‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 207 sur 401 · AL ’ LAS · texte numérisé non relu

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d'amélioration du port comporte la construction de deux jetées parallèles, s'avançant jusqu'aux fonds de 6 mètres, et le dragage entre ces jetées d'un chenal de 400 mètres avec tirant d'eau de 8 mètres. Mais, en attendant la réalisation de ces projets, le commerce de Rio Grande do Sul, qui con-

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siste presque exclusivement dans l'exportation des viandes, a diminué : le trafic cherche les voies terrestres pour éviter le dangereux passage’. Les habitants de Sao José n’ont d'autre culture que celle des oignons seule plante qui prospère dans le sol sablonneux*. x

Le chemin de fer qui unit Rio Grande do Sul à Pelotas se continue à l’ouest, le long de la frontière uruguayenne, jusqu'à la ville de Bagé, située près de l’ancienne Santa Tecla, déjà sur le versant du Rio Negro, dont presque tout le cours se déroule dans le territoire de la république voisine. Par son industrie d'élevage, de même que par ses relations commerciales, Bagé appartient à la même zone que les villes espagnoles du sud, et des deux côtés de la frontière la population est très mélangée. Bagé et, plus à l’ouest, Santa Anna do Livramento sont pendant les guerres civiles les lieux de refuge des Uruguayens vaincus et les quartiers généraux où se reforment les bandes pour tenter des incursions nouvelles. Les montagnes voisines abondent en métaux, plomb, cuivre et or : près du bourg de Lavras ou des « Mines » on exploite ce dernier métal depuis 1855. En certains endroits le chemin de fer de Bagé à Pelotas traverse des couches de houille, d’ailleurs de mauvaise qualité, dont on s’est servi pour la construction des remblais’.

La région septentrionale des campos du Rio Grande n’a pas encore une population suffisante pour que des villes proprement dites aient pu naître dans le haut bassin de l’Uruguay. La première bourgade du fleuve supérieur est la fameuse Säo Borja, ancienne mission des Jésuites, autour de laquelle s'étaient groupés les Indiens Guarani : Aimé de Bonpland, l'ami de Humboldt et son compagnon dans « les régions équinoxiales », y ensevelit sa vie après avoir échappé au dictateur Francia. Plus bas, presque en face de la bouche de l’Aguapey, s'élève la ville d'Itaquy, où le gouvernement brésilien à installé son arsenal sur la frontière de l'Argentine. Déjà Itaquy commerce directement avec Montevideo pendant les crues, mais le marché principal, qui sert de port à la ville d’Alegrete, chef-lieu du bassin de l’Ibicuy, est Uruguayana, bâtie en face de Restauracion : un gué où passent les cavaliers, dit Paso de los Libres, réunit les deux villes et les deux États. Fondée par des exilés argentins, Uruguayana, point de départ des bateaux, à l'angle extrême du territoire brésilien, devint

1 Valeur du commerce de Rio Grande en 1891 :

42 000 000 milreis, soit, à 1 fr, 60 le milreis, 67 200 000 francs.

Mouvement de la navigation à Rio Grande en 1891 : 326 000 tonnes.

8 H, v. Thering, Petermann's Mitteilungen, 1887, Heft X. 3 H, v. Ihering, mémoire cité.

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