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Halfeld pour le rio Säo Francisco, et Liais pour le rio das Velhas. D'ailleurs, ces travaux cartographiques ne sont que la partie extérieure et visible des recherches approfondies poursuivies par les explorateurs dans l'ensemble de l'histoire naturelle.
La région la moins connue est celle des hauts versants paraniens, Malgré l'excellence de son climat, la fécondité de ses terrains, la facilité que présentent ses ampagnes pour la construction des routes et le développement considérable des eaux navigables de son bassin supérieur, cette région du Paranä brésilien n'a pas été explorée avec le même soin que celles de l’Amazone, du Säo Francisco et du Paraguay. La plupart des documents que l'on possède sur cette contrée d'un si grand avenir sont dus aux anciens explorateurs portugais et aux bandeirantes qui allaient à la découverte des mines d'or. Depuis le milieu du siècle, les ingénieurs chargés de tracer les voies ferrées et d'étudier la navigabilité des cours d’eau ont recouvert le pays d'un réseau d'itinéraires ; mais leurs voyages, ayant un but spécial, n'ont que peu contribué à la connaissance générale du pays et de ses immenses ressources agricoles. Les travaux sérieux d'étude géographique ont commencé tout récemment, depuis que les groupes de savants réunis au musée de Säo Paulo et à l'école des mines d'Ouro Preto ont inauguré et coordonné leurs recherches.
À lui seul, l'État de Sûo Paulo représente près de la moitié du territoire paranien du Brésil, et sa population est de beaucoup supérieure à celle des deux autres États réunis', Santa Catharina, le plus petit des trois, mais non le moins peuplé à égalité de surface, menace d'être encore réduit, car c’est dans la partie occidentale de son territoire que se trouve l’espace revendiqué par la République Argentine. Ce pays débattu reste indivis et presque désert depuis que les Espagnols et les Portugais s’avancent dans l'intérieur, les premiers par la voie du bas Paranä, les seconds par celle du littoral. Après un premier traité de 1750, une commission mixte s'occupa de la délimitation des deux « zones d'influence », mais ses travaux restèrent inachevés, et l’on ne put même identifier les rivières que de part et d'autre on réclamait comme limites. En 1777, le traité de San [ldefonso décida que la ligne de partage suivrait le faite entre
1 Superficie et population des trois États paraniens, en y comprenant le territoire des Missions revendiqué par l'Argentine :
Säo Paulo . . . 290 876 kil. carr. 1 500 000 hab. 5,2 hab. par kil. carr. ’aranà . . . . 2921319 » 320 000 » 1,45 »
Santa Catharina . 741456 » 250000 » 53,5 »
Ensemble, , . 86351 kil. carr. 2070000 hab. 5,5 hab, par kil, curr.
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ETATS PARANIENS DU BRÉSIL. 339 les sources des rivières, d'un côté le Pipiry Guazü, tributaire de l'Uruguay, de l'autre le San Antonio, affluent de l'Iguazû, et '« couvrirait les élablissements et missions de l'Espagne et ceux du Portugal ». Des commissaires, nommés pour la démarcation du territoire, ne purent s'entendre pour l'identification des rivières désignées ; d’autres s'égarèrent