FAUNE, POPULATIONS DE LA GUYANE
F:RQUVeNt fuistes, on est arrivé à classer les habitants primitifs des Guyanes en trois
énormes, familles, Arawak, Caraïbes, Tupi, qui se rapprochent d'ailleurs beaucoup r, On en Pau point de vue de l'apparence, de la physionomie, des mœurs, mais qui GFIRAME, présentent de notables différences par leurs idiomes.
e silure,
Les tribus les plus anciennes, constituant le groupe aborigène par rai, dont
cellence, paraissent être celles des Arawak (Araouaques, Araouages),
alor pour mot qu'une étymologie tupi fort improbable traduit par « Fariniers ». attes des … Tous les indigènes, aussi bien que les créoles, se nourrissent de manioc :
ie plainte ce n’est donc pas leur alimentation qui distingue les Arawak. On les rencontre sous ce nom dans les régions littorales de la Guyane britannique,
animaux et sous différents autres dans les districts de l’intérieur; d'ordinaire, ils
alector), 2 se disent eux-mêmes les Lokono (Lukkunu), c’est-à-dire les « Hommes! ». et jusqu'à ; Les Wapisiana (Ouapichianes), les Taruma (Tarvumans), les Atorai (Atoribane est Lradi) du haut Essequibo et du Takutu, les Palicour de la Guyane conviennent D testée appartiennent à ces populations primitives. Lors du voyage de
} Schomburgk, la tribu des Amaripa, jadis voisine des Wapisiana, n’était plus représentée que par une vieille de soixante ans. Les Arawak du littoral, vivant au milieu des policés, blancs, noirs et jaunes, auxquels un anglais plus ou moins jargonné sert de langue commune, sont tous
ans acciyane b'i- 1, fait de uisent la
et autres } anglicisés et se confondent peu à peu avec les travailleurs cosmopolites des çoit ordi- à plantations. Du temps des Hollandais, les Arawak étaient exemptés de la sastre. Le ; servitude, à laquelle on avait soumis « de droit » tous les autres Indiens. xcellente À Les Arawak de la Moruka, au nord de l'estuaire d’Essequibo, ne sont
point d’origine pure. Lors de la guerre d'indépendance vénézolane, des Indiens de l’Orénoque appartenant on ne sait à quelle tribu, mais déjà fortement hispanifiés par les mœurs, s’enfuirent dans la Guyane anglaise
s sous le M pour échapper aux réquisitions et aux massacres. On leur assigna comme s5 : cette domaine le territoire accidenté où naît la rivière Moruka. Ils s’y établirent, d'ailleurs cultivèrent le sol et, se mariant à des femmes arawak, firent retour vers remiers le type indien. Des Portugais immigrés se mélangèrent avec ces Indiens bènes, se déjà si fortement croisés, et la découverte des gisements aurifères les utant de mit en contact avec la population cosmopolite des pays de l’or*. Jusqu'à
te peu- SR une époque récente, les Arawak qui campent sur les bords de l’Aruka, hper par D affluent occidental de la Barima, vécurent complètement à l'écart des nee des 0 blancs, et, seuls parmi les indigènes, ils ne comprennent pas l’anglais.
es lin- On remarque chez eux, comme chez les Caraïbes des Antilles, quelques
1 W. IL. Brett, The Indian Tribes of Guiana ; — Daniel Brinton, The Arawack Language of à Guiana; — Ten Kate, Revue d'Anthropologie, 15 janv. 1887. 3 Everard F. im Thurn, Proceedings of the R. Geographical Society, October 1892.
ana. Û
traces de deux langues, l’une masculine, l'autre féminine‘, ce qui ne peut s'expliquer que par un croisement de races à la suite d’une conquite, Les Arawak ont gardé mainte coutume de l'ancien temps, entre autres celle des épreuves d'endurance : c'est à qui supportera le mieux les coups de fouet dont ils se cinglent les mollets en faisant jaillir le sang: pendant ces fêtes cruelles, la bonne humeur des Indiens reste invariable, Ces Arawak paraissent avoir été de beaucoup les plus civilisés des Guyanais, car ils possèdent des vases de forme très variée, avec des orne. ments et des figures grotesques d’hommes et d'animaux en haut relief, Les autres poteries guyanaises sont très simples et sans autre décoration que de grèles dessins linéaires. Est-ce aux Arawak qu'il faut attribuer les « pierres à écuelles » que l’on rencontre en plusieurs endroits des Guyanes, le cercle de piliers que Brown vit dans les montagnes de Pacaraima et les pierres écrites ou timehri du Berbice, du Corentyne et du Maroni, couvertes de figures d'hommes et d'animaux, de grenouilles surtout, et d’autres glyphes bizarrement entremèlés?
Wapisiana et Atorai, que les voyageurs anglais ou autres visitent rarement dans la région des faites, ont encore gardé leur type originel. Les Alorai perdront peut-être aux unions avec les autres races, car leurs femmes ont une remarquable perfection de formes et une grande noblesse M de visage. Tous ont le profil peu différent de l'européen et le teint presque |} blanc : d’après Henri Coudreau, nombre d’Atorai ne sont pas plus foncés que des Andalous, des Siciliens ou des paysans de la France méridionale. Les Wapisiana sont de couleur plus brune; ils ont moins de régularité dans les traits et d'élégance dans l'attitude, et, comme les Atorai, ont à peine quelques poils rares, courts et durs, sur la lèvre supérieure et au menton; mais leur chevelure est très abondante. Ils ne manquent jamais, hommes et femmes, de se passer au moins deux épingles dans la lèvre
es or!
et wap
inférieure et se traversent la cloison nasale d’une épingle à laquelle ik suspendent une pièce de métal : ce fut, paraît-il, le signe distinctif de h tribu. Les jeunes filles wapisiana avaient aussi l'obligation de s’arracher les deux incisives supérieures, mais cette tradition ne s’est pas main- M tenue. Ces indigènes n'ont d'autre costume que le calembé, — le pagne À des nègres, — mais ils sont passionnés pour la parure et s'ornent de À toutes les pièces de monnaie, de toutes les perles qu'ils peuvent trouver, #
Parmi être com les forêts nisés. N ils vivent bois, feu
La culture du maïs ne sert qu'à la fabrication du cachiri, espèce de ë Ent sd : sent, <
bière qui jette les buveurs dans une ivresse joyeuse : c’est pendant À Part des Sieurs f
4 R. Schomburgk, ouvrage cité. sur un |