BAHIA
Dessin de Taylor, d'après une photogriphie comrauniquée par M. de Rio-Branco.
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Paulo, non loin de la cité moderne de Santos. D'autres groupes de Portugais s'établirent à divers intervalles le long de la côte, et dès 1554 l'immense domaine royal était partagé en vastes capitaineries héréditaires, concédées à des seigneurs auxquels on conférait des pouvoirs quasi royaux, à la condition d'introduire des colons dans le pays et d'entretenir un commerce des denrées locales avec la mère patrie. Mais ces grands feudaaires, indépendants les uns des autres, montraient aussi des velléités d'insubordination à l'égard du souverain dont les séparait l'océan équatorial, et pour consolider son pouvoir, le roi dom Joûo IE établit en 1549 un gouvernement général du Brésil dont le siège fut la cité de Salvador, la Bahia actuelle, ainsi nommée de la grande « baie » de Todos os Santos.
La colonisation se fit de proche en proche, moins par des alliances avec les indigènes que par des conquêtes à main armée. Pourtant, dès l'année où l'on fondait Bahia, les missionnaires jésuites pénétraient dans l'intérieur pour catéchiser les naturels et commençaient le réseau d’exploations qui devait les mener jusque dans le Paraguay, chez les Guarani, et vers les sources du Madeira, chez les Mojos et Chiquitos. Mais si les Jésuites, protecteurs naturels des Indiens, appliquaient leurs efforts à défendre leurs missions et à garder leurs catéchumènes disciplinés, d'autre part les habitants de Sûo Pauio et des autres capitaineries du sud, les mamelucos (membyruca), métis de blanes et d'Indiennes, qui constituaient le gros de la population portugaise, ne voyaient dans les indigènes que des esclaves à capturer et les pourehassaient comme du gibier. De même, au nord de Bahia, des expéditions armées faisaient le vide devant elles pour aller à la ecnquète’ des vastes régions qui s'élendaient vers l'Amazone. À la fin du seizième siècle, le Sergipe, le Parahyba du Nord, Natal et le cap Säo Roque étaient annexés ‘ux colonies brésiliennes. Puis les Portugais s'emparaient de Cearä en 1610, et, poussant toujours plus avant, atteignaient sn 1616 Parä, la porte de
) l'Amazonie,
: En même temps que les colons portugais procédaient par la violence à la prise de possession d’un territoire qu’ils eussent pu acquérir par de libres contrats, ils avaient à se défendre contre des rivaux étrangers qui leur aisputaient le riche domaine brésilien. C'est ainsi qu'en 1567 ils Lreprirent aux Français la baie de Rio de Janeiro, où ils fondèrent la eité E qui devint plus tard la capitale des États-Unis du Brésil. En 1615, Lencore sur les Français, ils reconquirent l'ile de Maranhäo, à l'est du
bulle amazonien, Il leur fallut aussi repousser mainte attaque des cor-