‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 301 sur 401 · ARGENTINE ET ARGENTINS · texte numérisé non relu

ARGENTINE ET ARGENTINS

mrtage se développe sur les plus hauts sommets qui marquent le faite des wersants ». Ce texte implique une certaine contradiction, puisque la ligne brisée qui réunit les cimes ne coïncide pas exactement avec les sinuosités de l'aigue-verse, Les dissentiments sont done inévitables, surtout quand ils'agira de régler les limites dans les Andes patagoniennes, où les chaînes sont interrompues par des brèches nombreuses et où le dédale des fjords, œntournant les chaînes, vient baigner les plaines à lorient de la cordillère; mais le traité prévoit un arbitrage pour toutes les questions disputes. Quant aux terres de la Fuégie, l'acte de partage entre les deux puissances ne laisse prise à aucune interprétation douteuse. Il semble donc qu'il ne puisse y avoir prétexte à discussions; néanmoins une certaine rivalité des deux États limitrophes s'est fréquemment manifestée, donnant lieu à de violentes discussions dans la presse et dans les parlements respectifs. Forts de leurs guerres toujours heureuses et de leur organisation militaire à l’allemande, les Chiliens se croient invincibles, et, de leur côté, les Argentins, plus nombreux, possesseurs d’un territoire sinon plus riche, du moins plus vaste, ne seraient point disposés à admettre que, pour la puissance, ils soient au second rang parmi les républiques espagnoles de l'Amérique du Sud.

En tout cas, leur force, comparée à celle du Chili, est singulièrement amoindrie par le manque d'unité politique. Sauf la guerre causée par la dictature de Balmaceda, le Chili a presque toujours eu, quoique divisé en deux classes ennemies, l'apparence de la paix civile, tandis que l'Argentine a vu se succéder d'innombrables révolutions locales, et parfois des guerres acharnées, embrassant tout le territoire de la République. Depuis la fin du régime colonial, pendant lequel ils n’étaient point heureux, quoiqu'ils fussent sans histoire, les Argentins n'ont eu, pour ainsi dire, que des armistices, et pendant des années la guerre a sévi en permanence. Quelles sont les causes de cette combativité des Argentins, qui l'emporte même sur celle des Vénézolans et des Mexicains? Faut-il y voir, dans une certaine mesure, un phénomène d’hérédité? Quoique certaines peuplades aborigènes, toujours en guerre, aient, pour la plupart, cessé d’exister en groupes indépendants, elles se sont perpétuées par les traditio et les mœurs dans la race métissée, et sous l'impulsion des rivalités poliliques les vieux instincts de haine se réveillent facilement. Les mœurs carnivores de la population doivent être aussi pour quelque chose dans la violence des passions et l’indifférence au sang versé. Mais ce ne peuvent être là que des causes secondaires. La raison majeure de ce manque

d'équilibre politique et de ces oscillations brusques doit être cherchée dans xx. 75

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la persistance du conflit entre deux principes opposés, celui de l'autonomie locale, et une centralisation envahissante, héritage de l'ancien gouvernement. D'ailleurs la différence est-elle si grande entre les révolutions de l'Argentine et l'état formidable de paix armée sous lequel la vicille Europe menace de succomber”?

Les Argentins ont l'intelligence facile, merveilleusement réceptive de l'Espagnol; ils ont l'audace et le courage, et, comparés à leurs voisins du Brésil, un caractère plus décidé, une volonté plus nette, u “ce d'exé. cution plus rapide et plus énergique. Ils se donnent aus. . de grands enthousiasmes collectifs sous l'impulsion de nobles idées, et rarement fête égala en joie et en grandeur celle que provoqua l'abolition de l'esclavage au Brésil. Tous étaient heureux de voir disparaître cette tache de l’histoire américaine et se sentaient les frères de ces Brésiliens qu'ils avaient si souvent qualifiés, par habitude, d’ «ennemis héréditaires », Pleins d'ambition, ils voudraient « faire grand », et réellement ils ont su, pendant les jours de prospérité, développer leurs ressources matérielles avec un si merveilleux entrain, que même les Américains du Nord étaient éblouis. Leur industrie faisait surgir des villes au milieu des solitudes; tel campement habité hier par des sauvages recevait aujourd’hui des machines à vapeur, des téléphones et des journaux. Non seulement les grandes cités platéennes pouvaient, à maints égards, s'égn" aux capitules de l’Europe, elles cherchaient à les dépasser. L’Arge \imait à comparer son rôle dans l'histoire du monde à celui des États-Unis du Nord, et en réalité, malgré les contrastes produits par la différence numirique des habitants, il ÿ avait une certaine analogie entre le développement des deux nations. Pour l'immigration notamment, les phénomènes élaient identiques.

Mais les mauvais jours sont venus. Les grandes entreprises, lancées avec des capitaux étrangers, sans souci du lendemain, n'ont pas toutes réussi, et celles qui ont donné des revenus n’ont favorisé que des spéculateurs, surtout étrangers, et les grands propriétaires de l'Argentine; l'enrichissement rapide de quelques-uns et l'appauvrissement des autres ont eu la démoralisation publique pour conséquence, et, tandis que les spéculateurs se livraient au jeu des actions, les politiciens se ruaient à la curée des places. Puis la réaction se fit brusquement et des banqueroutes plus ou moins déguisées par des artifices budgétaires arrêtèrent presque toutes les entreprises sérieuses. On a pu constater une fois de plus combien instable est l'équilibre d'un pays où la richesse publique ne repose pas sur le labeur du paysan propriétaire, et dont les progrès industriels, simples décors

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Cependant les avantages naturels que présente le pays dans l'économie générale du genre humain sont tels, que les crises, si longues et si profondes qu'elles soient, peuvent retarder mais non empêcher les progrès de l'Argntine, Sa population s'accroît quand mème, l'immigration s'y porte de nouveau, la superficie des terrains utilisés augmente, et l'on commence à pénétrer dans les deux parties du territoire qui ont le plus de richesses en réserve : au nord-est le pays des « Missions », à l’ouest les vallées andines où les fleuves Colorado et Negro prennent leurs sources. Dans ces régions au sol fertile, à l'air pur, au climat délicieux, alternant en saisons qui «onviennent au tempérament de l'immigrant d'Europe, il y a place pour des millions d'hommes.

Pris dans son ensemble, le sol de la république Argentine s'incline légèrement en pente régulière de la crête des Andes vers les plages de l'Atlantique. Mais ce plan présente des ressauts et des inégalités qui rompent la monotonie du paysage; même quelques massifs de montagnes isolées se dressent à distance des Andes dans le long triangle de terres qui termine le continent sud-américain.

La puissante masse andine, qui occupe une si grande largeur du territoire dans le Chili septentrional et la Bolivie, s'étend aussi dans l'Argentine du nord-ouest, entre les versants du Pilcomayo, du Bermejo, du Juramento. Sur l'énorme piédestal de 4500 mètres en altitude moyenne, s'élèvent, suivant un alignement régulier du nord au sud, des sommets qui dépassent 5500 mètres et que recouvrent les neiges, même pendant loute l'année. Le cerro de las Granadas est un de ces pics superbes, commandant les mornes solitudes de la puna, à l'angle nord-occidental de la frontière argentine. Interrompu au sud par un grand cirque d'érosion dans lequel coule le rio de las Burras, le plateau s'abaisse à moins de 4000 mètres, mais il reprend pour former d’autres nevados ou dômes neigeux, tels le Pasto Grande, l’Acay, le Cachi. A l'est, d'autres vallées d'érosion se continuent par les seuils du plateau entre les vallées tributaires du Pilcomayo et celles qui descendent au Bermejo et au Juramento; mais le plateau, découpé en franges, en promontoires, en chaînes de montagnes, présente encore des sommets grandioses dépassant 4500 mètres de hauteur et portant des neiges pendant une partie de l’année. La sierra

qui domine à l'ouest la vallée de Jujuy dresse deux pitons à plus de 5500 mètres, le nevado de Chañi et les Tres Cruces. Au nord de Jujuy, dans le coude aigu que forme le haut Juramento, la chaine de Zenta se détache aussi du plateau en un long promontoire". À l'abra où « col » de Zenta, où passe le sentier d'Oran à Humahuaca, le seuil se trouve à l'altitude de 4515 mètres. D'autres eroupes de la chaine s'élèvent à près de 5000 mètres; cependant la neige qui les recouvre parfois se fond presque aussitôt, Sous cette latitude et ce climat sec, la limite inférieure de la ligne des neiges persistantes doit passer probablement entre 5500 « 6000 mètres.

Toutes ces montagnes, toutes ces pentes de plateaux offrent les traces du champ de glace qui descendait au loin dans les plaines. Cette région de l'intérieur eut done sa période glaciaire ou peut-être même ses périodes successives de glaciation. Les escarpements morainiques se ravinèrent en laissant entre eux des fosses énormes, séparées par des obélisques de ‘ailloux et des colonnes « coiffées »; partout la base des montagnes est flanquée de terrasses, hautes de quelques centaines de mètres, où les graviers s'entremélent avec des couches de sable. Ce sont là des phénomènes qu'on ne saurait expliquer par la simple action de l'eau et le dépôt des alluvions*.

À l'ouest de Salta, les chaînes de montagnes qui frangent le plateau se suivent en retrait, diminuant de largeur et d'altitude à mesure qu'elles se prolongent vers le sud, déchiquetées par les torrents d'érosion. Une crète élevée à même été complètement détachée des hautes terres andines par des espaces arides qui furent autrefois nivelés par les glaces et les caux. Cette chaîne devenue distincte ei se développant en une ligne sinueuse du nord au sud, à l'ouest des campagnes de Tueuman, est la sierra d'Aconquija. Avec ses prolongements et ses promontoires extrèmes, de la grande courbe du Juramento aux débuts de la Rioja, elle n’a pas moins de 490 kilomètres; mais la crête proprement dite, inclinée du nord-est au sud-ouesi, n'a guère que le dixième de cette longueur. L'Aconquija, au cœur de granit, est très brusquement coupé sur sa face occidentale, qui regarde les Andes, tandis que ses déelivités de l'est sont plus douces, flanquées d'avant-monts çà et là boisés. On donne le nom de Clarijo ou de « Cheville » au massif central d’où les ramures de montagnes rayonnenten diverses directions : au nord, les Cumbres de Calchaqui; à l'ouest, la sierra del Atajo; au sud, la rangée d'Ambato; au sud-est, celle de los

! Martin de Moussy, Description de la Confédération Argentine. + Ludwig Brackebusch, Petermann's Mitleilungen, 1895, Heft VIL.

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Altos, continuée par les monts d’Ancaste. Pendant l'hiver de 1895, le géologue Rodolfo Hauthal a le premier gravi la cime la plus élevée de

N° 139, — PLATEAUX ET NEVADOS DANS LA PARTIE NORD-OCCIDENTALE DE L'ARGENTINE.

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cône suprême, il avait passé deux jours, à 4500 mètres de hauteur, dans une fissure de rocher, pour s’abriter d’un vent furieux. Quoique situé

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dans la zone tempérée, l'Aconquija n'a pas de glaciers, mais on distingue parfaitement les traces d’anciens fleuves cristallins et, à la cote de 4700 mètres, Hauthal vit deux petits lacs, d'origine évidemment glaciaire, retenus par un barrage de moraines frontales’.

Le nevado de Famatina, qui s'élève à plus de 200 kilomètres au sudouest de l’Aconquija, ressemble à ce massif par son aspect imposant, vu surtout de ses pentes méridionales; mais il n’est pas, comme l'Aconquija, complètement détaché du plateau des Andes : par un pédoneule de hautes terres, qui suit l’axe du système, il se rattache aux masses andines. Le Famatina, plus haut que l’Aconquija, puisque le sommet central attcindrait 6294 mètres, d’après Naranjo, qui l’a gravi, semble encore beaucoup plus grand par son élévation relative au-dessus plaines de sa base, situées à l'altitude de 1000 à 1500 mètres. Des gsanits et des porphyres constituent le noyau de la chaîne, et les roches latérales se composent de schistes métamorphiques aux couleurs variées, blanes, rouges, noirs, Au sud, la sierra se continue directement par une chaîne graduellement abaissée, qui va se perdre dans la région des salines ; on peut la considérer comme appartenant au même système des rangées de montagnettes et de collines qui se succèdent en échelons, parallèlement aux crêtes majeures des cordillères. Tels sont la sierra de Chaves et le massif non moins isolé de Pié de Palo, qui domine à l’est la cité de San Juan.

A l’ouest du nevado de Famatina, le plateau rétréci des Andes se décompose en deux cordillères parallèles, d'altitude à peu près égale et contrastant par la nature de leurs roches. La cordillère occidentale constitue la ligne de faite entre les versants et en même temps la frontière entre le Chili et l'Argentine. La cordillère orientale, appartenant en entier à la république platéenne, est décomposée en fragments par les vallées des torrents qui la traversent de distance en distance et en emportent les débris dans la plaine. Tandis que la cordillère chiléno-argentine, de beaucoup la plus jeune, se compose de formations mésozoïques ayant çà et là livré passage à des masses éruptives plus récentes, la chaîne plus ancienne de l'est, la « pré-cordillère », appelée aussi « anté-cordillère » et suivie d'une contre-cordillère", consiste en granits, porphyres et strates paléozoïques. Cette deuxième chaîne fut évidemment l'arête primitive d'ossa- Lure, el sa démolition était déjà commencée par le temps lorsque s'éleva le rempart continu de la chaîne occidentale : il y aurait eu là une exten-

! Bolelin del Instituto Geogréfico Argentino, 1893, cuadernos 1, 2, 3 y 4. * Il. Burmeister, Description physique de la République Argentine.

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sion considérable du continent sur sa face tournée vers le Pacifique. Cette partie de la double Cordillère offre une certaine ressemblance avec les Andes équatoriales, qui se divisent aussi en deux chaînes parallèles, dont l'une, celle de l’ouest, est presque continue, tandis que la rangée orienlle, coupée en sept endroits par des rivières du système amazonien, à presque entièrement perdu le caractère de chaîne : on pourrait presque. avee Whymper', y voir une succession de massifs sans cohésion naturelle.

A l'endroit où la chaîne de Famatina s’enracine dans le plateau des Andes, les deux cordillères ne se dessinent pas encore : les grands sommets neigeux, le Bonete, le Veladero, la Gallina Muerta, dressent isolément leurs cônes de 1000 à 1500 mètres d'altitude relative, sur le large socle qui sépare les deux versants du Chili et de l'Argentine. La haute pline qui porte ees monts solitaires s'étend elle-même à la hauteur moyenne de 4000 à 4500 mètres au-dessus du niveau de la mer et se prolonge d'un horizon à l'autre en molles ondulations parsemées de névés qui changent la terre en boue. Des chaos de pierres indiquent çà et là l'emplacement des montagnes démolies. Sur ces âpres étendues le vent souffle souvent avec fureur, accompagné d'orages qui emplissent l’espace de tourbillons neigeux. Dans cette région de la puna, le voyage, toujours dangereux, ne rencontre point d'obstacle naturel : le plateau dans son entier se présente comme un seuil de passage où se ramifient en réseau les sentiers suivis par les muletiers argentins qui se rendent à Copiap6, poussant devant eux des troupeaux. Les chemins de cette zone des Andes sont désignés sous le nom de pircas.

Dans la partie du plateau qui porte le Bonete et que traversent les pistes muletières entre les hautes vallées de la Rioja et celle de Copiap6, les rivières du versant argentin coupent la cordillère orientale en quatre fragments bien distincts. Une première arête, dont quelques pitons dépassent 500 mètres, est séparée de la cordillère argentino-chilienne par la profonde vallée dans laquelle serpente le rio Blanco, l’une des branches maitresses du rio de Jachal. Une deuxième chaîne, plus rapprochée de la frontière, aligne de nombreux sommets qui dépassent 5500 mètres, entre autres le pico del Salto. Le troisième rempart de montagnes appartenant à la cordillère orientale s’élargit en un puissant massif dont les cimes, Mainrique et Totora, dépassent également 5500 mètres, limite inférieure des neiges persistantes. Enfin, le quatrième fragment, dit la cordillera del Tigre (5015 mètres), se rattache au colosse Aconcagua,

1 Travels amongst the great Andes of the Equator.

dominant la vallée dans laquelle passe la route majeure de Buenos Aires APE à Santiago de Chile par le paso de la Cumbre. Tous les sentiers qui fran-

RE: chissent les Andes, entre ce col fréquenté et les pircas de Copiap6, empruntent les vallées des rivières pour contourner les barrières transversales de la cordillère Argentine; mais ces passages ne sont guère utilisés que pour l'importation des mulets argentins dans les campagnes du Chili, Un des seuils servit pourtant, en 1817, à toute une armée, le col de los Patos ou de valle Hermoso, qui s'ouvre à 3565 mètres entre le massif de l'Acon- AE cagua et celui de la Ramada; les troupes républicaines de San Martin le traversèrent pour aller livrer bataille aux Espagnols. D'autres cols [hé de la grande crête, suivis par les muletiers, dépassent 4500 mètres en altitude : tel le col d'Agua Negra ou de la Laguna (4632 mètres), qu'utilise le chemin direct de Jachal à Coquimbo.

Outre les deux cordillères à pitons neigeux, l'Argentine a, comme le Chili, sa chaîne d’avant-monts, sa « petite Cordillère », se développant parallèlement à l'axe des Andes proprement dites et coupée de distance en distance par les cluses ou les vallées dans lesquelles passent les rivières, A l’ouest de la plaine où se trouvent les deux villes de San Juan et de Mendoza, cette chaîne des avant-monts constitue le massif déjà fier du Paramillo, dont un sommet, le cerro Pelado, atteint 3437 mètres. Ces

1 RSS montagnes, maintenant sans neiges, eurent aussi leurs glaciers, et Jusque Po dans la plaine voisine, aux environs de Mendoza, on voit les sillons tracés par les anciens fleuves de glace. Les petites buttes aux sommets arrondis que l’on appelle cerrillos sont évidemment des restes de moraines, frontales Va pour la plupart. Elles s'élèvent à la hauteur moyenne de 50 à 100 mètres, alignées en chaînons, et se composent de bloes trachytiques, fragments angulaires ou faiblement émoussés, que les glaces ont entraînés jusqu'aux

pieds des avant-monts”, | La coupure de la cordillère, marquée par la route de Ja Cumbre et par | les travaux du chemin de fer transandin, coïncide à peu près avee une division naturelle du système orographique, car c’est à une petite distance au sud de l'énorme et neigeux Tupungato (6178 mètres), lui-même d'origine éruptive, que s'ouvrent les cratères de nombreux volcans, éteints ou encore actifs. Là aussi la cordillère argentino-chilienne se double à l'est d'une chaine complètement argentine, se développant parallèlement à la première, mais de 1500 mètres plus basse en moyenne. Le volean éteint d'Overo (4740 mètres), qui relie cette crête des monts orientaux à la

1 Rodolfo Hauthal, Revista del Museo de la Plata, tome IV, 1895,

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