HAUT PARANA ET SES AFFLUENTS
‘ampos ‘lu Paranä; toutefois deux hautes cascades, Avanhandava et Itapura, se succèdent dans la partie inférieure du fleuve. A la chute d’Avanhadava, un rocher traverse obliquement le Tieté, large d'environ 150 mètres, et la masse liquide, précédée d'un rapide, suivie d'un autre plan incliné, tombe de 15 mètres en une nappe d'écume; au salto d'Itapira, situé à peu de distance en “mont du confluent, les eaux plongent de 20 mètres en plusieurs nappes entre des piliers inégaux qu'ombragent des massifs d'araucarias. À quelques kilomètres au-dessus du confluent, le Paranä lui-même a formé la grande chute du « Vautour », — Urubupungä.
En aval du Tieté, le Paranä s’accroit de nombreuses rivières, dont les plus abondantes proviennent du versant oriental, celui qui s'ineline en pente douce. Sur le versant occidental, la déclivité, plus brusque, est parcourue de cours d’eau déjà considérables, mais de beaucoup inférieurs au rio Grande et au Tieté : le Sucuryü, le rio Verde, le rio. Pardo, l'Ivinheima. Ce dernier affluent s’unit au Paranä à une petite distance en aval d'un tributaire presque égal au rio Grande, le Paranapanema, dont les affluents supérieurs naissent dans le voisinage de l'Atlantique, sur le revers occidental des gradins qui descendent vers l'Océan. Environ la moitié du bassin fluvial dont le Paranapanema inférieur constitue l'émissaire commun reste terre inconnue, et quoique le Säo Paulo soit, à cerlains égards, l'État par excellence, grâce à ses avantages naturels, aussi bien que par la connaissance géographique que l'on a de son territoire, un espace triangulaire d'environ 75 000 kilomètres carrés, compris entre le Tieté et le Paranapanema, porte sur les cartes la désignation de Zona desconhecida.
Le Paranapanema, c'est-à-dire, d'après quelques étymologistes, la « rivière Inutile », mérite ce nom par ses rapides, ses barrages de pierres, ses cascades, qui l’interrompent aux points de croisement de toutes les arêtes rocheuses. Une très haute chute, le salto ou la cachoeira Grande, coupe son lit en aval du rio Pardo, limite actuelle de la colonisation : en cet endroit, le fleuve, qui débite une trentaine de mètres cubes à la seconde, plonge d’une dizaine de mètres dans une chaudière bouillonnante d'où l’eau s'échappe par une étroite fissure. D’autres saltos succèdent à ce salto Grande et la navigation ne peut commencer qu'en aval de la rivière Tibagy. Dès maintenant on pourrait utiliser cette voie navigable pour communiquer entre les États du littoral et le Matto Grosso. Les embarcations descendent le Paranapanema jusqu’à sa jonction avec le Paranä, à 258 mètres d'altitude, puis se laissent porter par le courant du fleuve jusqu'à la bouche de l’'Ivinheima, qu’elles remontent jusqu’au voisinage de
Miranda, sur le versant du Paraguay. L'ensemble de cette navigation se développe sur une longueur de 707 kilomètres.
L'Ivahy, le Piquiry, coulant parallèlement au Paranapanema, rejoignent en aval le courant majeur qui, par ses berges rocheuses, ses cluses, ses
apides, appartient encore au plateau, Mais une porte s'ouvre dans les