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FLEUVE DES AMAZONES, IÇA, JAPURA

» — Qui et en Colombie, l'Iça apporte des trainées de ponces arrachées aux pentes au nor des volcans, et l'on retrouve ces pierres en amas dans toutes les berges ntal des argileuses de l'Amazone. En 1698, une éruption terrible du Carihuairazo utes es changea le Pastaza et le Solimôes en « fleuves de boue », dit le mission- Fete par À naire Samuel Fritz, et les Indiens s'imaginèrent que cette couleur de l'eau ole', Li devait être attribuée à la colère des dieux'.

il d'éro. Le Japurä (Hyapura) naît dans les Andes colombiennes à une faible disnt réduit lance au nord du Putumayo, et l'un des principaux explorateurs de cette up lux rivière, Crevaux, à pu franchir à travers les forêts le faîte peu élevé qui rtie plis sépare les hauts affluents des deux bassins. Les cours des deux grandes

r'asser |e rivières sont à peu près parallèles, si ce n'est que le bas Japurä se reploie B source pour couler directement à l'est, comme entrainé dans le même sens que , dans sa fl l'Amazone, auquel le rattache tout un labyrinthe de canaux. Mais le ble, mai dapurä n'a pas encore égalisé sa pente comme le Putumayo. Vers le tiers le Put. de son cours, en aval de la sortie des Andes, il atteint le rebord d'un e calison plateau de grès qu'il entame profondément. Les deux falaises coupées en très ai nurailles blanches, aux puissantes assises, resserrent le courant à droite

jus déve et à gauche ; la masse liquide, large de sept à huit cents mètres en amont, sans car se resserre à une soixantaine de mètres, puis, échappant à ce premier Amazont défilé, plonge en un violent rapide. Plus bas, les terrains du plateau "utumayt, gréyeux se rapprochent en une nouvelle eluse entre des berges « si hautes scente du que les aras y font leurs nids » : d'où le nom d'Araracoara donné à ce deuxième rapide, suivi d’une cascade de 50 mètres; c'est jusque-là que Spix et Martius, Silva Coutinho et d'autres ont remonté le fleuve; peu de voyageurs ont poussé plus loin. Avant d'entrer dans les plaines amazoe. Dep diennes, le dapurä franchit encore, par un petit saut, le dernier gradin s:voys de grès qu'au sud-ouest l'Iça doit traverser aussi, au « Pas des Thermosi navigul pyles », mais sans y perdre la placidité de son courant?. La rivière Apaent CES puris, qui rejoint le Japurä en aval des rapides, est considérée par les e bai} Brésiliens comme la limite politique entre leur Amazonie et le terriandis que loire colombien, tandis que les diplomates de la république hispanol'embr S américaine revendiquent comme frontière le furo d'Avati Paranä qui en AUS sort du Solimôes et descend au Japurä par des terrains noyés. Dans à dressél celte partie de son cours, l'Amazone est donc le tributaire du Japurä, qui, uve n'a 200 kilomètres plus bas, lui rapporte par de nombreux canaux son énorme De ve masse liquide. Mème par delà le confluent, sur un espace non encore l'Ecuador

! Marcos Jimenez de la Espada, Boletin de la Sociedad Geogräfica de Madrid, 1880. * Jules Crevaux, Tour du Monde, 1‘ semestre 1881.

mesuré, que l’on peut évaluer au moins à une centaine de mille kil mètres carrés, jusqu'au rio Negro, l'entre-deux des grands courant fluviaux est occupé par un dédale de lacs et de rivières qui changen de forme suivant les crues, sous la pression alternante des eaux du Sul môes et de celles du japurä. Si le bassin de l’Amazone fut jadis une mer intérieure, ainsi que tout semble l'indiquer, la région à demi lacustre, à demi émergée, qui sépare le bas Japurä du Solimôes, est celle qui rappelle le mieux l’ancien aspect. En cet endroit, le cours fluvial n'est pas encore parfaitement achevé.

Entre l’Iça et le Japurä, le Solimôes a reçu du versant méridional plu-

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