‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 208 sur 401 · RIO GRANDE DO SUL, MATTO GROSSO · texte numérisé non relu

RIO GRANDE DO SUL, MATTO GROSSO

iminué : célèbre pendant la guerre du Paraguay. Les cinq mille ennemis qui s'y passage !. étaient aventurés, en 1865, durent se rendre, après avoir subi le siège oignons en règle des trois armées alliées que commandait l'empereur dom Pedro. Point de ville brésilienne qui, en souvenir de ce fait d'armes, n'ait rue, ntinue à place ou promenade dite d'Uruguayana'. ré, située ro, dont ique voi- IX commer- MATTO GROSSO du sud, rée. Bagé La très vaste région du Matto Grosso ou de la « Grande Forêt », d’une s guerres superficie égale à trois ou quatre fois la France, n’est, sauf une étroite ers géné- zone médiane, qu'une immense solitude aux limites indécises, sinon inconelles. Les nue, du moins encore abandonnée aux Indiens et aux bêtes sauvages, ne près du se rattachant au reste du Brésil que par les pistes des chasseurs et le uis 1855. cours des rivières navigables qui y prennent leurs sources. D'ailleurs, ce s couches nom de Matto Grosso n'a pas même la valeur d’une « expression géograir la con- phique », car il s'applique à des contrées fort distinctes, n’appartenant que par de faibles étendues à la selve de la dépression amazonienne : la plus 1s encore grande partie du territoire est comprise dans la zone des saillies qui sépaaient pu rent les deux versants du nord et du sud et que recouvrent des brousses du fleuve rabougries ; une autre part consiste en fonds partiellement desséchés d’une s, autour ancienne mer dont les rivages sont parsemés de maigres bois. L'ensemble onpland, de la population policée, qui réside dans les rares colonies du Matto ales », y Grosso, n’égale même pas celle d'un faubourg de Rio, le chef-lieu de la presque République, et cependant nulle autre contrée ne dépasse en fécondité cergouver- taines parties de ces déserts brésiliens, situés au centre mème du contirgentine. nent, sur les faites de partage des rivières amazoniennes et platéennes. Il :S crues, y à largement place dans le Matto Grosso pour cent millions d'hommes”. chef-lieu Sauf à son extrémité méridionale et à l’occident, le Matto Grosso ne fut ion : un bux villes 1 Villes principales et historiques du Rio Grande do Sul, avec leur population approximative : point de Porto Alegre . . . . . . . . 52 000 hab. | SantaCruz. . sorte 6000 hab. À Pelotas.. , , . . . . . . . 33000 » Santa Anna de Livramento . . 5000 » , devint Rio Grande et Säo José. . . . 23000 » Jaguarño. . . . . , . , , . 5000 » Büpb mere era m40000)) AlBBTATE re, ns ee A0 à 4000 » Säo Leopoldo. . . . . . . . 8000 » HIT uma 4000 » Uruguayana. . : . . . . . 8000 » Säo Borja.. . . . . . ., 2500 »

* Superficie et population approximatives du Matto Grosso :

1590 000 kilomètres carrés; 83000 hab. policés; 0,06 hab, par kil. carré, 100000 » avec Indiens; 0,07 »

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point touché par les itinéraires des conquérants espagnols, Ceux-ci, après avoir découvert les trésors miniers du haut Pérou et colonisé, de l'autre côté du continent, les bords de l'estuaire de la Plata, se bornèrent à ‘attacher les deux parties de ce prodigieux domaine par l'exploration du haut Paraguay et des plaines de la Bolivie. Les Paulistes, chasseurs d'hommes, furent les premiers blancs qui pénétrèrent dans la « Grande Forêt », Vers 1680, un certain Manoel de Campos avait déjà visité les campements des Indiens Boror6, sur le versant méridional des plateaux, et d'autres traitants le suivirent. La découverte de l'or accrut soudain le nombre des voyageurs paulistes et, chaque année, des caravanes, dont quelques-unes, composées de centaines de bandeirantes, partirent pour celte « Terre de Promission » où, suivant le bruit public, on ramassait les pépites par arrobes. Mais, pour se guider sûrement dans leurs monçôes ou expéditions annuelles, les aventuriers de Säo Paulo n'avaient point de routes tracées. Exposés aux attaques des Indiens ennemis, n'ayant d’autres vivres que le produit de leur chasse et de leur pêche ou des aïiments volés dans les campements d’indigènes, ils avaient à se construire des barques et des radeaux, à éviter les naufrages, les fièvres, les blessures, On ne pouvait s'arrêter pour soigner les malades : blessés, fiévreux, faméliques, tous ceux qui ne pouvaient suivre le convoi étaient abandonnés dans la brousse, à la merci des fauves. Des expéditions disparurent sans qu'un seul en réchappât'. Dans ces régions presque désertes, sans routes, rayées de pistes sinueuses, les distances sont peu connues, et dans leurs estimations les voyageurs peuvent se tromper du simple au double, ou mème davantage : comme autrefois dans tout le Brésil, on n’y compte les marches que par « lieues » d’une moyenne de 6 à 8 kilomètres, mais comportant un écart beaucoup plus grand, de la legôa grande à la legôa pequena et à la legôa de nada ou « lieue de rien? ».

Pour gagner les mines de Cuyabä, où se trouve maintenant la capitale de l'État, territoire détaché de l’ancienne capitainerie de Säo Paulo, les chercheurs d'or se laissaient d'abord porter par le courant du rio Tieté, puis descendaient le Paranä jusqu'au confluent du rio Pardo, dont ils remontaient le cours inférieur, pour atteindre, par son affluent l'Anhambubhy, la serra de Santa Barbara et les campos de Vaccaria, d'où la rivière Miranda, le rio Paraguay, le Cuyabä les menaient au but après un voyage de longs mois. A leur tour, les Mineiros, rivaux des Paulistes,

1 Barbosa de S4, Relagao das Povoagôes; — Severiano da Fonseca, Viagem ao redor do Brazil. * Henry Koster, Travels in Brazii

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Paulo, du rio do, dont affluent ia, d'où il après ulistes,

do Brazil.

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