N° 69. — POINTE DU CAP FRIO
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sont fermés et les riverains doivent les ouvrir, après les pluies prolongées, en pratiquant ‘es coupures dans les flèches d ‘val. Il serait facile d'exploiter ces ctangs en salines, et en effet on les a fréquemment utilisés, même sous le régime portugais, quoique des ordonnances royales de 1690 et 1691 eussent interdit d'en extraire du sel et de faire ceneurrence aux sauniers du Setubal.
La baie merveilleuse qui a donné son nora portrgais À ia cité principale du Brésil, Rio de Janeiro, ou « fleuve de Jaitvier », et qui jadis était bien
mieux nommée par ses riverains Tupi. Nicth::6y, « Eau cachée », on xx 39
Guanabara, mot dont l'étymologie est incertaine’, appartient par son extrémité septentrionale au type des étangs riverains : c’est à la fois un golfe et une lagune. A l'entrée elle ressemble à un détroit. Les roches granitiques se rapprochent, ne laissant entre elles qu'une passe de 1500 mètres avec 30 mètres d’eau sur le seuil. Puis les deux côtes opposées, à l’est et à l’ouest, se creusent de baies en hémicycle, dont les promontoires intermédiaires se prolongent par des îles et des îlots. Par delà le dédale de ces terres rocheuses et verdoyantes, s’arrondit le vaste lac intérieur, bordé de rives indécises que couvre et découvre le flot rythmé des marées. Sauf dans le chenal d'entrée, le cerele de collines et de montagnes semble se développer autour de la baie et de son labyrinthe d'îles : on se croirait perdu au milieu du continent si les voiles, points blanes sur les eaux bleues, ne rappelaient la mer. Des milliers d'embarcations reposent à l'ancre ou cinglent dans la baie, et pourtant il y reste de vastes espaces presque déserts. Avec ses trois cents iles, la nappe d'eau recouvre une superficie de #29 kilomètres carrés, dont plus du tiers avec une profondeur suffisante pour les plus forts vaisseaux; l'endroit le plus creux se trouve à l’est des hauteurs qui portent la ‘ille et dont les escarpements plongent dans la baie de Rio. La côte, profondément découpée, présente une succession de criques ramifiées offrant aux flottes une surface de mouillage illimitée et s’ouvrant vers la mer par de très larges portes. Cependant certaines parties de la baie s’envasent peu à peu et d’anciens lieux d'ancrage ont dû être abandonnés par les navires.
En dehors du rivage intérieur formé par le golfe, le littoral régulier est indiqué à l'ouest du massif de Rio par une flèche de sable, la restinga de Marambaia, se déployant en une plage presque rectiligne entre un promontoire et un ilot. Plus loin, le cône de lilha Grande, haut d'un millier de mètres, se profile sur le même alignement, projetant ses pointes dar: la direction d’un musoir péninsulaire, encore plus élevé, qui sépare de la haute mer le golfe de Paraty. Au devant de ces iles et presqu'iles la
mer reste profonde.
Montagne, vallée, littoral, la région offre dans un espace restreint des zones parallèles se distinguant par leur climat; les deux orientations de la côte, l’une du nord au sud, l’autre de l'est à l’ouest, ajoutent le régime des brises alternantes au contraste dans les variations de la température;
4 Emile Allain, Rio de Janeiro.
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