TÉNMITOIRE DISPUTÉ ENTRE LE DRÉSIL ET L'ARGENTINE
Jaast de Greenwich
d'apres la Commission Mixte
Territoires revendiqués par l'Ar£entine
Territoire primitivement
Territoire ajouté
revendiqué aux premières revendications 1 500000 © — b] 400 kil.
dans les forêts et n’atteignirent même pas les régions en litige; puis, après dix-huit années de vaines tentatives. la commission cessa de fonctionner'. Les républiques hispano-américaines héritèrent des prétentions de l'Espagne contre le Brésil, substitué au Portugal; mais, au cas où le bon droit des revendications espagnoles devrait être reconnu, à laquelle des deux républiques, Argentine ou Paraguay, appartiendrait le pays disputé? La force des armes à mis le Paraguay hors de cause. Déjà privé
1 Visasoro, Boletin del Instituto Geographico Argentino, 1892.
des « Missions » d'entre Paranä et Uruguay, il est trop faible pour qu'il lui soit possible de revendiquer plus à l'est le terrain débattu, et le procès se trouve restreint entre l'Argentine et le Brésil, En vertu d'un accord conclu en 1887, le président des États-Unis, choisi comme arbitre, décidera en faveur de l'une ou de l'autre des parties en conflit, mais sans qu'il puisse adopter le moyen terme de partager par moitié les terres disputées, comprenant un espace évalué à 30018 kilomètres carrés (1893), Les Brésiliens se sont avancés le plus loin dans cette région de forêts épaisses, au Campo Ere, au delà du Chapecé, dit Piquiri Guazt par les diplomates espagnols. En 1890, la population totale de la région neutre s'élevait à près de deux mille individus, possédant plus de 40000 têtes en gros bétail.
Les roches qui donnent son relief à l'État de Rio de Janeiro se continuent dans les États méridionaux de la République, mais avec de notables diflérences dans l'altitude et l'orientation. Malgré son nom, la serra do Mar ou « chaîne Côtière » n’est point une arète de montagnes, du moins au sud-ouest du massif de Bocaina. Après avoir escaladé le versant tourné vers la mer et la légère saillie que forme le rebord du plateau, le voyageur qui vient de Santos se trouve dans une plaine n'ayant pour bornes apparentes que de lointaines ecroupes. L'aspect de la végétation à changé brusquement : d'un côté les arbres somptueux et touflus de l'aire tropicale, de l'autre des plantes rabougries qui rappellent en maints endroits les landes de l'Allemagne du Nord, et sur les terrasses les araucarias superbes et réguliers laissant passer la lumière entre leurs branches". L'obstacle aux communications entre le littoral et les terres doucement ondulées de l'intérieur provient moins de l’äpreté des escarpements que de l'épaisseur des fourrés : les pionniers qui frayent à coups de sabre les sinueuses picadas sur les promontoires du versant ont à travailler pendant des journées et des semaines avant d'arriver sur les terrasses du plateau. Quoique les rides bordières se continuent régulièrement le long du haut pays, on les connaît sous des noms différents, en les désignant d'ordinaire d’après les villes ou villages de leur base. Audessus du port d'Ubatüba, les montagnes sont dites serra d'Ubatüba : entre Santos et Säo Paulo, on les appelle serra de Cubatäo, d'après un hameau perdu dans la brousse marécageuse, au bord d'un bayou qui con-
4 John Ball, Notes of a Naturalist in South America.
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