‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 46 sur 401 · CLIN · texte numérisé non relu

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ure médiane prolongée du nord au sud, à pentes rapides du côté de la mer et à larges plateaux de séparation entre les versants fluviaux. Les byageurs qui, par leurs itinéraires et leurs études, ont mérité qu'on n'oulie point leurs noms, ont dû presque tous se borner à l'exploration d'une Bule région ou seulement d’une de ses parties, d’un seul cours d’eau kr exemple, tant la connaissance, même sommaire, du territoire immense ÿ

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exige de travail. Il convient donc de partager la description du Brésil en chapitres distincts, où seront résumés les traits caractéristiques signalés par les voyageurs et les géographes sur le relief, la ramure fluviale, la flore, la faune et les habitants de chaque contrée. Les régions naturelles ne confondent nullement leurs limites avec celles des anciennes « provin. ces », les États qui constituent actuellement la république fédérative. Le impatience provinces eurent en effet pour la plupart une origine tout à fait arti. En del ficielle : le caprice royal ou ministériel les découpa dans la région du

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de la contrée. Ces anciennes « capitaineries », dont le nombre et l'éter. due varièrent suivant les incidents desquels dépendait la décision du souverain, sont devenues les divisions politiques et administratives du Brésil oriental, et plus tard on ajouta comme provinces nouvelles l& territoires occidentaux qui s’étendaient au loin dans les régions inconnues habitées par les sauvages. Là aussi, comme sur le littoral, on tax sur la carte des frontières fictives, bien avant d’en connaître de réelles. partagent e: Si les questions de limites ne perdaient journellement de leur impor LÉ vénaintes tance, si les tracés conventionnels n'étaient pas d'avance effacés par ke bassin du mouvement d'égalisation qui donne aux hommes mêmes aspiration, Grande do À mêmes mœurs, mêmes intérêts, il serait nécessaire de changer entière. ligne équato ment les contours des États et de grouper ces divisions à nouveau pour du moins da rattacher les districts à leurs centres d'attraction. Quant aux provine trées à faibl naturelles, elles n'ont guère de limites précises, et contrastent par de

larges traits avec les zones de transition d'une grande étendue où s’entremêlent les caractères du sol, du climat, de la flore et les phénomène du développement historique.

Parmi ces diverses régions, l’Amazonie comprend à elle seule la moiti de la République; elle serait même deux fois plus grande si l’on y ajout toutes les parties du Venezuela, de la Colombie, de l’Ecuador, du Pérou, de la Bolivie, qui appartiennent à son bassin, sur le versant intérieur de arêtes andines. L’immense rivière qui forme l'axe central de l’Amazonie hi donne une vie indépendante : la contrée constitue un monde distinet pr sa nature, ses produits, ses populations, et possède une issue directe, n'y partenant qu'à elle, vers l'Europe et l'Amérique du Nord. Elle n’est encor en relations avec le reste du Brésil que par les chemins de la mer. ll sud, par les voies de terre, toutes communications, si ce n’est au sudsont empèchées par l'immensité des forêts qu'habitent des tribus sauvage: un voyage en droite ligne de Manaos, chef-lieu de l’Amazonie, à Rio à Janeiro, la capitale du Brésil, serait, sur une bonne moitié de sa longueur

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