N° 126, — MONTEVIDEO
—— Quest de Greenwich d'après la carte marine américaine et d'autres documents
frofonaeurs
LES mètres d'altitude, le Cerro, le « Morne » par excellence, signalant aux navires l’entrée du port. Exposée aux fraiches brises de la mer et dominant un bel horizon de rivages, Montevideo est une des cités améri- ‘aines les plus gracieuses d'aspect. Bâtie en pente sur le flane de la colline péninsulaire, elle étage en amphithéâtre ses maisons, loutes couvertes en terrasse, d'où l’on voit le port, la baie, la rade éloignée : les demeures somptueuses portent des miradores abritant les spectateurs du soleil ou
de la pluie. Les constructions, que ne menacent pas les tremblements XIX, 79
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de terre comme au Chili, ont pu se dresser à une plus grande hauteur que celles de Valparaiso, mais en largeur on à dû économiser l'espace : la population s'y presse en paliers superposés; à cet égard, Montevideo a l'apparence presque européenne. Les fenêtres des rez-de-chaussée sont défendues extérieurement par des grilles remplaçant les anciennes baies en saillie comme dans les maisons d'Espagne, et la cour intérieure ou patio verdoie d'arbustes humectés par l'eau grésillante des fontaines. Quelques beaux édifices, des banques, des théâtres, la Bourse, s'élèvent dans la partie basse du promontoire urbain, au milieu de l’espace enfermé naguère par les restes des fortifications espagnoles : on ne voit plus les restes de l’ancienne forteresse. La capitale de l'Uruguay possède tous les grands établissements d’une cité de premier ordre, entre autres une université, dont les cours sont fréquentés surtout par les étudiants en droit, politiciens et législateurs futurs. Les rues sont aussi animées que celles des cités européennes; par le mouvement de ses omnibus sur rails, qui constituent l'unique moyen de locomotion à bon marché, Montevideo rivalise avec Rio et dépasse de beaucoup Paris".
Le port de Montevideo paraît s'être notablement détérioré depuis que les Espagnols s’établirent sur ses bords; les alluvions vaseuses ont recouvert les fonds tout autour de la baie ; tandis que le tonnage ordinaire des navires s’accroissait, l'épaisseur des eaux diminuait, et ce port que vanlient les anciens marins est aujourd'hui redouté. Les plans de la ville publiés à diverses époques témoignent des changements considérables qui se sont accomplis. On à fait, il est vrai, quelques travaux d'amélioration, on à élevé des quais, construit des brise-lames, fixé la grève par des murs verticaux qui servent de promenades, creusé des bassins au pied du Cerro; mais la houle du sud entre librement dans le port, et l'on n'a pas encore trouvé les millions nécessaires pour jeter au large une digue d'abri. Les navires de 3 à # mètres entrent seuls dans le port que protège la péninsule urbaine, et les paquebots transatlantiques doivent rester en dehors, dans une mer presque toujours agitée. Malgré les inconvénients de la rade, le commerce à gardé son point d'attache à Montevideo, dont la position géographique, à la porte d'entrée des régions platéennes, offre tant d'avantages : vingt grandes lignes de bateaux à vapeur y on leur escale, des bassins de carénage établis autour du port et en face de
* Omnibus sur rails de Montevideo en 1890 :
Longueur des rails en kilomètres, . . . . . 171 Chevaux et mules. . , . . , , . . . . . . 5 894 Voyageurs transportés, . . . . . , . . . . 20 300 000
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