ayant un rev
convient, dis dans la région nord-occidentale, à l'extraction de la balata, la gutt- ions de « percha guyanaise. Le cotonnier n’est plus cultivé. Le cacao, la denrée par lenir pour di excellence, demande peu de soins : les arbres ne produisent qu'après À douze ans huit ou dix ans, mais donnent une récolte sûre et régulière”. Les grandes 8 écoles. Le plantations dont les produits alimentent le commerce étranger enr. chissent moins le pays que les petites cultures dans lesquelles les nègres
0 120 kil.
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1 G. Verschuur, recueil cité. j
* Plantations de la Guyane hollandaise en 1887 : Cacaoyères. . . . . . fus Autres grandes plantations :
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et paysans de races diverses s'adonnent à la production des « vivres » et surtout de la banane. Une plantation, Onverwacht, est la propriété commune d'une colonie de trois cents nègres, cultivateurs et bûcherons.
L'industrie aurifère a pris quelque importance dans la Guyane hollandaise. L'or était déja exploité depuis une vingtaine d'années dans les
uelques possessions françaises lorsque le gouvernement néerlandais fit explorer adonne, les vallées tributaires du Maroni, et que le « prospecteur » Alma y
découvrit le métal précieux, en 1874. Depuis, on a fait de nouvelles trouvailles dans les hauts de tous les fleuves, principalement sur les bords de l'Aoua, la rivière récemment attribuée aux Hollandais, et la produetion annuelle de l'or s'est régulièrement accrue, sans avoir atteint la valeur de # millions de franes'. On n’exploita d'abord que les sables aurifères, mais les mineurs ont remonté les vallées jusqu'aux roches qui renferment les veines de métal et commencé l'attaque de ces parois. Ainsi la production minière est devenue en peu de temps l'une des branches importantes de l’industrie coloniale, encore limitée à un petit nombre d'articles’. En vue de l'exploitation des mines, on a ouvert entre le Suriname et le Maroni un chemin de 79 kilomètres.
Le gouvernement colonial dispose d’un pouvoir absolu, en dépit de quelques formes parlementaires. Le gouverneur nommé par la Couronne est en mème temps le président de la « maison d'Assemblée », composée de treize membres, dont quatre désignés par lui. Les neuf autres manda-
Perron
laires, élus pour six années, doivent leur nomination à des notables ayant un revenu d'au moins 40 florins. Le gouverneur propose, et, s’il lui convient, dispose. Son avis n'est-il pas accueilli, il donne par écrit les aisons de son dissentiment et les membres de la majorité doivent se le nir pour dit. L'instruction est obligatoire pour tous les enfants de sept douze ans et l'on comptait en 1887 près de 5400 élèves dans les 8 écoles. Le budget annuel s'élève à 2 millions et demi de francs.
la guttaenrée par qu'après
s grandes ger enr : + 1 Production de l'or dans li Guyane hollandaise en 1891 : 1252 kilogrammes. Valeur : 3 388 000 francs.
2 Mouvement commercial de la Guyane hollandaise en 1893 :
Exportation . . . . . . . . . . . . 9000000 francs Importation . . . . . . . . . . . 12 000 000 »
les nègres
Ensemble 21 000 000 francs.
Mouvement de la navigation en 1890, à l'entrée et à la sortie :
454 navires, portant 183 000 tonnes.
circonscriptions
le pays se divise en seize districts politiques aux ariables; mais toute décentralisation administrative ne leurre dans un pays dont la capitale contient à elle seule olus de la moitié de la population totale, non compris les nègres Boch, qui échappent au recensement. On a prèté au gouvernement germanique l'idée d'acheter li Guyane hollandaise pour en faire une colonie pénale à l'instar de Cayenne. à
peut être qu'un
Acerue du territoire contesté qui la prolonge au sud jusqu’à la bouche A de l'Araguari, la Guyane française égalerait en surface le territoire de h #8
moins que sa part des Guyanes : on ne peut en raconter l'histoire sans
comme si jamais ce littoral avait été une colonie, dans le vrai sens du mot. B Depuis que, au seizième et au dix-septième siècle, des flibustiers français, errant sur la mer, établirent des ports de refuge et de course au
Guyane britannique; mais pour la population, l'industrie, le commerce, k 86 . CAO , : * : + RAT vie politique et sociale, il n’y a poiut de comparaison possible. De toutes À
les possessions d'outre-mer que la France s’attribue, nulle ne prosper |
humiliation. L'exemple de la Guyane est celui que l'on choisit d'ordi } naire pour démontrer l'incapacité des Français en fait de colonisation, À
(fi
endroits favorables de la côte, jamais immigration vraiment spontanée Bs
ne se dirigea de France vers la Guyane. Tous ceux qui, pendant deu!
siècles et demi, débarquèrent sûr ces rivages, entre le Maroni et l'Oyapok,
y vinrent amenés comme fonctionnaires ou soldats, en troupeaux d'erÀ
claves, d’'engagés, de colons officiels, où même en chiourmes de trans portés et de galériens. Jamais la colonisation libre n’a vivifié la contrée. Souvent les emplacements des villages étaient désignés d'avance par de administrateurs qui n'avaient jamais vu le pays. Des ordres inapplicabie
venus de Paris s'exécutaient au hasard. Aucun préparatif n'avait été fat
sur le terrain pour accueillir les nouveaux venus : on les vit périr par
milliers, sans abri, sans nourriture, campés au bovd des eriques marécr à
geuses. Mème ceux que le sort avait favorisés et qui avaient trouvé un gite et des vivres, finissaient par succomber : « se sentant abandonnés di monde entier, ils mouraient, faute d'avoir la volonté de vivre!. »
Les essais de colonisation forcée ayant tous échoué, il sembla naturel de
1 Jules Itier, Notes statistiques sur la Guyane française.
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faire choix de la Guyane comme lieu de déportation pour les ennemis politiques et comme établissement spécial pour les condamnés de droit commun. Plus d'une fois, des terres notoirement insalubres furent assignées aux exilés : le pouvoir, écartant la responsabilité de prononcer la mort, ne l'en avait pas moins pour complice. La « guillotine sèche », tel fut le nom populaire donné à « Cayenne ». Pareille appellation explique le sentiment d’aversion qu'éprouve un homme libre pour ce lieu de séjour, qui pourtant n'a point le redoutable climat attribué, par la légende à la Guyane française depuis que les déportations en masse y jetèrent tant de alneureux. L'insuceès même des efforts que l'ou fit à diverses reprises pour coloniser la contrée eut pour conséquence une grande incertitude ans les projets du gouvernement central et dans les entreprises des admiistrateurs locaux. Rarement fonetionnaire s’installe à Cayenne sans désir de retour dans la mère patrie : voyageur de passage, il ne prend qu'un Médiocre intérèt à une contrée qu’il espère quitter bientôt, il ne s'attache boint au sol, mais peut-être cherchera-t-il à se distinguer par quelque aste entreprise en désaccord avec celles de ses devanciers et destinée à le ignaler en haut lieu. Aucun esprit de suite ne préside à la gérance de gtte possession coloniale : depuis le milieu du siècle, trente-quatre gouerneurs se sont succédé à Cayenne. Aussi tous les progrès réels qui accomplissent dans la Guyane française, soit par l’accroissement de population, soit par l'exploitation des richesses du sol, doivent-ils re attribués, non à l'action gouvernementale, mais au lent travail qui à produit spontanément dans la masse indigène, à laquelle viennent se Endre quelques immigrants de la Martinique, des nègres marrons de briname, des Portugñt:, et des Brésiliens des régions limitrophes. L'imation de coulis bindous se fit sans méthode et sans humanité : de 12 engagés dan: la ‘orec de l’âge, 4522, — plus de la moitié, — sont bris en vingt-deux années, de 1856 à 1878: 675 seulement ont été Datriés!,
se bassin de la puissante rivière du Maroni, qui sépare les Guyanes landaise et française, n'a pour habitants dans toute la partie haute et ÿenne de son cours que des Indiens, des nègres, et quelques orpail- Ps, fort elairsemés. Les premiers établissements des blanes se voient à
soxantaine de kilomètres de l'estuaire : encore appartiennent-ils
Auhave, les Coolies indiens et les Nègres à la Guyane.
XIX
presque tous aux pénitenciers; la colonisation libre y est représentée par
quelques plantations eoncédées à des Arabes sortis du bagne. L'établisse. MR «lors la
ment d'amont, Saint-Jean, qu'un chemin de fer unit au chef-lieu de |; SS baptisar colonie pénale, groupe ses cases dans une région marécageuse et insalu- @ RAUTRPEL
bre, Saint-Laurent, où résident les directeurs du péniteneier, est mieux 8 Ve 2 R } ; 14e situé, et les cabanes des condamnés, nègres, arabes, annamites, se décou- À
pent en lumière sur les masses sombres d'un pare touffu : près de li
s'étend le cimetière aux tombes ombragées de dracénas. En face de Kant. MS
(IEEE 24118497)
Laurent, sur la rive gauche du Maroni, se montre le village d'Albina,
seule colonie que les Hollandais aient fondée sur le grand fleuve', Pli
haut, dans l'ile Portal, se trouve la plus importante plantation de lh
Guyane française, utilisée pour la production du roucou.
La rivière Mana, qui succède du côté de l'est au Maroni, possède sa pete
commune, dite Mana comme le cours d'eau, mais les autres coulées (18
littoral, Organebo, Iracoubo., Counamano, traversent des régions presqk b ë |
inhabitées. Mana rappelle les tentatives de colonisation qui furent dirig
avec le plus d'énergie et de persévérance : une religieuse, Mme Javoub
entreprit et accomplit cette œuvre avee une singulière force de vol À
presque sans contrôle du gouvernement, mais soutenue par lui. Aidià
des sœurs de sa communauté, d'un certain nombre d'engagés et de pli
sieurs centaines d'esclaves, elle fonda divers établissements, plantation®
asiles, écoles, hôpital, léproserie. Le village actuel, considéré comm
l'un des plus salubres de la Guyane, était autrefois le « grenier à riz »
la colonie.
Le village de Sinnamari, bourg de fondation hollandaise, situé près
la bouche d'une rivière de nême nom, est devenu fameux comme lé
d'exil,. En 1797 et 1798, après la conspiration royaliste de fructilié Fà
plus de cinq cents suspects furent transportés à Sinnamari : un nav
la Charente, avait emmené de France 329 individus, dont 171, soit vie ‘
| de la moitié, succombèrent rapidement aux fatigues, au découragemi
| | et aux maladies. Bien autrement meurtrière encore avait été en 1763 8
tentative de colonisation qui débarqua environ treize mille émigru
d'Alsace, de Lorraine, de Saintonge sur les bords de la rivière Koun
a une cinquantaine de kilomètres à l'est du Sinnamari. La France ven
ol
de perdre le Canada. Choiseul et son cousin de Praslin, qui gouvernai Lt
les comédie
Transportés à Saint-Laurent au 1° juillet 1899. 0 0, , . , 410 M Canada,
| Relégués à Saint-Jean » RAT NE Ur 1 257 donner de | Morts à Saint-Jean de juin 1889 à juillet 1892 (soit 52 pour 100). . 1 365
| A banes. Le | (Verschuur.)
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Albina, hèR uve'. Plus BR tion de li de sa petit É coulées th à ns presqu #0f ent dirigée
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SItUÉ près ( comme lé de fructidi : un nai 74, soil ls \COUFAGEM sen 1709 Ile émigrés ère Kour L'rance veu
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ur.)
GUYANE FRANÇAISE, 15 alors la monarchie, décidèrent qu'on remplacerait le territoire perdu, et, f F ‘ 4 s] . . s
baptisant la Guyane du nom de « France Équinoxiale », ÿ envoyèrent successivement des flottes entières chargées de colons. On expédia jusqu'à