‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 39 sur 401 · EXPLORATION DU BRÉSIL. LU · texte numérisé non relu

EXPLORATION DU BRÉSIL. LU

lisation apportée d'Europe au Brésil se répereuter sur les terres qui lui font face de l'autre côté de l'Atlantique. Des lois parallèles gouvernent la physique et l'histoire.

Un document attribue la découverte du Brésil à un certain Joño Ramalho,

N° 9, — TENNE DE VENA CAUZ, PREMIER LITTORAL URÉSILIEN DÉCOUVERT

Ouest de Paris

d'apres Chrockatt de Sa. C Perron frofondeurs

de Os /Oméètres celà 25 ts LES et au delà 1 500 000 (re

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qui mourut à Säo Paulo en 1580, après un séjour prétendu de quatrevingt-dix ans dans le pays‘, Quoi qu'il en soit, l'histoire oublia ce prédéces-

seur de Colomb; mais on sait que, grâce au voisinage relatif de l'Europe,

le littoral brésilien fut découvert au moins huit années après le voyage de

! Luciano Cordeiro, l'Amérique et les Portugais.

Christophe Colomb, par une expédition qui ne se dirigeait pas mème vers le Nouveau Monde, Tandis que Vicente Pinzon et Diego de Lepe, poursuivant au sud les explorations commencées dans la mer des Antilles, atleignaient la « mer douce » dans laquelle s'étalent les eaux jaunes de l'Amazone, Pedr'Alvarez Cabral, einglant au large pour contourner le continent africain, en évitant la zone des calmes et prendre la route des lides Orientales, rencontrait une terre inattendue qu'il erut être une ile, Une colline, le monte Paschoal, signalait au loin le rivage; un port, qui a gardé son appellation première, Porto Seguro, s'ouvrait à ses navires. Il en prit possession au nom du Portugal, y laissa comme représentants de sa nation deux condamnés qui devaient apprendre la langue du pays pour devenir interprètes, et, sur une croix plantée près du port, fit graver les armes de son souverain. Ignorant ce qu'était l'« île » de la Vraie Croix, fragment minuscule de la masse continentale dont Colomb, Hojeda, Amerigo Vespucci, Pinzon, Lepe avaient déjà reconnu les rivages sur une longue étendue, l'Espagne ne revendiqua point ce petit domaine perdu dans l'immensité de l'Océan et qui se trouvait d'ailleurs dans la moitié du monde accordée au Portugal par la bulle d'Alexandre VE Mais il grandit avec les ‘découvertes subséquentes et dépassa bientôt la limite idéale tracée en 1494 par le traité de Tordesillas entre les deux hémisphères, portugais et espagnol. Le nom de Vera Cruz, donné à la terre découverte par Cabral et changé peu après en celui de Santa Cruz, ne se maintint que pour une rivière et une ville du voisinage : l'appellation populaire de Brasil, appliquée jadis à une île ou région mystérieuse dans laquelle croissaient les arbres de teinture et qui flottait dans l'Atlantique devant l'imagination des marins, finit par s'attacher à la contrée nouvelle. Elle fut retrouvée l'année suivante par Andrea Goncalvez Amerigo Vespucci à la baie de Todos os Santos, au bord de laquelle s'élève la moderne Bahia.

Une fois connu, ce littoral reçut la visite de nombreux marins, parmi lesquels de Gonneville et autres Dieppois : ‘dès 1505, les Normands y avaient fait plusieurs voyages', « surtout pour y acquérir le braisil, qui est du bois à teindre en rouge ». En 1909, toute la côte du Brésil était explorée jusqu'à l'estuaire de la Plata : Vicente Pinzon et Diaz de Sols y pénétraient. Les étrangers d'Europe occupèrent quelques lieux de troc avec les sauvages, et en 1932 Martim Affonso de Souza fondait deux colonies, Säo Vicente et Piratininga, dans la province actuelle de Säo

! D'Avezac, Nouvelles Annales des Voyages, 1869; — Gaflarel, Histoire du Brésil français.

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