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en bois peintes de gris rappellent les massives constructions en briques de |
la cité hollandaise. Quelques édifices, palais du gouvernement, synagogues, églises, donnent un grand air à la cité, d'aspect un peu vieilli. For proprement tenue, elle n’est point insalubre, quoique l'atmosphère, non renouvelée par la brise marine, soit un peu celle que l’on respire dans unt serre de plantes tropicales. Un chemin de fer unira prochainement h capitale aux districts fertiles de la rivière Saramacea. Le fort de Nieu Amsterdam occupe une position stratégique d'importance capitale au con-
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fluent du Suriname et du Commevwijne, en face de l’estuaire rectiligne que forme le chenal maritime à l'entrée du fleuve.
A l'est de Paramaribo, les bords du Cottica et du Commewijne étaient occupés autrefois par une succession non interrompue de plantations et de jardins, en partie abandonnés de nos jours et pour la plupart ayant changé de propriétaires : des noirs, fils d'anciens esclaves, sont devenus les possesseurs de maint domaine dépendant jadis de quelque g and fief hollandais. Le village de Sommelsdijk, que domine un fort pentagonal, au confluent des deux rivières, et qui commande toute la région des bayous, rappelle le nom d’un gouverneur hollandais, qui à lui seul posséda un tiers des plantations de la colonie. Sur la rivière Suriname, à 80 kilomètres en amont de Paramaribo, les ruines d’une synagogue et les quelques cabanes de Joeden Savane, la « Savane des Juifs », font penser aux Israélites portugais et livournais qui vinrent, en 1644, s'établir sur les bords du fleuve après leur exil de Pernambuco. La population blanche se compose encore pour une bonne part de Sémites : ce sont eux qui manient les affaires d'argent à Paramaribo et donnent à la colonie la plupart des médecins, des juges et des avocats. Au siècle dernier, ces Juifs avaient leur propre administration de la justice, du moins en première instance; pendant leurs fêtes religieuses, ils échappaient à toute poursuite légale”.
La rive gauche ou hollandaise du Maroni est très faiblement habitée : les groupes de paillottes y appartiennent presque tous à des Indiens Galibi et aux descendants des nègres marrons. Quelques Bovianders, gens nés de pères hollandais et de mères indiennes, habitent sur les rivières de l'ouest*.
Aux temps de l'esclavage, la principale récolte de Suriname était celle du sucre comme dans la Guyane anglaise, mais les planteurs, n'ayant pu résister à la crise, abandonnèrent la plupart de leurs grandes exploita- Mions, et la colonie ne possède plus qu'un petit nombre de sucreries, appartenant à de riches capitalistes pourvus d’un outillage aussi complet que celui des usines de Georgetown; une seule propriété occupe une
‘ G. P.IL. Zimmermann, Bulletin de la Société de Géographie, 1880. # Superficie et population probable de la Guyane hollandaise en 1893 :
120 000 kilomètres carrés; 80000 habitants, y compris les Boch; 0,66 hab. par kilom. carré
Paramaribo . 98 800 habitants.
population de 1580 personnes, Africains, Hindous, Javanais et Chinois. [a el paysan culture du eafier, jadis fort importante et fournissant environ 6000 tonnes D out d à l'exportation annuelle, fut tellement délaissée, que la colonie dut impor- } “ommune ter le café nécessaire à sa consommation. Cependant, depuis 18835, l'in- L'indus troduction du cafier de Liberia, qui réussit fort biey dans les terres de due. L'o Suriname, même mieux qu'à Java, a ranimé cette industrie, et quelques possession: planteurs en attendent le relèvement de leur fortune. On s’adonne, hs vallée découvrit N° 44, — ZONE CULTIVÉE DE LA GUYANE HOLLANDAISE. trouvailles
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