‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 48 sur 401 · GRANDES DIVISIONS DU BRÉSIL, AMAZONIE · texte numérisé non relu

GRANDES DIVISIONS DU BRÉSIL, AMAZONIE

lle des les contrées platéennes, mais diffère pourtant beaucoup des pampas rochées argentines par les inégalités de son relief, sa végétation arborescente et la flore, les mœurs de sa population agricole. eaucoup Dans la nomenclature géographique des lieux et des villes, les appellapendant M tions d'origine indienne, et spécialement tupi, ne sont guère moins nomancienne breuses que les noms de provenance portugaise : du moins ont-ils l’avana Littoral M tage d'avoir presque tous un sens très clair, exprimant quelque fait de la où com- nature, la couleur des eaux courantes, la hauteur, la forme ou l'aspect des rochers, la végétation ou l’aridité de la contrée". Il se produisit même un cte, bien 8 certain mouvement nstional en faveur du remplacement des vocables porne bande tugais par des mots tupi, et le dernier changement politique eut pour la pente conséquence de donner aux cartes une physionomie plus indienne. Ces se ralta- noms d'Imperatriz, de Principe Imperial et tant d’autres dus à la flatterie ulation à D ont fait place à des mots tupi, de forme moins familière aux yeux eurortant une D péens, mais d'un réel intérêt géographique. D'ailleurs l'homonymie des termes, aussi bien tupi que portugais, est extrêmement fréquente. Chaque r0SS0, 0Ù État a son Iguassü et son Paranä Mirim, sa Chapada Grande, son Bom ceux qui Jardin et sa Bôa Vista ; sur la côte orientale du Brésil on ne compte pas caractère ES moins de trente-neuf villes ou villages du nom de Säo Joûo, et dans arses, Si l'intérieur des terres combien d’autres encore?! On désigne d’ordinaire les enses dt villages sous le nom de povoaçao : le terme d’aldeia, que l’on emploie S ce Grand au Portugal, n’est appliqué dans la république brésilienne qu'aux villages refoulées, d'Indiens. Dans les Minas Geraes on se sert du mot arraial ou « camropéens (l pement», dû aux anciens chercheurs d’or, qui s'établissaient temporaire-

ment à proximité de leurs chantiers”, l'Uruguy et même

s rapide, | Il

+ s nlia utre pari AMAZONIE,.

NT ide do j 2 , Grai ÉTATS D'AMAZONAS ET DE PARA.

graphique

Jui dont Ce nom, même appliqué à la seule partie du bassin fluvial que revendique le Brésil et sans le versant du Tocantins, considéré parfois comme appartenant au système hydrographique de l’Amazone, désigne un espace lerritorial sept fois plus grand que la France, mais n'ayant, malgré son peuplement rapide, guère plus d'un demi-million d'habitants, tant sau-

iSSIONS (que

ernier, A

pédoneul ent dit nnique et tels & 4 Ph, von Martins, Nomina aliquot locorum in lingua tupi.

2? J, 0, Fremont et R, IL, Orr, The East Coast of South America. 5 De Rio Branco, Notes manuscrites.

re CATTÉ,

vages que civilisés'. Au point de vue administratif, l'Amazonie forme les deux États d'Amazonas et de Parä, quoique ce dernier se trouve partiel. lement en dehors de la région amazonienne, et que la capitale, Belem où Pari, porte commerciale des innombrables avenues de navigation, soit située à l’est du bassin, sur un détroit latéral.

Le fleuve des Amazones, le cours d’eau le plus abondant de l'Amérique du Sud et du monde entier, est déjà l’un des grands cours d'eau du continent à l'endroit où il pénètre dans le territoire du Brésil, au pied des hautes berges de Tabatinga. Depuis les Andes de Huanuco, il à parcouru l'espace de 2400 kilomètres, d'abord dans sa haute vallée des monts,

parallèle au littoral du Pacifique, puis dans les défilés ou pongos par lesquels il échappe aux régions andines, et dans les plaines des Mainas où son flot se déroule de méandre en méandre. Il a déjà recueilli le Chinchipe, le Paute, le Morona, le Pastaza, le Huallaga, l'une des voies maitresses du Pérou oriental, le large Ucayali qui lui apporte les eaux du Pérou méridional et qui est le véritable fleuve par la richesse de sa ramure et la longueur de son cours; il a reçu également le Napo, qui porta les barques de Gonzalo Pizarro et d'Orellana, premier navigateur de l'Amazone; enfin, il s'unit au Javary, dont le lit constitue la limite politique

entre le Pérou et le Brésil. Là, sa masse liquide dépasse celle du plus grand fleuve d'Europe, et pourtant il lui reste à traverser les deux tiers de la largeur du continent, à se mèler à d’autres mers en mouvement, comme le Japurä, le Purüs, le rio Negro, le Madeira, le Tapajoz, le Xingt, puis à s'élargir en un prodigieux estuaire, qui est encore le fleuve et

Se

déjà l'Océan. Dans son long parcours, le courant, dont le chenal a toujours au moins 90 mètres de profondeur, change trois fois de nom, comme si

#1 les riverains n'avaient pas la force d'embrasser son ensemble fluvial. Dans M les limites du Pérou on l'appelle Marañon; de Tabatinga au confluent du 4 oh rio Negro, il devient le Solimôes ou Allo Amazonas, et seulement son ! cours inférieur est désigné spécialement comme rio de las Amazonas. |

Les Indiens de ses bords voyaient en lui le Paranä Tinga ou € Fleuve Blanc », le Paranä Guassu ou « Fleuve Grand », et le disaient aussi simplement Pari « ou « Fleuve » par excellence, nom que s'est approprié une des coulées latérales qui se rattachent à l'Amazone ; enfin, les Brési-

1 Bassin de l'Amazonie, avec le Tocantins, d'après Chichko : 6 450 000 kilomètres carrés,

» D] sans » ÿ » 5 594 000 » »

Amazonie brésilienne, . , . . . . . .., . . … … 0620 000 » » État d'Amazonas, . . . 1720 000 kil. 90 000 habitants. 0,05 hab, par kil. carré. :

» de Pari. , , . . 1070 000 » 450 000 b 0,04 » » »

me les Jartiel- Belem

cal 10n,

érique eau du ied des recourt monts, os par Mainas » Chin- S maitux du ‘amure rla les l'Amalitique u plus x Licrs ement, Ainou, uve el

. Dans ent du it son zonas.

Fleuve simr'oprié

Brési-

Page 1