‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 14 sur 401 · EDGE · texte numérisé non relu

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venimeux, tous désignés à Cayenne sous le nom de « grages' »; souvent ils sont comme engourdis. Des boas atteignent des dimensions énormes, surtout les serpents d’eau (eunectes murinus) : d’après Kappler, on en aurait tué un de plus de 13 mètres en longueur sur le haut Suriname. Un poisson très apprécié de l’Essequibo, le lau-lau, espèce de silure, dépasse 3 mètres et pèse une centaine de kilogrammes. Le piraï, dont l’homme redoute à bon droit les morsures, attaque même l’alligator pour en emporter un lambeau. D'un coup de dents il enlève les pattes des canards et la queue de l’iguane. Un autre poisson fait entendre une plainte musicale comme le grondin*.

Les Indiens de la Guyane ont un rare talent pour éiever les animaux sauvages, poules, agamis (psophia crepitans), grues, hoccos (crax alector), perruches, aras flamboyants, chiens, singes, sarigues, chevreuils, et jusqu'à des jaguars. L’étranger qui arrive brusquement près d’une cabane est radi) di altaqué par ces bandes d’animaux privés, et si les maîtres ne viennent D testée 4 imposer silence, il a grand’peine à pénétrer dans la demeure sans acci- } Schomt dent. Des deux espèces de chiens sauvages qui vivent dans la Guyane b:i- plus r tannique, l’une, connue par les Indiens sous le nom de maïkang, fait de littoral, grands dégâts dans les plantations. Ces carnassiers s’y introduisent la un angl nuit en fortes bandes et font massacre de poulets, perroquets et autres } anglicisé animaux domestiques, dans le plus grand silence : on ne s'aperçoit ordi- plantatic nairement de leur visite que le lendemain matin, à la vue du désastre. Le servitude

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croisement du maïkang avec l'espèce ordinaire produit une race excellente Les A pour la chasse, payée fort cher par les amateurs de Georgetown. point d' Indiens fortemen Tous les Indiens de la Guyane sont confondus par les Anglais sous le SN pour éch nom méprisant de bucks, sous celui de bocks par les Hollandais” : cette | domaine appellation les assimile aux bêtes de la forêt, quels que soient d’ailleurs cultivère les services que leur aient demandés les colonisateurs. Dans les premiers le type : temps, les Européens, ignorant la langue et les mœurs de ces indigènes, se | déjà si ! laissaient aller facilement à considérer les diverses tribus comme autant de mit en € nations distinctes : Barrère, en 1743, mentionne plus de quarante peu- SJ une épor plades dans la seule Guyane française, sans essayer de les grouper par D affluent ordre de parenté. Mais peu à peu on a reconnu la ressemblance des S blancs, € éléments ethniques, et, grâce aux études des missionnaires et des lin- On rema ! Moufflet, Revue Scientifique, 8 févr. 1890. b ‘'WH * C. Barrington Brown, ouvrage cité; — Boddam Whetham, Roraima and British Guiana. D Guiana,; —

# Carl Ferdinand Appun, Unter den Tropen. * Everard

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