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ANDES ARGENTINO-CHILIENNES. 603
cordillère majeure, non loin du Maipo, s'entoure d'un glacier, un de ceux où l'on peut le mieux observer la formation de la nieve penitente ou «neige des pénitents », ainsi nommée de la désagrégation de sa masse en clonnettes inégales, ressemblant à des moines coiflés de la cagoule : les inégalités de fusion dans l'air sec des hauteurs on roduit ces allées bizarres par lesquelles s'écoulent les ruisseleis de glace fondue.
Au sud de l'Overo, la chaîne argentine s'inierrompt pour laisser passer h rivière du Diamante, qui prend sa source dans l'entre-deux des chaînes et que domine le beau cône basaltique du même nom; puis au delà reprennent d’autres arêtes parallèles à la cordillère majeure. Une coupure dans laquelle naît la rivière Atuel, mène au passage du Planchon (5025 mètres), un des plus fréquentés des Andes argentino-chiliennes, et l'un de ceux qui semblent destinés à desservir un grand trafic, grâce au passage d’une voie ferrée. Plus loin, vers le sud, le système orographique s'élargit : la chaîne argentine des volcans du Malargüe (Malalhué), contraslant avec les assises jurassiques de la grande chaîne, se développe à l'est de k profonde vallée longitudinale dans laquelle coule le rio Grande ou Colorado naissant; une autre chaîne moins haute lui sert de rempart avancé, puis à une centaine de kilomètres encore plus à l’est, par delà une haute pampa où s'étendent les eaux d’un lac sans écoulement, reste d'une mer intérieure, se dresse une chaîne neigeuse, le nevado de San Rafael (4935 mètres), fragment presque isolé de montagnes qui paraissent avoir été jadis beaucoup plus puissantes. Plus au sud, un autre massif, le cerro ayen, certainement un ancien Etna de laves et de cendres, domine la vallée où s'unissent le rio Grande et le rio de las Barrancas pour former le Colorado; trois puissantes cheires de laves superposées, comme trois daciers épanchés l'un sur l'autre, se montrent sur lun des flanes de la montagne. Près du col de Buta-c6, qui traverse à 1520 mètres la chaîne de Malargüe, se voit une énorme masse de grès tombée d’une paroi voisine au milieu du sentier : c'est le Cura Cokalio, la « pierre divine » des Araucans*.
Coupée successivement par deux défilés, ceux des rios Grande et Barrancas, la pré-cordillère orientale, elle-même fort élevée, se développe parallèlement à la grande crête : le Chos malal ou Bum mahuida, le « mont de la Nuit », n'aurait pas moins de 5000 mètres, d'après Host. C’est un äncien volcan, entouré sur tout son pourtour de coulées et de nappes d'éruption, laves, cendres, pierrailles, On croit que toute la pré-cordillère de la région se compose de ces roches volcaniques, ayant cherché une
! Paul Güssfeldt, Reise in den Anden von Chile und Argentinien. * Fr, Host, Bo'etin del Instituto Geogräfico Argentino, tome Il, 1881,
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issue à deux époques différentes : les laves primitives sont des Lrachytes noirs, auxquels ont succédé des basaltes'. Un seuil de 2318 mètres sépare le volcan de la chaîne occidentale et divise les eaux qui descendent d'un côté vers le Colorado, de l'autre vers le rio Negro par le Neuquen. Les