‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 278 sur 401 · C. Perron lcrbales · texte numérisé non relu

C. Perron lcrbales

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férence sur une hauteur de 8 mètres’. D'après Bonpland il en existe trois espèces au Paraguay, différant peu les unes des autres et ressemblant aux congonhas des plateaux brésiliens. L'aire de la plante comprend tout l'espace qui s'étend des Minas méridionales aux frontières du Rio Grande do Sul et de la mer au fleuve Paraguay. On l'aurait aussi découverte, par delà le Chaco, dans les parties septentrionales de l'Argentine, mais ces contrées n’en font aucun trafic : la meilleure yerba est celle du araguay, surtout celle que l'on cueille dans les, forêts du Mar: “ajû. Sous la direction des Jésuites, les Guarani cultivaient le maté : chaque mission avait ‘son yerbal, produisant du cad mini, récolte de meilleure qualité que le cad nana. Il y aurait eu recul dans les arts agricoles,

‘ Albert Hans, Notes manuscriles.

car le Paraguay ne possède plus que des matés sauvages, épars ou groupés dans les forêts, et, loin d'établir des plantations de yerba, on abat même les arbres pour récolter plus aisément les feuilles'. Les exploitations principales se trouvent loin des villes, et les yerbateros ont de longs voyages à faire à travers les solitudes avant d'avoir récolté leur moisson de feuilles et de ramilles', qu'ils soumettent d'abord à un feu doux pour les dessécher et les crisper, et qu’ils réduisent ensuite en poudre avant de les livrer au commerce. La boisson que donne la décoction du maté paraît être à la fois un stimulant et un aliment d'épargne, relardant la dénutrition. La production du maté paraguayen se partage à peu près par moitiés pour la consommation locale et pour l'exportation”.

La deuxième récolte du Paraguay par ordre d'importance est celle des oranges. Le voyageur de Bourgade attribue une origine américaine à l’espèce d'oranger-date, apepu, qui produit un fruit d'un goût aigrelet tout particulier. On la rencontre en pleine forèt, loin de toutes les habitations humaines, raison sérieuse en faveur de la provenance locale du végétal; d'ailleurs le nom qu'il porte est de pur langage guarani, tandis que les arbres, légumes et animaux importés d'Europe ont des appellations légèrement modifiées de l'espagnol. Quoi qu'il en soit, les diverses variétés introduites par les colons ont merveilleusement réussi : en

aucun pays l'orange n'a meilleur goût qu'au l'araguay. Chaque village s’entoure d’orangeries, chaque muisonnette a la sienne. Il suffit qu'une lioi feuille soit entraînée par le vent sur un terrain légèrement humide pour r'es que des radicelles adventives se détachent du pédoncule et donnent nais- el sance à un arbrisseau; pendant les crues on a vu les rivières charrier les à ( fruits d'or par millions. Le commerce d'exportation des oranges, qui se fait da presque en entier par les ports de l'Asuneion et de Villeta, ne représente lai qu'une très faible partie de la production, le manque de communications el faciles ne permettant pas de porter à quai les fruits des vergers éloignés”. Vi Presque toutes les oranges se perdent, et l’industrie commence à peine à pe

1 De Bourgade; Albert Hans, Notes manuscrites. # J, P. and W. P. Robertson, Letters on Paraguay.

5 Exportation du maté en 1887. . . . . 6413 tonnes, Consommation locale Dssts . . b030 »

Ensemble, . . . . . . . . . . . . 11443 tonnes. Valeur de la production totale, . +. «+ + 11000000 francs

4 E. de Bourgade la Dardye, ouvrage cité.

5 Exportation des oranges du Paraguay en 1886 : 50 000 000.

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