MONTE VIDEO
Montevideo, à la base de la colline, permettent aux armateurs de réparer
les grosses avaries. La station de quarantaine, jadis établie dans le port ?
mème, à l'ile de las Ratas, a été reportée en mer, dans l'ile de Flores, Ÿ située à une vingtaine de kilomètres à l'est‘. Il a été question de construire un grand port en eau profonde, dans la baie de Buceo, à une dizaine de kilomètres à l'est de Montevideo, quoique en dehors de la rade; mais les projets de l'ingénieur anglais sont trop coûteux pour qu'on ait pu encore y donner suite et sont ardemment combattus par les négociants intéressés au maintien du centre commercial à l'extrémité de la péninsule. L'industrie locale, multiple comme celle de toutes les grandes cités,
comprend de vastes saladeros, placés sur les pentes du Cerro, d’où l'odeur
du sang et des viandes abattues se répand souvent sur la ville. La plupart
des fabriques appartiennent à des étrangers, et les Basques français ont le
plus développé les travaux du jardinage : ils cultivent aux environs d'admi-
rables pépinières. Mais les constructions empiètent sur les jardins, et les
faubourgs se groupent autour des villas éparses, les transformant en quar-
tiers urbains. Aux jours de fête, la foule se porte à Paso Molino, Union et
autres lieux de plaisance : un des endroits les plus fréquentés, le Cerrito,
commande le magnifique panorama de la cité, de ses promenades, du port, de la rade. En été, les baigneurs se dirigent en multitudes sur les
stations de bains, Playa Ramirez et Pocitos, situées à l'est sur la rive
océanique. Les chemins de fer qui rayonnent autour de Montevideo la
mettent en relations avec tous les lieux importants du lilloral maritime
et fluvial. Quelques-unes de ces villes, situées dans le département de
Canclones, qui entoure celui de Montevideo au nord et à st, Piedras,
Canelones, Sauce, Pando, servent de résidence aux nombreux négociants
de la cité. L'eau pure qui alimente la capitale provient de la rivière de
Santa Lucia, coulant dans un lit granitique, à 53 kilomètres au nord :
le réservoir, établi à Piedras, à 30 mètres au-dessus du niveau de la
grand'place, contient de 12 à 15 millions de litres.
1! Mouvement commercial de Montevideo en 1890 :
28 700 000 $ ou 16 600 000 $ ou
154 900 000 francs, 89 640 000 »
Importation .
Exportation .
45 500 000 # où 244 540 000 francs,
Mouvement de la navigation d'outre-mer à Montevideo en 1892 :
Ensemble, .
2 156 navires, jaugeant 2 840 448 tonnes.
Part de la vapeur, 1384 navires, jaugeant 9377 592 tonnes, Cabotage 4 470 navires, jaugeant 26099298 »
Recettes de la douane : # 8598 560 ou 46 450 000 francs.
Maldonado, bâtie au bord d'une baie semi-circulaire qui ressemble à celle de Montevideo et que défend à l'est la pointe la plus méridionale de toute la côte uruguayenne, offre un meilleur ancrage que celui de la capitale, mais il est trop éloigné de l'entrée du rio de la Plata et les navires ne s’y arrêtent que rarement, sauf quand une révolution rend le séjour à Montevideo dangereux. La petite ville a été fondée par des Espagnols de Rio Grande qu'avaient expulsés les Portugais, et souvent des chercheurs d'or et de pierres précieuses y ont débarqué, espérant s'enrichir dans les vallées métallifères qui ont Minas pour chef-lieu, de l’autre côté des collines qui limitent au nord le versant de Maldonado; mais l'Eldorado n'a point encore livré ses trésors. Plusieurs phares éclairent la côte voisine, formant l'angle du continent entre l'estuaire et l'Atlantique : il serait nécessaire aussi de rallumer un ancien fanal sur l'ile Lobos ou des « Phoques », située au large du cap de Maldonado ; mais le propriétaire des pêcheries, craignant que la lumière n'effrayät les cétacés, à obtenu du gouvernement qu'on éteignit la tour à feu’. On capture des phoques sur toute la partie de la côte comprise entre Maldonado et le cap Santa Maria. Muratori raconte que les « loups de mer » abordaient autrefois les navires, examinant les hommes avec la plus grande attention, en grinçant des dents comme les singes.
La principale ville de la côte océanique, Rocha, n'est pas construite sur le littoral, mais près d’un étang qu'une flèche de sables a séparé de la mer. Les plus fortes agglomérations du versant se trouvent dans le bassin d'écoulement de la laguna Mirim : Treinta y Tres, ainsi nommée en l’honneur des « trente-trois » héros qui franchirent l'Uruguay en 1825, après avoir prêté le serment de chasser le Brésilien; Nico Perez, station terminale en 1895 du chemin de fer qui reliera directement Montevideo et Rio Grande do Sul; Melo ou Cerro Largo. que l'on croit être une ville de grand avenir pour l'exploitation des granits, des porphyres, des mines de plomb et de cuivre et les gisements de houille ; Artigas, qui constitue une seule ville avec la brésilienne Jaguaräo, située sur la rive opposée du fleuve de même nom, Jaguaräo ou Yaguaron*?.
* M. G. and E. T. Mulhall, Handbook of the river Plate.
2 Villes principales de la Bande Orientale, avec leur population approximative :
Montevideo. . . . . . , . . 200000 hab. | Cerro Largo (Melo). , . . . . 6000 hab. Paysandü, . , . , , . . . 20000 » ROGHA Sn 5 5 se 6000 » BAD, + à à à 0 + « 42000) Santa Lucia. . . . . . , . , 5000 » Mercedes, . , , , , , , , , 9000 » Fray Bentos. . . , . , . , . 5000 » SANNDBÉS 5 68 à 64 0 7000 » TC TENTE ET 5000 »
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