à é distance variable de 25 à 80 kilomètres des côtes, passe le grand couht littoral qui se porte du cap Säo Roque vers Trinidad : son axe se bonge en moyenne à 220 kilomètres du continent, et la largeur totale la masse liquide en mouvement peut être évaluée de 380 à 400 kilotres. Sa vilesse varie avec Îles vents; parfois elle dépasse 150 kilotres par jour; d’autres fois, quand le vent alizé en retarde la marche, œourant ne se meut guère que d'un à deux kilomètres par heure

S'épanche latéralement en contre-courants et en remous : le flot

D Lartigue, Instruction nautique sur les côtes de la Guyane française.

ralenti s'élève alors dans les ports comme un courant fluvial en amont des écluses.

Les Guyanes se trouvent en entier dans le domaine des vents alizés du nord-est; cependant elles sont assez rapprochées de l'équateur pour que le vents généraux du sud-est s'y fassent aussi sentir pendant une partie de l'année. À Cayenne, pris comme point médian des côtes guyanaises, |: vent normal, dont la direction moyenne est celle de l’est-nord-est, soufil régulièrement dès les premiers jours de décembre et prend sa plus grandi force en janvier gt en février. A l'équinoxe de mars, l'alizé faiblit un peu, puis vient la période des calmes, interrompus de grains, et pendant |: mois de juiliet des brises du sud-est, de plus en plus fréquentes, indi. quent le mouvement de translation générale du système des vents ven l'hémisphère du nord. Cependant ces vents du sud-est, ou plus souven de l'est-sud-est, ne soufflent pas en un courant continu : ils tombe d'ordinaire pendant la nuit et sont remplacés par la brise de terre. Jamai la spirale des cyclones ne se déroule au-dessus des côtes guyanaises.

La saison pendant laquelle domine le vent alizé du nord-est corresponi à l’hivernage. Les pluies commencent d'ordinaire à tomber dès que | courant atmosphérique normal s'établi sur la côte; elles se continue !

jusqu'à la période des vents irréguliers et des vents secs du sud-est. |: mois de mars est, pendant l'hivernage, celui où les pluies tombent av le moins d'abondance : de là le nom d’ « été de mars » que l'on appliqu* dans la Guyane française à cet assèchement de l'air, Au mois de mai l4 nuages versent l'eau du ciel en cataractes : on donne à ces grandes pluiss le nom de « Pluies de la Psussinière ». La tranche liquide dépasse t

moyenne 2 mètres et demi sur le littoral guyanais, et même en certain années les udomètres enregistrent une pluie supérieure à # mètre On a vu des abats d’eau de 55 centimètres en douze heures’. Les plui sont extrêmement inégales suivant les années : à Georgetown, elles varié du simple au double, de 1,60 en 1885 à 3 mètres en IN Pendant l'hivernage, la température est légèrement plus basse que per dant l'été; mais elle n'oscille jamais que d’un petit nombre de deg autour de la normale, soit 27 de l'échelle centigrade. Dans l'intérieur les températures ne varient que faiblement, ear le relief du sol ne pr: sente de saillie considérable que dans les montagnes de Pacaraima; n

4 Pluies tombées à Cayenne en 1874: 4°,19 (Maurel et Hardy). 3 Everard F. im Thurn, Journal of the Colonial Institute, Session 1809-1895.

Btem

htest ères B, di ten land

Condi

LITTORAL, CLIMAT DES GUYANES. ôl

n constate les plus grandes oscillations dans leur abondance relative :

ial en amont Obndis que les nuages pressés contre les sommets se fondent en averses,

leurs ils cheminent au-dessus des plaines sans rencontrer d'obstacles

Êne laissent tomber qu'une faible part d'humidité. L'air contient pr esque À vents alizés du jours une forte quantité de vapeur d'eau. Le soir, les brouillards s'éten- ñ

U je ‘passés par les rrands ur pour que le nt comme un immense tapis sur la forèt, souvent dé pa: par les gr

une partie de guyanaises, le ord-est, souflle

es dont surgissent les eimes, semblables à des rochers au milieu de mer. Les champs, les caps, tout est recouvert par cette nappe humide, à elle se mêlent les miasmes du sol. Sur les Tumuc-Humae, où pendant

is de cinq mois Coudreau fit plus de quinze cents observations, l'humi- : est moindre que sur la côte : « les brouillards y sont plus secs » & a température de la nuit y descend à 16 degrés". .

sa plus grandi faiblit un peu, , et pendant |:

équentes, indi-

des vents ven ns à J es différences frappantes que présente la flore guyanaise doivent être

fribuées d'une manière générale à l'inégale répartition des pluies : le Fritoire se partage en deux zones distinctes, les savanes, —- campos s Brésiliens, — et la forêt vierge. Cependant il faut aussi tenir grand pte de la pauvreté de quelques terrains sableux, dépourvus de toute bstance humique, et de l'humidité d’autres terrains où les roseaux

pu plus souver à: ils tomber de terre. Jamai yanaises.

d-est correspon aber dès que k | ie us sais continue essés ne laissent pas germer les végétaux arborescents. Les régions sans du sud-est, l:

es tombent avt ue l'on applique mois de mai là

bres s'étendent pour la plupart à l'aval des collines ou des montagnes t le côté d’amont ruisselle de pluies. Ainsi, dans la Guyane anglaise, Éhaut bassin du Takutu, que les prolongements orientaux des monts

araima abritent contre les vents pluvieux, appartient en entier à la Brion des savanes. Mais, dans le voisinage même de la côte atlantique, s plaines qui, par ‘a position géographique et le manque de relief, semblent tout à fait à d'autres plaines boisées, sont pourtant com-

»s grandes plui uide dépasse t me en certain re à # mètre tres”. Les plui

tement dépourvues d'essences forestières. Ainsi, dans le territoire

testé franco-brésilien, des saitnes, interrompues seulement par les res d'arbres riverainer des Îuxes, se prolongent parallèlement à la ë, du cap d'Orange à l'Auazone, et la basse vallée de l’Araguari presque t'entière se déveloyge en un vaste campo. Dans la Guyane ansliise et landaise, les savanes forment une bande étroite de elairives ‘25 bords

etown, elles 0 iètres en NN s basse que pe mbre de degr Dans l'intérieu

Conditions météorologiques de }: Guyane côtière :

du sol ne (il Température Température Température Jours j moyenne, maxinmn, minime, de pluie. Pluies, Pacaraima; ni Georgelown.. . . 270,2 320,9 930,9 170 90 93 Paramaribo . . 960,1 300,5 ge,1 i7T 3,6 Cayenne, . . . . 270,04 390,5 22 160 5,92

du Demerara à ceux du Suriname. C'est à un des remous locaux des vents pluvieux et à la nature du sol, jadis lacustre, qu'est due l'exis tence de ces zones sans arbres entre les palétuviers du littoral et les forûts de l’intérieur.

De même que les Ilanos du Venezuela, les savanes de la Guyane pré: ! sentent toute la série des transitions entre la surface boisée et la surface herbeuse. En quelques sites la limite est précise comme celle de la terre

N° 7. — SAVANES DU TAKUTU.

C, Perron.

et de l'Océan aux coupures des falaises : au sortir de la forêt vierge, enchevêtrée de lianes et d’épiphytes, on se trouve brusquement dans la mer des herbes où le regard parcourt en liberté l'immense horizon jusqu'a profil lointain des montagnes. Ailleurs la forêt s’effrange ; elle se parsème de clairières, puis espace ses arbres, les abaisse, éparpillant autour d'elle des îlots forestiers. De même les savanes diffèrent : quelques-unes, notamment dans le voisinage du faîte de partage entre les Guyanes anglaise « brésilienne, sont complètement dépourvues de végétation arborescente; le Brésiliens leur donnent le nom de campos limpos, « savanes propres ». Mais dans la plupart des prairies guyanaises se montrent quelques arbre

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